Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris

Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris
Au mois de septembre dernier je reçois dans ma boîte aux lettres une enveloppe qui contient un roman. L’auteur : Youcef Dris, algérien, inconnu en France et même dans son propre pays, est un écrivain touche à tout : récit, roman, poésie; il est également journaliste.

Roman ? Dès la 4ème de couverture, j’ai été très surpris par la présentation du livre qui me rappelait l’histoire de ces deux amants (Jonas & Emilie) dans le dernier roman de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit. Mais je suis resté prudent. Je me suis dit que ce n’est pas possible : un homme aussi intègre et connu que Yasmina Khadra ne peut pas faire une chose pareille. A ce moment-là, j’ignorais encore qu’il avait déjà été contraint de retirer un de ses romans des librairies, et que ce premier plagiat était inscrit sur le site d’une encyclopédie.

Parce que j’ai eu un débat avec lui l’année dernière, c’est donc à moi de faire le sale boulot. Depuis septembre dernier, j’avais dans ma bibliothèque deux romans qui contiennent la même histoire et je ne le savais pas. Yasmina Khadra est doté d’un culot phénoménal. A ma connaissance, il est le seul romancier, dans l’histoire de la littérature française, à avoir réclamé aussi stupidement un prix littéraire pour un livre qui n’est rien d’autre qu’un plagiat caractérisé.

Pire que le plagiat, le pillage. Son dernier roman est une pâle copie d’un récit paru en 2004, une histoire véridique d’un amour impossible entre une pied-noir et un algérien, une histoire qui a déjà été racontée, photos à l’appui, quatre ans auparavant, par l’écrivain algérien Youcef Dris dans un livre de 142 pages : Les amants de Padovani, un excellent récit, sans dialogues superficiels ni niaiseries, un récit publié aux éditions Dalimen, et uniquement en Algérie.

Sur plus de 400 pages, Yasmina Khadra a, dès la fin de la première centaine, repris à son compte tout le récit de Youcef Dris pour en faire un médiocre roman de gare, une histoire à l’eau de rose, digne des pires romans d’amour, une histoire sans queue ni tête qui a dû faire pouffer de rire l’auteur des « amants de Padovani. »

Voici ce qu’en disait déjà un lecteur troublé, Abdallah, au mois de sep. 2008 :

“Ce roman de Yasmina Khadra (2008) me fait penser étrangement a du déjà vu ou lu. En effet, l’histoire ressemble étrangement à celle d’un autre roman LES AMANTS DE PADOVANI de l’auteur algérien Youcef Dris paru en mars 2004 et présenté au Salon du livre à Paris où je l’ai acheté. Le héros de Khadra débarque à Oran, celui de Dris à Alger. De modeste condition, ils sont tous deux scolarisés ; chose pas aisée en cette période coloniale pour des indigènes. Ils tombent amoureux tous deux d’une européenne, Emilie pour Khadra et Amélie pour Dris. Ils assistent tous deux au départ massif des français d’Algérie et tous deux vont se recueillir sur la tombe de leur dulcinée à Aix en Provence pour Khadra et à Saint-Raphaël pour Dris. Et les coïncidences sont légion dans les deux textes. Qui s’est “inspiré” de l’autre ?”

Les mots « coincidence » et « inspiration » qu’emploie Abdallah sont de faibles litotes pour décrire l’ampleur du pillage. Plus que des similitudes, l’auteur de Ce que le jour doit à la nuit n’a rien fait d’autre que réécrire l’histoire de ces deux amants, en prenant soin d’y injecter sa propre histoire.

Qqs ressemblances qui sautent aux yeux :

  • L’époque où commence l’histoire, dans les deux livres, ce sont les années trente.
  • Le lieu : l’Algérie.
  • Dans les deux livres, il est question de deux Arabes qui tombent amoureux d’une européenne.
  • Dans le livre de Youcef Dris, les amoureux s’appellent d’abord Amélie et Dahmane. Dans celui de Yasmina Khadra, Emilie et Younes.
  • Le héros de Youcef Dris débarque à Alger, celui de Yasmina Khadra à Oran.
  • Dans les deux livres, les deux Arabes changeront ensuite d’identité, troquant leur prénom arabe contre un prénom chrétien pour l’un, hébraïque pour l’autre. Chez Youcef Dris, Dahmane devient Dédé, chez Yasmina Khadra, Younes devient Jonas.
  • Ce n’est pourtant pas les diminutifs qui manquent mais même un « Dédé », on en retrouvera un également chez Khadra.
  • C’est grâce à l’intervention directe de l’Européen que le petit arabe est scolarisé, dans les deux livres
  • Dans les deux livres, l’arabe est empêché de vivre son amour avec la jeune Amélie/Emilie.
  • Dans les deux livres, leur union est empêchée par la volonté des parents de la fille : le père d’Amélie dans le livre de Dris, la mère d’Emilie dans le livre de Khadra.
  • Après cet interdit, dans les deux livres les deux amoureux sont séparés durant de longues années.
  • Dans les deux livres, ils assistent au départ des Français d’Algérie.
  • Et pendant ce temps, les deux Arabes dans les deux livres sont victimes de racisme.
  • Outre la séparation forcée par l’autorité d’un tiers, dans les deux livres ils sont rejetés parce qu’Arabes : à l’école, par les copains pour l’un, par les filles pour l’autre.
  • L’histoire du bagne, dans les deux livres.
  • Dans les deux livres, la fin se passe dans le sud de la France : à Aix dans le livre de Yasmina Khadra, où l’auteur a vécu, à Saint-Raphaël dans le livre de Youcef Dris, qui a respecté la vraie histoire de son cousin.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie accouchent.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie meurent, mais pas l’enfant.
  • Dans les deux livres, les deux Arabes retrouvent le fils d’Amélie/Emilie à la fin.
  • Dans les deux livres, l’Arabe ne sera pas le père.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie ont écrit une lettre à Dédé et à Jonas.

Et les ressemblances ne s’arrêtent pas qu’au texte. A la fin du récit Les amants de Padovani, il y a quatre photos, des daguerréotypes que Youcef Dris avait retrouvés chez sa mère dans une vieille caisse, dont celle de la femme au chapeau:

.

« À l’âge de onze ans j’ai écrit « Le Petit Mohammed » qui est un plagiat du « Petit Poucet »» Yasmina Khadra

Yasmina Khadra est un auteur qui puise sans vergogne dans le fond commun des idées et des faits divers. Il n’y a aucune limite, pour lui, entre l’emprunt servile et l’emprunt créatif. Dans Ce que le jour doit à la nuit, le petit Younes fait comme l’auteur du livre : dès la page 70 il change d’identité et devient Jonas, un français qui vivra en Algérie parmi les Français, isolé des « siens », très poli, non violent, en plus un vrai beau gosse avec des yeux bleus. Un garçon à croquer. Tout un fantasme qu’on va s’abstenir de rappeler tellement c’est gros. Quant à Emilie, c’est la même : dans le récit de Youcef Dris (2004), elle s’appelle Amélie et, comme l’autre, accouchera, puis mourra en France après avoir écrit une lettre à Jonas.

Yasmina Khadra a été confié à l’armée algérienne par son père à l’âge de neuf ou dix ans, comme le jeune Younes. Comme le jeune Jonas, c’est une nouvelle famille que Yasmina Khadra avait retrouvée au sein de l’armée, une « famille » avec laquelle il vivra plusieurs décennies. Ce n’est pas le plus gênant mais on aurait aimé ne pas y penser, car il est impossible de ne pas faire le parallèle, durant la lecture, entre le personnage du roman principal confié à une famille de pied noir à l’âge de dix ans, avec la vraie vie de l’auteur.

Bernard Barrault, l’éditeur de Yasmina Khadra (Julliard), a-t-il lu « Les amants de Padovani » ? J’en doute. De même qu’il n’avait jamais lu, du moins avant sa publication, Frenchy, le roman que Yasmina Khadra avait publié aux éditions Fayard en 2004 sous le nom de Benjamin Cros, une charge antiaméricaine ridicule et d’une haine inouïe. Un roman vendu à 460 (quatre cent soixante) exemplaires. Benjamin Cros est moins bon que Yasmina Khadra! Un important éditeur parisien m’avait dit à propos de Yasmina Khadra : « Chez Julliard, ils disent qu’ils ne font que le corriger. Mais on sait qu’on lui réécrit ses livres. » Sur France Culture, en 2007, l’excellent Tewfik Hakem à qui je répondais que je n’avais rien lu de Yasmina Khadra, m’a recommandé dans un éclat de rire de lire au moins un de ces roman.

Rappel :
Parce qu’il ne figurait sur aucune liste de prix, furieux et se croyant peut-être en Algérie, voici ce qu’il déclara au Parisien en 2008 :

« Toutes les institutions littéraires se sont liguées contre moi » L’auteur dénonce ainsi le fait que son best-seller « Ce que le jour doit à la nuit » soit absent de la liste des prix. « Ça n’a pas de sens, dit-il, ces aberrations parisiennes. Les gens pensent que ça a été facile pour moi de devenir écrivain. J’ai été soldat à l’âge de 9 ans. J’ai évolué dans un pays où l’on parle de livres mais jamais d’écrivains et dans une institution [l’armée] qui est aux antipodes de cette vocation. » Le romancier n’accepte pas ce rejet d’autant plus qu’il est plutôt convaincu de la qualité de son œuvre puisqu’il déclare : « Je ne pense pas pouvoir écrire un livre meilleur que celui-là. » Et il précise aussi ceci : « On devrait me saluer pour ça : j’écris dans une langue qui n’est pas la mienne. »

Si l’occasion se présente, un jour, je ferais une note rien que sur cette dernière déclaration : “J’écris dans une langue qui n’est pas la mienne.”

Photos publiées dans Les amants de Padovani :
.
.

Photos reçues de Youcef Dris :

Amélie Lemoigne sur le bateau en partance vers Marseille,
photograpiée par Dahmane

.
Jeunes pieds-noirs à la plage de Padovani
.
Amélie Lemoigne et Dahmane avec les soeurs d’amélie à la Pointe Pescade
.
Amélie Lemoigne, sa cousine et Dahmane à Saint-Raphaël


Les amants de Padovani

Présentation de l’éditeur:
Si les deux amants ne s’étaient pas trompés d’époque, leur idylle aurait été toute de lumière. Mais dans l’Algérie des années 30, lorsqu’on s’appelle Amélie et Dahmane, les histoires d’amour n’ont pas droit de cité. Et ce sont les pages d’une vraie tragédie qui composent ce roman qui n’en est pas un. La fille de Démontès mourra d’avoir « pêché » avec un indigène; le petit-fils de Fatma paiera d’une vie de malheur une passion qu’il n’a pas su esquiver. Il y a dans « Les amants de Padovani », outre le souffle d’un grand drame sentimental, l’évocation douloureuse d’une Algérie accablée par l’apartheid colonial.
.

Né à Tizi-Ouzou le 25 octobre 1945, Youcef Dris a fait ses premiers pas dans la littérature en 1972, en publiant des nouvelles dans les pages culturelles d’”El Moujahid”, à l’époque seul quotidien national de langue française.

Directeur de publication de l’hebdomadaire oranais “Côté Ouest” et auteur de dossiers de société et d’articles politiques et sociaux dans de nombreuses publications, il a dirigé pendant deux ans “Hebdo Rama”, un périodique culturel.

En 1993, Youcef Dris a publié un recueil de poèmes intitulé “Grisailles.”


En toile de fond : c’est une Algérie vivant dans les années 1930. La cruauté née du colonialisme et puis une histoire d’amour. Une histoire qui aurait sans aucun doute trouvé une fin heureuse à notre époque. Amélie, la bourgeoise, et Dahmane, l’indigène, se sont trop aimés pour se douter un instant de la tragédie qui les
Un amour impossible en des temps imprévisibles, l’air n’est pas à la romance encore moins à la passion mais plutôt au fiel de la haine raciale. Sur Les amants de Padovani souffle un vent brûlant ! Après l’amour et la mort, l’écrivain nous invite à vivre chaque seconde du drame de cet amour interdit.
Son roman, à la fois émouvant et déchirant, nous interpelle au détour d’une rue, d’une ruelle ou d’une petite venelle du populeux quartier de Belcourt et de la rue d’Isly en ce début du XXe siècle. Ce fut d’abord « l’apprentissage » du petit Dahmane des us et coutumes des pieds-noirs auprès de la famille de maître Démontes, qui habitait la rue d’Isly.
S. BENSAYAH
Le Soir d’Algérie, 29 janvier 2005

D’autres articles sur Les amants de Padovani datant de 2004


Yasmina Khadra

Un mot sur l’auteur de Ce que le jour doit à la nuit. Et je ne vais pas être tendre. S’il y a bien une chose que Yasmina Khadra n’a toujours pas intégré, qu’il ignore complètement, c’est bien la liberté. Des décennies au sein de l’armée algérienne lui ont fait perdre toute notion de liberté. Si je le souligne, c’est parce qu’il ne cesse de répéter partout le contraire. D’ailleurs, le mot liberté est inexistant dans le roman. Sur plus de quatre cent pages, l’unique fois où je l’ai lu, c’est lorsqu’il écrit ceci, page 262 :

« Dans ses lettres, pas une fois il n’avait laissé transparaître les frustrations qui l’avaient amené à renoncer à sa liberté, à sa famille, à son village pour se livrer pieds et poings liés aux règlements militaires et au travail de la dépersonnalisation consentante et de la soumission. »

En tant qu’ex militaire, c’était donc un homme soumis. Mais il l’est toujours. Il a juste l’impression de ne plus l’être parce qu’aujourd’hui il peut l’écrire. S’il est vrai que l’on ne sait pas grand-chose sur le romancier (avec déjà deux pseudos à son actif), une chose est certaine et sur laquelle on ne devrait plus s’interroger : Yasmina Khadra est, ou était, bien un militaire. Le livre est truffé d’allusions ou de métaphores prenant pour référence l’Armée : « Je défis le papier d’emballage avec les précautions d’un artificier » (p. 278) ; « Tu me présentes un profil à débander un tank » (p. 275), et des dizaines d’autres exemples du même acabit. Une plume formée donc à l’Ecole des Cadets, la St-Cyr algérienne. Son « ancienne » vie d‘officier est bien la cause de cet emprisonnement mental qui lui a fait perdre toute autonomie, y compris aujourd’hui puisque sur ce point-là manifestement rien n’a bougé. D’où son silence et sa langue de bois à faire sourire quand il s’agit de la censure et la liberté d’expression en Algérie.

La stupidité n’a aucune limite chez Yasmina Khadra. La dernière fois où il pensait s’exprimer « courageusement », c’était pour dénoncer la « finance internationale »; autrement dit, dans sa tête : les Juifs. Chose qu’il répète de façon obsessionnelle depuis 2006. La “finance internationale”, cette formule qu’on retrouve dans Les Protocoles des Sages de Sion, devient avec Yasmina Khadra une sorte de nébuleuse terroriste qui finance, à son insu, les films adaptés de ses romans à Los Angeles et à Paris.

« Bouteflika m’a donné une véritable leçon de démocratie. »

En revanche, pas une seule fois je ne l’ai entendu s’indigner contre l’incarcération des journalistes et des intellectuels en Algérie, la saisie des journaux, la censure des livres carrément dans les imprimeries, ou encore contre la énième élection, en 2009, du président Bouteflika, à l’instar des républiques bananières (90,24%). Malgré ses différents pseudos, c’est bien le même homme qui parle. Ce même homme qui déclara en 2009 : « Bouteflika m’a donné une véritable leçon de démocratie. »

.

« Aucun pays ne pourrait se targuer d’offrir un cadre
de vie meilleur que celui de Bahreïn. » (2011)

Qui lui souffle de pareilles stupidités ? Mais qu’elle honte, c’est effarant. Je connaissais déjà ses crises de mégalomanies durant la période des prix littéraires où, parce que non sélectionné, il s’est mis à accuser les jurys de racisme. Des crises aiguës que je me suis farcies aussi lors d’un débat, monopolisant la parole pour nous parler de sa fortune et de son courage, et hurler qu’il était un bon musulman. Même les soupires des gens dans la salle n’ont pas réussi à l’arrêter, jusqu’à ce que je prenne le micro et lui demande si vraiment « il s’entendait parler. » Mais je ne connaissais pas l’ampleur de son culot.

Ce que le jour doit à la nuit

En plus du pillage, je ne crois pas exagérer en qualifiant son dernier livre de sous littérature. La construction du roman, une confiture. Sur 400 pages, les 70 premières tenaient à peu près la route : on se dit qu’un gosse de dix ans qui voit le champ de patates de son père partir en fumée dans un pays colonisé ne peut être qu’intéressant à découvrir.

Mots forts et expressions oiseuses

Des expressions et des mots forts tels des mantras reviennent sans cesse, comme : abjuration, l’enfer, profanation, blasphème, sortilège, sacrilège. Le mot tailladé, lui, est partout, tout est tailladé : « il avait extirpé son calepin et, les yeux plissés, griffonnait un poème qu’il tailladait de ratures » (p. 213), ou « cette montagne tailladée par les vents », ou son synonyme : « s’était lacéré le visage avec ses ongles » (p. 299), « les traits de son visage tailladé au front » (p. 341).  Ainsi que farniente, destin, désintégrer, terrasser, tétaniser, coupe-gorge (pp 361 & 362) ou encore le mot trancher, très cher au membre du GIA, qu’on peut par moment lire à plusieurs reprises dans un même paragraphe page 264 : « mon inaptitude à trancher » ; « Comment trancher sans me décapiter, sans perdre la tête ? » ; ou carrément dans la même phrase, comme ici : « y trouva une tranche de pain ; ensuite, avec son canif qu’il sortit de la poche arrière de son pantalon, trancha quelques rondelles » (p.226). Les mots éternité et frustration sont peut-être les plus nombreux. Pour comprendre certains passages, il faut souvent relire, mais c’est pour se retrouver face à des phrases creuses, ou vides de sens (p. 219) : « chaque instant que l’on volait au temps nous livrait une part d’éternité » (instant, temps, éternité.) Des mots violents, sanguinolents, à la pelle : « une absence me mutilait » (p. 385) ; « des appels mutilés » (p. 406) ; « je sentis la pièce, les murs se désintégrer » (p.256), « ce fut comme si sa robe s’était désintégrée » (p. 174), « Mon reflet sur la baie vitrée tenait le coup, mais intérieurement, je m’étais désintégré » (p. 276), « Je me sentais glisser quelque part, me désintégrer lentement » (p. 354) ; « qui faillit me terrasser quand la main d’Emilie glissa sous la table » (p. 229), « La mère de Simon, terrassée, pleurait sur une chaise » (p. 322), « la peine insondable qui me terrassait » (p 272), « l’inconnue nous regarda, nous tétanisant tous les trois » (p.209).

Et puis, l’âme. C’est sans aucun doute ce qui m’a le plus impressionné dans ce roman, l’utilisation du mot âme. Je pensais avoir compris quelque chose à l’âme, depuis toutes ces années à pratiquer la psychanalyse. En refermant Ce que le jour doit à la nuit, j’ai tout désappris. Il n’en reste plus rien. Chez Yasmina Khadra, l’âme est présente partout, tout est expliqué ou décrit à travers et à partir de l’âme, les visages, les meubles, la pensée, la nature, le ciel, les animaux. L’âme chez Khadra, c’est un peu l’Aleph de Borges : c’est le lieu où se trouvent, sans se confondre, tous les lieux de l’univers, vus de tous les angles.

« Âme, c’est bien là le mot qui a fait dire le plus de bêtises. »
(Jules Renard)

Même les fous n’échappent pas aux niaiseries. Yasmina Khadra fait dire à un fou, qui est censé annoncer la bonne parole dans les souks (p. 282) : « Le malheur est un cul de sac. Il mène droit dans le mur. Si tu veux t’en sortir, rebrousse chemin à reculons. De cette façon, tu croiras que c’est lui qui s’éloigne pendant que tu lui fais face. »

On se dit qu’il est vraiment fou, ce fou. Quel dommage. Car d’habitude, en littérature, les fous ne disent pas que des bêtises. Dans tous les styles, les romanciers ont toujours essayé de les habiller d’un peu de bon sens et de raison, quand cela arrive à faire défaut chez les gens dits « normaux. » Mais les fous chez Khadra, ils n’ont pas de chance car ils ne sont pas fous, mais cons.

Peut-être pas avec la maroquinerie ou la littérature, mais il me semble que pour devenir pharmacien, il faut faire des études « poussées. » Or, on ne sait pas non plus par quel miracle le jeune Jonas devient tout à coup pharmacien, puisque il n’a même pas été à la fac, ne quitte jamais son village, et pourtant il devient pharmacien : « Je repris mon travail en pharmacie. […] Il m’arrivait de perdre patience quand je ne réussissais pas à déchiffrer le gribouillage des médecins sur les ordonnances » ; « Le lendemain, je n’eus pas la force de reprendre mon travail à la pharmacie. » Pharmacien par la grâce de Dieu ? Et plus on avance dans le roman, plus il monte en grade : page 332, quelqu’un l’appelle carrément « docteur. » Je vous épargne les répétitions, les passages incompréhensibles dont est truffé le roman, tel ce dialogue où tout finit par s’inverser, de sorte qu’on ne sait plus qui parle à qui et qui dit quoi.

Tout le long du roman, tantôt c’est quelqu’un qui ne cesse de répéter à ses amis : « Ce n’est pas grave » lorsqu’il n’est pas trop considéré, ou peu aimé, tantôt c’est ce même homme qui « n’arrive pas à digérer la tiédeur » de ses amis lorsqu’il est ignoré, au point de ne plus remettre les pieds chez eux. « La rancune serait-elle plus assidue que le bon sens ?… » s’interroge-t-il enfin vers la fin du roman (p. 405.)

De ce père orgueilleux, rancunier, schizophrène, et qui ne pense qu’à « sauver son âme », ce père que personne ne voudrait avoir, qui a raté sa vie de A à Z et ruiné celle de sa famille parce que ne sachant jamais quoi faire ni quelle décision prendre, voici ce qu’en dit le narrateur : « Il savait exactement ce qu’il avait à faire et ce dont il avait besoin. » (p. 15)

La deuxième partie du livre n’est pas mauvaise, mais pire. Le plus troublant, c’est cette différence qu’il y a entre la première et la deuxième moitié du livre. Je n’ai jamais lu de lettres intimes de militaires, mais je trouve pour le moins déconcertant qu’un commandant de l’armée algérienne écrive de tels passages à l’eau de rose. Tout y est différent, le style, la narration, même les niaiseries sont différentes. L’apparition d’Emilie (p. 124, 199 & 201) est d’une platitude et d’un ennui à tel point qu’on aura du mal à ne pas se demander sérieusement si c’est bien la même main qui à écrit tout le roman.

Du Pascal Bruckner à la puissance n

On a beau lire et relire, on peine à comprendre pourquoi le jeune Jonas ne «peut» pas avec la jeune Emilie, alors qu’avec sa mère (p. 180), Mme Cazenave, il ira même jusqu’à la harceler devant la porte de chez elle, fou d’impatience pour la baiser. Depuis le début, Emilie est à ses pieds, mais Jonas reste «impuissant», «muet» devant les supplications de la jolie jeune femme en larmes. Quand on aime trop, on ne peut pas honorer ? [La main de Lucette avait beau étreindre la mienne, elle ne parvenait pas à m’éveiller à moi-même, p. 111.] Chez Yasmina Khadra, du moins dans ce livre, ce sont toujours les femmes qui décident à la place du personnage principal et qui le « secouent. » Les femmes d’un certain âge bien sûr, même si elles sont plus laides et plus sales que la ravissante Mme Cazenave (voir couv. du livre), comme sa rencontre avec cette femme mi-clocharde mi-prostituée (p. 285) :

« Son haleine avinée m’assommait. J’étais exténué, voyais trouble. C’était une femme sans visage tant elle était maquillée. Ses yeux disparaissaient derrière de grotesques faux cils. Elle avait une grande bouche exagérément rouge et des dents rongées par la nicotine. “T’as des problèmes, mon minet ? Eh bien, plus pour longtemps. J’vais arranger ça. C’est le bon Dieu qui m’envoie à ton secours.” Son bras glissa sous le mien. D’une secousse, elle m’arracha au comptoir. “Viens… T’as rien à fiche par ici…” Elle me séquestra sept jours et sept nuits. » Pas six, sept, et il n’a même pas été voir les flics.

C’était une lecture ardue, avec ce roman fabriqué comme un ragoût, où l’auteur se permet en plus d’affirmer des choses sur quasiment tout. Y compris, et c’était je crois le plus dur à lire, sur les sentiments humains. A part ça, le texte est rempli de conseils étouffants de niaiserie :

Sur les sentiments :

« Il ne faut pas avoir honte de ses sentiments quand ils sont beaux, même lorsqu’ils nous semblent injustes» (p. 213)

« En amour, toutes les chances se valent et on n’a pas le droit de ne pas tenter la sienne. » (p. 213)

« Si l’amour rend aveugle, Chris, la jalousie donne la berlue. » (p. 196)

A propos de cette femme (la mère d’Emilie) qu’il a harcelée pour coucher avec elle :

« Simon exagérait. Ce n’était pas de l’amour ; j’avais pour Mme Cazenave une profonde admiration. Mes pensées pour elles étaient saines. »

Ou lorsque le narrateur s’interroge sur les sortilèges et les sacrilèges :

« Quelle mutation était en train de s’opérer en moi ? Pourquoi m’en voulais-je d’être quelqu’un de censé ? (souligné en italique par l’auteur) La correction devrait-elle primer la sincérité ? A quoi servirait l’amour s’il ne supplantait pas les sortilèges et les sacrilèges, s’il devait s’assujettir aux interdits, s’il n’obéissait pas à sa propre fixation, à sa propre démesure ?… » (p. 263) On dirait ces films égyptiens où les acteurs,  blessés par un chagrin d’amour, se plaignent de la vie en s’adressant à dieu par la fenêtre du balcon. Tout ça sous titré en français.

Ou alors son hommage aux femmes, un hommage vertigineux mais qui m’a donné à moi plutôt l’envie de divorcer. Ecoutez l’ange Gabriel s’adresser au prophète Mahomet dans la grotte Hira :

« Tu m’arrêteras quand tu veux, mon garçon.
Il s’assit sur le banc et commença par considérer ses doigts les uns après les autres, ensuite, la nuque ployée, il dit d’une voix lointaine : « L’homme n’est que maladresse et méprise, erreur de calcul et fausse manœuvre, témérité inconsidérée et objet d’échec quand il croit avancer vers son destin en disqualifiant la femme… Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle… Regarde autour de toi, consulte l’Histoire, attarde-toi sur la terre entière et dis-moi ce que sont les hommes sans les femmes, ce que sont leur vœu et leurs prières quand ce ne sont pas elles qu’ils louent… Que l’on soit riche comme Crésus ou aussi pauvre que Job, opprimé ou tyran, aucun horizon ne suffirait à notre visibilité si la femme nous tournait le dos.
» (p. 266) C’est magnifique.

Parfois, le narrateur fait partie de la race ferroviaire, de celle qui regarde passer les vaches :

« La vie est un train qui ne s’arrête à aucune gare. Ou on le prend en marche, ou on le regarde passer sur le quai, et il n’est pire tragédie qu’une gare fantôme. » (p. 385)

“Ce que le jour doit à la nuit est mon meilleur livre”, a déclaré Yasmina Khadra.

Qqs perles :

Le ciel broyait du noir à ne savoir comment s’en sortir. (p. 66)

Ici, le temps tournait en rond. Sans suite dans les idées. (p. 85)

Longtemps, j’avais cru que c’étaient ses yeux qui remplissaient mon âme d’une tendre quiétude. Aujourd’hui, je me rends compte que ce n’était pas ses yeux, mais son regard. (p. 116)

Les yeux peuvent mentir, pas le regard. (p. 240)

Comme bonhomme, il n’est pas clair, mais son esprit l’est. (p. 192)

L’hiver 1960 fut si rude que nos prières gelaient (p. 353)

Ils roulaient le « r » comme on roule le couscous. (p. 380)

J’ai voulu, plus que tout au monde, extraire un à un tous mes souvenirs avec un arrache-clou comme on se défaisait jadis d’une molaire cariée. (p. 400)

Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle. (p.266)

Le commentaire désespéré d’une internaute (Farida Oue) :
[Yasmina Khadra écrit : “Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle.”
Dans l’esprit de ce bédouin, comme dans l’esprit d’une majorité d’Algériens, il faut comprendre, chers lecteurs, que quand il dit que “la femme n’est pas tout”, ça veut dire qu’elle n’est rien.
Et quand il continue : “mais tout repose sur elle”, il faut entendre par là qu’elle doit se farcir le ménage, la vaisselle, le linge, la bouffe, les enfants, les courses, quoi. Tout repose sur elle qu’il a dit. Ca promet.]

Cependant, elle avait beau s’intéresser à autre chose, fixer le parterre ou un bout du ciel, je décelais nettement la braise qui couvait au fond de ses orbites, semblable aux laves océanes que ni les milliards de tonne d’eau ni les ténèbres abyssales n’étoufferaient. (p. 273)

L’hiver se retira un soir sur la pointe des pieds. (p. 191)

L’automne se débina sur la pointe des pieds. (p. 276)

Le printemps gagnait du terrain. (p. 219)

Je défis le papier d’emballage avec les précautions d’un artificier. (p.278)

Un éclair illumina les ténèbres. La pluie tombait doucement. Les carreaux étaient en larmes. Je n’avais pas l’habitude de voir pleurer les vitres. (p.280)

Ma chambre eut du mal à me digérer. (p. 280)

J’avais un compte à régler avec moi-même. On ne fuit jamais soi-même. (p. 282)

En tout cas, il a l’air apaisé de quelqu’un qui vient de régler ses comptes avec lui-même. (p. 397)

Son onde de choc se répercuta à travers mon corps comme une détonation souterraine à travers les douves d’une forteresse. (p. 305)

La nuit me trouva assis sur le perron de la pharmacie. (p. 310)

Je glissais vers quelque chose que j’étais incapable de définir et qui m’étirait dans tous les sens en déformant mon discernement, mes fibres, mes repères, mes pensées, pareil à un lycanthrope abusant des ténèbres pour naître à sa monstruosité. (p. 314)

Ce n’était sûrement pas Lucette ; elle aurait situé mon sourire, décelé un rivage évocateur dans le bleu de mes yeux. (p. 317)

Adieu Lucette ! (p. 116)

Une larme profita d’un moment d’inattention et parvint à se faufiler à travers mes cils et à rouler sur ma joue. Je n’eus pas le courage ni la force de l’intercepter. (p. 330)

Chaque soir, dans mon lit, je redoutais de me réveiller au cœur des absences. (p. 316)

Je m’essuyai la figure et quittai la librairie avec le sentiment qu’une brume émanant de nulle part était en train de supplanter la lumière finissante du jour. (p. 330)

Et ces yeux, mon Dieu ! qui me dévisagent, qui me devinent. Comment a-t-il pu m’identifier parmi tous ces gens alors que nous ne nous sommes jamais rencontrés ? (p. 386)

Pauvre fou, ne sais-tu pas que, d’une manière ou d’une autre, tout rescapé d’une guerre est un traitre ? (p. 393) (C’était la devise de Boumédiènne, 1932-1978, premier fossoyeur de l’Algérie.)

André est bourré comme une pipe, mais il tient le coup. (p. 399)

Chaque instant que l’on volait au temps nous livrait une part d’éternité. p. 219)

A quatre-vingt ans, notre avenir est derrière. Devant, il n’y a que le passé. (p. 403)

Quand j’ai entendu sa voix, j’ai cru que c’était Jean-Christophe qui rappliquait, et ça m’a insufflé une bonne dose de je ne sais quoi qui m’a revigoré ; cette même force m’a abandonné illico quand je me suis aperçu que ce n’était pas lui. (p. 403)

Il est des jours que les saisons renient. La fatalité s’en préserve, et les démons aussi. (p. 66)

Et l’éternité avait rompu comme s’éclipsent les lampes quand on appuie sur le commutateur, si vite que j’en fus pris de court. (p. 89)

J’étais persuadé que la misère ne relevait pas de la fatalité, qu’elle s’inspirait exclusivement des mentalités. Tout se façonne dans la tête. (p. 90)

La guerre éclata en Europe. Tel un abcès. (p. 108)

Le soleil oranais se surpassait. (p. 111)

Parce qu’il ne supportait pas d’être l’objet d’une telle infamie, il en perdit plusieurs fois la raison. (p. 114)

Les vergers reprirent leur défilé. Les orangeraies et les vignes se donnaient du coude pour conquérir les collines et les plaines. (p. 118)

A un âge ou l’éveil est aussi douloureux que les premiers saignements chez une fille, ça vous stigmatise au fer rouge. (p. 129)

J’avais pour Mme Cazenave une profonde admiration. Mes pensées pour elle étaient saines. (p. 169)

Mme Cazenave avait toujours l’allure aérienne, mais mon cœur ne bondit pas dans ma poitrine. Etait-ce la pluie qui tempérait les passions ou bien la grisaille qui démythifiait les souvenirs ? Je n’avais pas cherché à le savoir. (p. 194)

Mon cœur cognait comme un forgeron fou sur son enclume. (p. 249)

(…) semblait jurer de ne plus remettre les pieds dans un bled aussi enclavé culturellement qu’un enclos à bestiaux. (p. 206)

La main de Lucette avait beau étreindre la mienne, elle ne parvenait pas à m’éveiller à moi-même. (p. 111)

Pourquoi moi ? hurlais-je en mon for intérieur. (p. 240)



 

 

250 réponses à “Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris

  1. J’ai lu « Ce que le jour doit à la nuit » Cependant je n’ai pas eu l’occasion d’approcher les « Amants de Padovani ». J’espère pouvoir le lire pour me faire ma propre idée. En revanche, Je suis tombé de haut quand j’ai écouté parler Yasmina Khadra. Pour moi, impossible que ce soit lui qui écrit. Son style à l’oral est d’une nullité à couper le souffle.

  2. Tout le monde avoue ou reconnait avoir plus ou moins plagié. Dernier en date Houellebecq, un bouquin que je déconseille pour son manque d’intérêt, des musiciens célèbres, des universitaires…
    Yasmina Khadra a deux plagiats bien visibles mais il nie toujours.
    Yasmina Khadra est un mythomane heureux !

  3. A monsieur Saroub
    Savez-vous que, nonobstant les révélations et démonstrations du plagiat du roman de Dris Youcef par Khadra, le cinéaste Alexandre Arcadi va tourner en octobre prochain, un film adapté du livre douteux Ce Que le jour…. » Arcadi ne crachera sûrement pas sur l’argent du ministère de la culture algérien, tant qu’il y a des sous qu’importe l’éthique! Alors bienvenue en Algérie Arcadi, on t’attendra avec des fleurs et le tapis rouge, mais aussi du pognon, il y en a tellement à distribuer au ministère de madame Khalida! Celui qui a réalisé le coup de sirocco, va réaliser le COUP de Gifle à Youcef Dris »
    Quel est votre avis sur ce projet?

  4. Le zéro et l’infini à écrit “Jaloux” j’ai écrit sur un forum a votre sujet.

    Je n’avais pas lu le livre de Youcef Dris (qui est mal écrit) ni pris connaissance du plagiat du roman AL LAZ de Tahar Ouettar.

    Je n’ai pas bien saisi cette intervention, car s’il dit qu’il n’a pas lu le livre de Youcef Dris, comment peut-il affirmer qu’il est mal écrit?? On a encore à faire à un médium!!!

  5. Mohammed Moulessehoul (alias Yasmina Khadra), officier algérien chargé de la répression contre les islamistes en Oranie. Il se retire soudain de l’armée, signe des romans et incarne depuis une fausse
    opposition à celle-ci.

    Le cas de Yasmina Khadra – pseudonyme de Mohammed Moulessehoul – se veut plus subtil. Ayant anéanti l’opposition, les généraux algériens avaient besoin de quelqu’un pour l’incarner dans les médias français. D’où la pseudo-retraite de l’armée de cet homme pour personnifier une opposition dans un univers où toute entorse à la version officielle est interdite. Un prétendu opposant qui a justement pour particularité d’être toujours en phase avec les projets du DRS et qui colle parfaitement avec le discours officiel. Son rôle : sous-estimer la menace ou la nier lorsqu’elle existe et l’inventer quand elle n’existe pas. Un agent parachuté derrière les lignes ennemies pour faire son œuvre de sabotage de la démocratie, en quelque sorte. Un « intellectuel » qui se croit digne des meilleurs prix littéraires français et qui serait bien en peine de produire une dissertation digne d’un élève de terminale si elle ne lui était pas soufflée par une brigade de rédacteurs du DRS. Un rôle qu’il peut jouer d’autant plus facilement que, à l’instar de Sifaoui, le terrain est balisé devant lui pour qu’il ait rarement à faire face à un contradicteur qui l’affronte sur le fond.

    Mais l’ambition de M. Moulessehoul (Khadra) bute contre une réalité incontournable : il ne sait pas s’exprimer, ce qui l’oblige à restreindre ses interventions à la télé aux opérations de promotion de « ses » ouvrages où un discours indigent vient systématiquement contredire l’érudition supposée des textes qu’il signe. Un vrai débat résoudrait la question en une seule fois et établirait de façon irrévocable que Sifaoui et Khadra sont les ennemis du peuple algérien, les ennemis de la démocratie, les alliés du terrorisme international, les alliés des stratèges de la tension, bref, tout ce qui constitue un bon agent du DRS.

  6. non ce n’est pas vrai toute cette affaire autour de khadra sur les plaggias, c’est un virtuose de la literrature et oser dire que son ecriture est médiocre c’est vraiment se moquer du monde , la jalousie est l’ennemi de la paix

  7. Voici une anecdote. Invité par I-Télé [10] après un terrible attentat à Alger, je croise Mohamed Sifaoui dans les couloirs, lui aussi convié à réagir à l’événement. Après m’avoir serré la main pour jauger mes intentions, et ayant estimé la consistance de ma poignée de main par trop molle, présageant une attitude hostile à son égard, il se laisse maquiller, fait quelques pas dans le couloir, puis se jette sur son manteau et s’éclipse en simulant une crise, accusant la rédaction d’insulter la mémoire des victimes en donnant la parole à des individus comme moi. Simulacre d’indignation pour éviter d’être confronté à un contradicteur en direct, sans échappatoire possible. En différé, il aurait pu exiger que soient coupées les séquences dérangeantes pour lui, comme il le fit un jour dans l’émission télévisée Arrêt sur images où il avait exigé rien de moins que la censure d’Olivier Roy, réduit à faire de la figuration sur le plateau.

    Voilà pour la méthode du « combattant de la démocratie » Sifaoui. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. On croirait que la rédaction d’I-Télé trouverait intolérable qu’un simple invité lui dicte sa conduite et s’interdise de le solliciter à nouveau. Mais une rédaction n’est pas un corps uni et l’inénarrable Robert Ménard [11] — le plus grand pourvoyeur d’agents du Département du renseignement et de la sécurité algérien, dans les médias français du temps où il était directeur de Reporters sans frontières — le reçoit en octobre 2010 dans une parodie de débat musclé qui n’avait d’autre but que la promotion du dernier ouvrage de Sifaoui. Ce dernier préconisa qu’Eric Zemmour soit interdit de parole à la télévision publique dans son propre pays, au prétexte qu’il est raciste — en somme, un ultra-raciste devisant avec un autre sur le sort à donner à quelqu’un qui l’est nettement moins qu’eux deux —, Ménard, devenu de façon instantanée, après une virée décevante dans les pays du Golfe, où comme chacun sait, règne partout la plus grande liberté de la presse, l’intellectuel-scientifique-moralisateur-paternaliste, qui trouve tout ce qui le dérange « ridicule », « stupide même », devenu l’âme en quelque sorte de la chaîne quand son patrimoine intellectuel repose sur deux idées simplistes, en concordance de vues avec Sifaoui, qu’il ressasse à longueur d’interviews : « La France, terre chrétienne » et les « Arabes, réfractaires à la démocratie ».

    Les médias français, et des hommes comme Jean-François Kahn ou Paul Amar, promeuvent un Mohamed Sifaoui qui, s’il parvenait au pouvoir, les enverrait au bûcher sans la moindre hésitation.

    Mohammed Moulessehoul (alias Yasmina Khadra), officier algérien chargé de la répression contre les islamistes en Oranie. Il se retire soudain de l’armée, signe des romans et incarne depuis une fausse opposition à celle-ci. Le cas de Yasmina Khadra – pseudonyme de Mohammed Moulessehoul – se veut plus subtil. Ayant anéanti l’opposition, les généraux algériens avaient besoin de quelqu’un pour l’incarner dans les médias français. D’où la pseudo-retraite de l’armée de cet homme pour personnifier une opposition dans un univers où toute entorse à la version officielle est interdite. Un prétendu opposant qui a justement pour particularité d’être toujours en phase avec les projets du DRS et qui colle parfaitement avec le discours officiel. Son rôle : sous-estimer la menace ou la nier lorsqu’elle existe et l’inventer quand elle n’existe pas. Un agent parachuté derrière les lignes ennemies pour faire son œuvre de sabotage de la démocratie, en quelque sorte. Un « intellectuel » qui se croit digne des meilleurs prix littéraires français et qui serait bien en peine de produire une dissertation digne d’un élève de terminale si elle ne lui était pas soufflée par une brigade de rédacteurs du DRS. Un rôle qu’il peut jouer d’autant plus facilement que, à l’instar de Sifaoui, le terrain est balisé devant lui pour qu’il ait rarement à faire face à un contradicteur qui l’affronte sur le fond.

    Mais l’ambition de M. Moulessehoul (Khadra) bute contre une réalité incontournable : il ne sait pas s’exprimer, ce qui l’oblige à restreindre ses interventions à la télé aux opérations de promotion de « ses » ouvrages où un discours indigent vient systématiquement contredire l’érudition supposée des textes qu’il signe. Un vrai débat résoudrait la question en une seule fois et établirait de façon irrévocable que Sifaoui et Khadra sont les ennemis du peuple algérien, les ennemis de la démocratie, les alliés du terrorisme international, les alliés des stratèges de la tension, bref, tout ce qui constitue un bon agent du DRS.

  8. Il s’amuse donc avec les livres des autres… le traitre

  9. Bonjour Karim Sarroub,
    Je vous rejoins sur l’inspiration et le pillage, mais pas sur le plagiat. Il n’y a pas de plagiat à proprement parler mais il est clair que Yasmina Khadra a tout pompé et pillé dans l’histoire des Amants de Padovani.
    Je pense que vous serez d’accord avec moi sur ce point étant donné que vous-même vous ne parlez pas tout à fait de plagiat mais surtout de pillage : « Pire que le plagiat : le pillage. »
    Le tout est de savoir si c’est sa première fois, s’il n’est pas coutumier de ce genre « d’inspiration » en pillant dans les romans des autres. Mais bon, ses lecteurs ont compris maintenant.
    Bravo pour votre humour.

  10. L’ancien barbouze de Benak reprend du service pour consolider son poste à la tête de la culture algérienne (l’officielle) à Paris.

    Sur le plateau d’une émission culturelle il a révélé que dans son lointain passé de tacticien de la sécurité militaire, il arrivait à écrire même à bord d’un hélicoptère de combat.Après Apocalypse Now de Coppola, on attend avec impatience les prochaines révélations (classées secret défense) sur les razzias de nos forces spéciales dans le djebel algérien, à moins que ses supérieurs ne lui intiment l’ordre de se taire à jamais sinon il sera privé des joies de la ville lumière.

    Dans une interview accordée à la journaliste Silvia Cattori, voici la réponse de Lounis Aggoun sur le personnage en question :

    Le cas de Yasmina Khadra – pseudonyme de Mohammed Moulessehoul – se veut plus subtil. Ayant anéanti l’opposition, les généraux algériens avaient besoin de quelqu’un pour l’incarner dans les médias français. D’où la pseudo-retraite de l’armée de cet homme pour personnifier une opposition dans un univers où toute entorse à la version officielle est interdite. Un prétendu opposant qui a justement pour particularité d’être toujours en phase avec les projets du DRS et qui colle parfaitement avec le discours officiel. Son rôle : sous-estimer la menace ou la nier lorsqu’elle existe et l’inventer quand elle n’existe pas. Un agent parachuté derrière les lignes ennemies pour faire son œuvre de sabotage de la démocratie, en quelque sorte. Un « intellectuel » qui se croit digne des meilleurs prix littéraires français et qui serait bien en peine de produire une dissertation digne d’un élève de terminale si elle ne lui était pas soufflée par une brigade de rédacteurs du DRS. Un rôle qu’il peut jouer d’autant plus facilement que, à l’instar de Sifaoui, le terrain est balisé devant lui pour qu’il ait rarement à faire face à un contradicteur qui l’affronte sur le fond.

    Mais l’ambition de M. Moulessehoul (Khadra) bute contre une réalité incontournable : il ne sait pas s’exprimer, ce qui l’oblige à restreindre ses interventions à la télé aux opérations de promotion de « ses » ouvrages où un discours indigent vient systématiquement contredire l’érudition supposée des textes qu’il signe. Un vrai débat résoudrait la question en une seule fois et établirait de façon irrévocable que Sifaoui et Khadra sont les ennemis du peuple algérien, les ennemis de la démocratie, les alliés du terrorisme international, les alliés des stratèges de la tension, bref, tout ce qui constitue un bon agent du DRS.

     

    • Belmiloud Ghali

      Vous jurez que ce que vous avancez est vrai et vérifié? En votre âme et conscience! Yasmina Khadra, un barbouze de Benaknoun? Quel malheur! Qui que vous soyez, honte à vous! A quoi cela vous avance-t-il de calomnier une telle plume? Allah voit tout.

      • Madame Joy

        Bonjour Monsieur Belmiloud,
        Et Youcef Dris, c’est de la « merde » ?
        Ça ne vous intéresse pas de savoir s’il a été plagié?
        Allah ne voit rien; s’il avait vu, il aurait démasqué et dénoncé les pilleurs de romans, comme celui que vous admirez aveuglément.
        Si vous êtes en France, posez la question à votre libraire de quartier.

      • Belmiloud Ghali

        Madame Joy, je parle de barbouze!!

  11. Cher Monsieur Karim SaRrOuB,
    ca sent la jalousie féroce… j espère que la vie vous apportera de quoi la calmer c est tout le mal que je vous souhaite … d ici la je tiens a vous dire que votre histoire de plagiat ne tiens pas la route, vos arguments non convaincants et votre article trop long… bref …….5/20 & copie a revoir.

  12. Salutation ^^

    Je n’ai lu (et fini de lire) de Yasmina khadra que « l’imposture des mots » récit plutôt que roman dans lequel il dénonce les injustices du milieu littéraire, mais émoustillée par votre critique je me suis laissée tenter par « ce que le jour doit à la nuit » (comme quoi une critique peut être favorable au bouquin lynché) pour juger par moi-même de sa qualité, car vous n’y allez pas de main morte dans votre critique et c’est peu de le dire.

    Bref, j’en suis rendue au milieu de ce dernier et ce que je lis me plait assez. C’est bien écrit, le style est peut être un peu alambiqué parfois mais reste très bon. Mais comme c’est du fond dont il s’agit dans cette histoire de plagiat, je me fais l’avocat du diable et m’interroge ; si cette histoire est vraie et que par conséquent les personnages ont réellement existés, ne se peut-il pas que Khadra on ait eu vent par quelque moyen que ce soit, sans jamais avoir suspecté qu’un précédent récit on a déjà été fait? Au fond pourquoi pas? Car, en réalité cette histoire- si elle s’avère être tirée de faits réels- n’appartient ni à Mr khadra, ni a Mr Dris, elle appartient à ceux qu’ils l’ont vécue et racontée. Ces deux auteurs n’ont fait que la romancée tout au plus, ils ne l’ont pas imaginée.

    Ne vous méprenez pas sur mon intervention, je n’aime pas spécialement Mr Khadra, loin de là, en fait je le trouve ridicule avec son ego surdimensionné et ses discours d’éternel incompris. Il me fait pitié à toujours courir derrière les récompenses et les tapes dans le dos, mais je ne me laisse pas aveugler par mon ressentiment et je juge ses écrits – contrairement à vous : Mr Sarroub- en toute objectivité.

  13. Bonsoir,
    Je dirais qu’un grand nombre de personnes ici ne sauraient definir le mot » plagia » . Porter de telles accusations montre bien que Yasmina Khadra est un ecrivain digne des plus grands car cet Homme parvient a s’envole malgres toutes ces cordes qui essaient de l’enfoncer sous terre et seul les grands parviennent a agir ainsi. Et toutes ces histoires ne sont que mensonges et rumeurs. Il suffit de lire les autres oeuvres de ce grand auteur pour comprendre mes repetitions de l’adjectif « grand ».

  14. On en reparlera de l’envoyé spécial qui navigue au gré de ses intérêts, il appartient au sérail !

  15. Bonjour,
    Article dur mais bien argumenté : vous appelez un chat « un chat » et on a compris votre liberté de ton.
    On n’a presque plus besoin de lire les deux ouvrages cités pour être convaincu du plagiat, si les similitudes existent bien dans les deux livres.
    Cependant, je vais les lire (et relire donc Ce que le jour doit a la nuit); si je trouve que Yasmina Khadra s’est vraiment inspiré du livre de Youcef Dris comme vous le décrivez, je balancerai tous les romans de Khadra a la poubelle. Car qui plagie une fois plagie deux fois ou a déjà plagié.
    Si en revanche je ne trouve aucune trace de ce que vous avancez, préparez-vous a lire, Karim Sarroub, a lire un papier aussi long que le votre pour dénoncez votre « malveillance » a l’égard de Yasmina Khadra.
    Cordialement

  16. Je pense que les Algériens ne sont pas dupes.

  17. Merci aussi pour cette grosse quantité de perles.
    Qui a dit que le ridicule ne tuait pas ?
    On rit très franchement!

  18. A propos de l’Attentat, de Yasmina Khadra :

    Donner à penser que ce personnage arabe israélien serait représentatif des arabes israéliens, des Palestiniens vivant en Israël, est déjà en soi une escroquerie.

    Peu importent alors les discussions avec des militants et combattants palestiniens qui sont là pour apporter quelques points de vue contradictoires, peu importent les ébauches de prise de
    conscience, peu importe la fin prophético-mystique. Réduire le combat du peuple palestinien à une intrigue psychologique tient de la supercherie. Et l’on se dit, en refermant le livre, que Yasmina
    Khadra n’écrit pas pour les Palestiniens. Il écrit pour ce public occidental bien-pensant qui est prêt à prendre fait et cause pour les malheureuses victimes israéliennes, et qui continuera à ne rien comprendre à ces prétendus fanatiques barbus qui n’hésitent pas à manipuler des innocents.

    En voyant tout ce que Yasmina Khadra n’évoque pas, la souffrance des Palestiniens, en voyant tout ce qu’il ne voit pas, on se dit que Yasmina Khadra ne peut pas voir grand-chose. Tout ce que le docteur Jaafour ne comprend pas, c’est tout ce qui est étranger à Yasmina Khadra. De là à penser que c’est dû à son statut d’écrivain anti-islamiste, ancien officier, proche des généraux algériens …

    http://www.comiteactionpalestine.org/modules/news/article.php?storyid=74

  19. Un psychiatre aux cheveux grisonnants...

    La santé mentale de Yasmina Khadra commence à inquiéter les critiques :

    http://bibliobs.nouvelobs.com/la-tendance-de-jerome-garcin/20110915.OBS0417/khadra-en-3d.html

  20. « Les rares fois où j’ai entendu Yasmina Khadra parler “courageusement” et d’une façon claire, cela a été contre la « finance internationale », autrement dit : les juifs. Chose qu’il répète de façon obsessionnelle depuis 2006. La “finance internationale”, cette formule qu’on retrouve dans Les Protocoles des Sages de Sion, devient avec Yasmina Khadra une sorte de nébuleuse terroriste qui finance, à son insu, les films adaptés de ses romans à Los Angeles et à Paris. »

    Y aurait-il un Yasmina Khadra propagandiste (voir l’Attentat) et un Yasmina Khadra affairiste ? On insulte les prix littéraires, mais en leur cours après; on montre du doigt, on accuse les juifs, mais on travaillent avec eux…

  21. Une prof algéroise

    J’ai relu !
    ça fait chaud au coeur !
    Si vous savez, Karim Sarroub, comment ils ont peur de yasmina khadra a alger…
    Tout le monde lui fait des courbettes.

  22. Une prof algéroise

    (…) semblait jurer de ne plus remettre les pieds dans un bled aussi enclavé culturellement qu’un enclos à bestiaux. (p. 206)

    Merci pour ses lecteurs algériens !

  23. Drôle d'écrivain

    Je viens de finir L’équation africaine. Je suis très déçu par ce livre. Rien ne tient debout. Bref, je passe sur l’histoire. J’ignore si c’est parce que j’avais lu cette chronique avant, mais celui là aussi renferme son lot de perles.
    La palme revient à celle-ci : « Le poisson rouge ne peut ramener la complexité des océans à la quiétude de son bocal. » (p. 185)
    Il prend vraiment ses lecteurs pour des neuneus avec ces phrases « niveau maternelle ». Le plus désolant n’est pas sa littérature, même si elle est souvent poétique jusqu’au ridicule. Mais son intérêt. La littérature de Khadra ne sert pas le peuple algérien (l’a-t-elle jamais servi un jour?) C’est de la littérature pour bonnes dames occidentales désoeuvrées. Le lecteur algérien a le droit de se demander à quoi ça lui sert de lire du Khadra. Alors que le monde arabe attend tant de ses élites, alors que le monde arabe est en effervescence, Yasmina Khadra se préoccupe des malheurs d’un médecin allemand sans consistance à l’autre bout de l’Afrique.
    Drôle d’écrivain.

  24. moi y a une chose qui me travaille sur cet auteur car je l’ai vu à la télé et je n’ai pas cru mes yeux lorsque je l’ai entendu la dire, je crois que c’était dans l’émission de FOG mais je ne suis pas sûre. Il s’était excusée de pas savoir parler français. Il l’avait même dit dans ces termes, « je ne sais pas m’exprimer en français. » Je cite de mémoire. Bref.

    C’est tout de même étonnant de voir quelqu’un qui a écrit de nombreux livres en français, manier la langue française avec une rare aisance à l’écrit, et avoir la plus grande misère à structurer ses idées et les exprimer dès qu’il s’agit du verbal.

    Comment expliquer cela ? Ca me reste en travers de la glotte.

  25. Bonjour Karim Sarroub,
    et celle-ci, dans son dernier roman « L’équation africaine »
    ce n’est pas une perle mais une émeraude :

    « Le poisson rouge ne peut ramener la complexité des océans à la quiétude de son bocal. » (p. 185).

  26. Moi je dis, c’est l’immobilisme qui conduit notre langue au gouffre. Je propose un concours de perles made in Yasmina Khadra, car la quantité dans ce livre est impressionnante.
    Que les fan de M. Khadra déposent ici bas ce qu’ils trouvent comme perles, en citant le livre et le numéro de pages naturly.
    Moi j’en ai déjà une, inscrite sur tous ses livres :
    « Yasmina Khadra. » Rien que ça c’est déjà une perle.
    Yasmina Khadra, ce n’est pas Gogol qui a écrit l’Idiot !
    Yasmina Khadra, c’est Les frères Kalachnikov !
    En tout cas bravo karim sarroub pour ce papier.
    Quoi, vous y avez mis le feu, simplement, et l’incendie de la synagogue a été circoncis!
    Avec cordialité

  27. La cinquantaine

    j’ai trouvé que son dernier roman l’équation africaine était nul
    je l’ai donné à ma voisine qui l’a dévoré mais elle a été incapable de me dire ce qu’elle a aimé dans ce roman !

  28. Karim Sarroub, deux bises sur chaque joue petit frère

  29. ce que j’ai aimé dans cet article, avant tout, c’est les perles !

  30. A Karim Sarroub,

    Un autre qui se targue, comme Yasmina Khadra (« qui a beaucoup d’imaginaire ») d’honnêteté intellectuelle mais qui puise ses textes chez les autres :

    http://blog.lefigaro.fr/musique/2008/01/bernard-lavilliers-se-souvient.html

  31. Une perle page 72 dans Les hirondelles de Kaboul :
    « Son doigt d’ogre brasse l’air comme un sabre. »

  32. Le site d’information en ligne « tout sur l’Algérie » rapporte que jeudi dernier, le livreur de pain d’un campement militaire a été blessé dans un faux barrage dans la région de Bejaia alors qu’un autre faux barrage, érigé la veille dans la même région faisait 2 morts dont un garde communal et un cuisinier de l’armée.

    Je n’ose imaginer que les esprits mal tournés défenseurs, de la thèse du « Qui tue qui ? », puissent sous-entendre qu’il s’agit d’une mutinerie de soldats excédés par la qualités des repas servis à la caserne.

    L’homme qui aurait pu nous éclairer sur la qualité de la gamelle des « djounouds » est sans doute Yasmina Khadra.

    Honnêtement, je ne l’ai pas sollicité. Je pense qu’il est actuellement bien trop occupé à servir la soupe à Bouteflika. En tous les cas, il s’est mis en position pour lui donner du plaisir.

    La veille des élections présidentielles algériennes, invité des débats de France 24, l’excellent écrivain s’est révélé être un personnage beaucoup moins flamboyant.

    Insultant, arrogant et méprisant, il s’en est d’abord pris aux algériens.

    Pour lui : « le régime n’est qu’une excroissance de notre inaptitude à accéder à la maturité » et les « algériens attendent toujours (La) panacée ou (une) manne céleste ».

    A l’aise sur le plateau, il a enchaîné froidement : « ils (les algériens) n’ont de pitié pour rien, ne comprennent rien et sont incapable de distinguer le bon grain de l’ivraie ».

    Peuple algérien, si tu ne le savais pas, Yasmina Khadra te le révèle, tout est de ta faute !

    – – Les hôpitaux sont dans un piteux état ? normal, tu es sale et incapable d’entretenir toi même les lieux.

    – – La corruption est généralisée ? Si tu rencontres un fonctionnaire corrompu c’est parce que tu as d’abord proposé de le corrompre. D’où vient l’argent de la corruption sinon de ta poche ?!

    – – T’as du mal à monter ta boîte ? encore de ta faute ! t’as jamais passé un coup de fil à ta gentille banque pour prendre l’argent qu’elle veut te prêter.

    – – Tu ne vois pas d’avenir dans ce pays ? t’es con ou tu le fais exprès ? tu souffres certainement d’un décollement de la rétine !

    – – La fraude électorale ? tu es incapable d’aller voter ! on vote donc à ta place !

    Comment cet homme peut il aussi être le directeur du Centre Culturel Algérien ?

    Il est pourtant payé avec l’argent du contribuable « extrémiste » algérien et j’ai lu nul part qu’il souhaitait se contenter de ses droits d’auteurs.

    Le CCA n’est pourtant pas la Villa Médicis. A ce prendre à ce point au sérieux, l’homme qui exigeait un prix littéraire à ses amis du Flore devrait alors en faire de même avec Bouteflika et être enfin nommé ministre de la culture ou mieux… ministre de la propagande.

  33. J’ai du mal à comprendre toute cette hargne envers un écrivain dont le but est d’essayer de réconcilier les occidentaux et les arabes. Ses livres regorgent d’humanisme et son écriture est magnifique. En plus il répond à ceux qui lui écrivent avec une grande simplicité contrairement à la plupart des écrivains célèbres.Il demeurera parmi mes écrivains préférés.

  34. Un vrai soulagement…………
    Merci d’en parler. Je commençais à « culpabiliser« ….Une algérienne qui ne l’avais pas lu alors qu’il était un auteur de qualité, d’après certaines personnes de mon entourage et qui ne sont même pas de chez nous. Moi, je ne sais pourquoi, j’avais comme un pressentiment qu’il ne pouvait être ce qu’il prétendait…..non. Mon instinct me disait que cet être là était un personnage antipathique en d’autres thermes.

    Je suis contente de voir que je peux avoir eu raison.

  35. Un merci du fond du cœur cher monsieur.
    Je m’en doutais bien……Jamais il ne m’a dupée.

  36. Pingback: Ce que Yasmina Khadra doit à Tahar Ouettar | Karim Sarroub – Site officiel

  37. yasmina khadra et le plagiat ?
    j’ai une tonne de passages qui se ressemblent au mot près lus dans plusieurs de ses romans
    yasmina khadra est un plagiaire de lui-même aussi

  38. Bonjour karim sarroub,

    et bien oui, yasmina Khadra a presque failli réussir à noyer le poisson… sans vous personne ne saurait rien ni sur ce plagiat ni sur celui de tahar ouettar, décédé depuis.

    Voici ce que note la traductrice en langue allemande, Regina Keil-Sagawe, du roman de Yasmina Khadra Ce que le jour doit à la nuit :

    « Chère Hassiba, je n’ai pas seulement lu le livre de Khadra, je l’ai même traduit en allemand récemment.
    C’est pour cela que j’étais si curieuse de connaître aussi le livre de Dris.
    J’ai juste noté ce qui me frappait, moi: à lire la liste du psy, après coup, je dois dire, oui, en effet, ce qu’il note est juste, mais en lisant l’un et l’autre roman, cela ne saute pas aux yeux, pas aux miens, en tout cas. C’est que Dris a une écriture très concentrée tandis que Khadra a noyé, pour ainsi dire, le poisson … Bien á vous, bonne soirée, Regina

    https://groups.google.com/forum/?fromgroups#!msg/limag/eQfmp47BmGs/FG0F7LqtsSAJ

    • salamalikoum !
      si la traductrice de ces livres qui a lu les 2 roman, plus les écrivains qui témoigne, plus youcef dris lui-même qui hurle à la mort, plus d’autre, plus vous, plus l’encyclopédie, etc, comment fi til pour mentir encore ? c’est mieu de camper comme ça? il attend que ça passe à la télé?

  39. Karim Sarroub, comment soigner un mythomane doublé d’un mégalomane?
    Rien a voir avec la question précédente : avez vous remarqué que quan il se justifie, il ne vous cite jamais ?

    • Il le cite dans son dernier roman : un singe. C’est Karim Sarroub et consorts qui sont traités de singes « Qu’attendent les singes ». Ils attendent d’être des humains. Bande de jaloux, va!

  40. Mohand,
    Franchement, ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est cet acharnement sur cet homme dont le seul tort a été d’accepter d’occuper un poste officiel. Dire que Yasmina Khadra est un écrivain médiocre et que tous ses romans sont alimentés de plagiats (Je vous conseille d’ailleurs de vous attarder sur la notion d’intertextualité) relèverait plus de préjugés et de procès d’intentions que d’une analyse scientifique rigoureuse. Maintenant, s’agissant de la qualité proprement dite de ses écrits, laissons les critiques faire leur travail en toute sérénité. Arrêtons de jeter l’anathème aux autres parce qu’ils ne partagent pas tout simplement nos positions. Je vous encore une fois d’essayez de dissocier l’écrivain de la personne; vos analyses gagneront surement en objectivité.
    PS. La perle: « L’hiver 1960 fut si rude que nos prières gelaient (p. 353) » et bien d’autres d’ailleurs, m’ont personnellement fasciné!

  41. Comment aider un mythomane ?
    Il a toujours sa carte du parti unique à Alger ?

  42. Pingback: Ni dieu ni maître, ni soutien à Taoufik Ben Brik | Karim Sarroub – Site officiel

  43. Les plagiat de yasmina khadra sont connus en Algérie;
    Et le yasmina Khadra d’aujourd’hui n’est plus celui d’avant, à présent on le connaît mieux…

  44. Bouhmila Fatah

    Yasmina Khadra est un imposteur, tout autant que son souteneur de président, Boutef pour ne pas le nommer. Quant au puceau ou pucelle qui nous donne des leçons d’intertextualité qu’il ou elle a apprises en première année de fac au rabais, il ferait mieux de signer ses commentaires de son nom complet pour qu’on puisse lui renvoyer l’ascenseur au cas où son offre de service arrive à destination.

  45. Bonjour Karim Sarroub, simplement pour vous dire que j’ai lu les deux
    romans et qu’il est en effet impossible d’écrire une des deux
    histoires sans avoir lu l’autre. Dans les deux livres c’est toujours
    l’histoire de Dahmane, le cousin de Youcef Dris. C’est pas que du
    plagiat, c’est du vol. Yasmina Khadra n’est pas un mythomane, c’est
    comme ça en Algérie, on s’approprie ce qui est à autrui facilement
    quand on est du sérail. Sa grande bêtise et d’avoir nié depuis le début et en bloc;
    alors que s’il avait simplement dit qu’il avait lu et apprécié Les
    amants de Padovani il n’en serait pas la. Mais l’orgueil ne nous
    laisse pas beaucoup de choix !

  46. c’est vraiment décevant de la part d’un écrivain d’une telle envergure…

  47. moi je me pose une autre question : est-ce lui qui écrit ? Il suffit de l’entendre parler le fraonçais pour qu’une tell question devienne légitime

  48. je n’ai pas relu mon texte pardon pour les fautes : il suffit de l’entendre parler le français pour qu’une telle question devienne légitime

  49. Yves Lagrula de Bouzaréah

    Il est frappant d’assister à cette mise à mort formulée avec plus ou moins de haine mais en français, par des lecteurs algériens, d’un auteur algérien écrivant en français. J’en conclus que nous avons vraiment TOUT laissé dans notre Algérie bien aimée, tout y compris la langue qui est même assignée aux plus basses besognes.
    La faute la plus grave de Yasmina Khadra, c’est d’avoir rencontré un grand succès, des deux côtés de la Méditerranée. Toute oeuvre littéraire est le fruit des lectures de son auteur. Reste à les restituer avec talent.

  50. Je tiens d’abord a saluer le travail du critique car munitieux et recherche.Mais voila j’ai eu du mal a venir a bout de sa lecture tellement charge de revelations… Un homme publique …..peut il trainer autant de casseroles derriere Lui et oser pretendre a la presidence d’un pays?

Commentaires

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s