Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris

Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris
Au mois de septembre dernier je reçois dans ma boîte aux lettres une enveloppe qui contient un roman. L’auteur : Youcef Dris, algérien, inconnu en France et même dans son propre pays, est un écrivain touche à tout : récit, roman, poésie; il est également journaliste.

Roman ? Dès la 4ème de couverture, j’ai été très surpris par la présentation du livre qui me rappelait l’histoire de ces deux amants (Jonas & Emilie) dans le dernier roman de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit. Mais je suis resté prudent. Je me suis dit que ce n’est pas possible : un homme aussi intègre et connu que Yasmina Khadra ne peut pas faire une chose pareille. A ce moment-là, j’ignorais encore qu’il avait déjà été contraint de retirer un de ses romans des librairies, et que ce premier plagiat était inscrit sur le site d’une encyclopédie.

Parce que j’ai eu un débat avec lui l’année dernière, c’est donc à moi de faire le sale boulot. Depuis septembre dernier, j’avais dans ma bibliothèque deux romans qui contiennent la même histoire et je ne le savais pas. Yasmina Khadra est doté d’un culot phénoménal. A ma connaissance, il est le seul romancier, dans l’histoire de la littérature française, à avoir réclamé aussi stupidement un prix littéraire pour un livre qui n’est rien d’autre qu’un plagiat caractérisé.

Pire que le plagiat, le pillage. Son dernier roman est une pâle copie d’un récit paru en 2004, une histoire véridique d’un amour impossible entre une pied-noir et un algérien, une histoire qui a déjà été racontée, photos à l’appui, quatre ans auparavant, par l’écrivain algérien Youcef Dris dans un livre de 142 pages : Les amants de Padovani, un excellent récit, sans dialogues superficiels ni niaiseries, un récit publié aux éditions Dalimen, et uniquement en Algérie.

Sur plus de 400 pages, Yasmina Khadra a, dès la fin de la première centaine, repris à son compte tout le récit de Youcef Dris pour en faire un médiocre roman de gare, une histoire à l’eau de rose, digne des pires romans d’amour, une histoire sans queue ni tête qui a dû faire pouffer de rire l’auteur des « amants de Padovani. »

Voici ce qu’en disait déjà un lecteur troublé, Abdallah, au mois de sep. 2008 :

“Ce roman de Yasmina Khadra (2008) me fait penser étrangement a du déjà vu ou lu. En effet, l’histoire ressemble étrangement à celle d’un autre roman LES AMANTS DE PADOVANI de l’auteur algérien Youcef Dris paru en mars 2004 et présenté au Salon du livre à Paris où je l’ai acheté. Le héros de Khadra débarque à Oran, celui de Dris à Alger. De modeste condition, ils sont tous deux scolarisés ; chose pas aisée en cette période coloniale pour des indigènes. Ils tombent amoureux tous deux d’une européenne, Emilie pour Khadra et Amélie pour Dris. Ils assistent tous deux au départ massif des français d’Algérie et tous deux vont se recueillir sur la tombe de leur dulcinée à Aix en Provence pour Khadra et à Saint-Raphaël pour Dris. Et les coïncidences sont légion dans les deux textes. Qui s’est “inspiré” de l’autre ?”

Les mots « coincidence » et « inspiration » qu’emploie Abdallah sont de faibles litotes pour décrire l’ampleur du pillage. Plus que des similitudes, l’auteur de Ce que le jour doit à la nuit n’a rien fait d’autre que réécrire l’histoire de ces deux amants, en prenant soin d’y injecter sa propre histoire.

Qqs ressemblances qui sautent aux yeux :

  • L’époque où commence l’histoire, dans les deux livres, ce sont les années trente.
  • Le lieu : l’Algérie.
  • Dans les deux livres, il est question de deux Arabes qui tombent amoureux d’une européenne.
  • Dans le livre de Youcef Dris, les amoureux s’appellent d’abord Amélie et Dahmane. Dans celui de Yasmina Khadra, Emilie et Younes.
  • Le héros de Youcef Dris débarque à Alger, celui de Yasmina Khadra à Oran.
  • Dans les deux livres, les deux Arabes changeront ensuite d’identité, troquant leur prénom arabe contre un prénom chrétien pour l’un, hébraïque pour l’autre. Chez Youcef Dris, Dahmane devient Dédé, chez Yasmina Khadra, Younes devient Jonas.
  • Ce n’est pourtant pas les diminutifs qui manquent mais même un « Dédé », on en retrouvera un également chez Khadra.
  • C’est grâce à l’intervention directe de l’Européen que le petit arabe est scolarisé, dans les deux livres
  • Dans les deux livres, l’arabe est empêché de vivre son amour avec la jeune Amélie/Emilie.
  • Dans les deux livres, leur union est empêchée par la volonté des parents de la fille : le père d’Amélie dans le livre de Dris, la mère d’Emilie dans le livre de Khadra.
  • Après cet interdit, dans les deux livres les deux amoureux sont séparés durant de longues années.
  • Dans les deux livres, ils assistent au départ des Français d’Algérie.
  • Et pendant ce temps, les deux Arabes dans les deux livres sont victimes de racisme.
  • Outre la séparation forcée par l’autorité d’un tiers, dans les deux livres ils sont rejetés parce qu’Arabes : à l’école, par les copains pour l’un, par les filles pour l’autre.
  • L’histoire du bagne, dans les deux livres.
  • Dans les deux livres, la fin se passe dans le sud de la France : à Aix dans le livre de Yasmina Khadra, où l’auteur a vécu, à Saint-Raphaël dans le livre de Youcef Dris, qui a respecté la vraie histoire de son cousin.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie accouchent.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie meurent, mais pas l’enfant.
  • Dans les deux livres, les deux Arabes retrouvent le fils d’Amélie/Emilie à la fin.
  • Dans les deux livres, l’Arabe ne sera pas le père.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie ont écrit une lettre à Dédé et à Jonas.

Et les ressemblances ne s’arrêtent pas qu’au texte. A la fin du récit Les amants de Padovani, il y a quatre photos, des daguerréotypes que Youcef Dris avait retrouvés chez sa mère dans une vieille caisse, dont celle de la femme au chapeau:

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« À l’âge de onze ans j’ai écrit « Le Petit Mohammed » qui est un plagiat du « Petit Poucet »» Yasmina Khadra

Yasmina Khadra est un auteur qui puise sans vergogne dans le fond commun des idées et des faits divers. Il n’y a aucune limite, pour lui, entre l’emprunt servile et l’emprunt créatif. Dans Ce que le jour doit à la nuit, le petit Younes fait comme l’auteur du livre : dès la page 70 il change d’identité et devient Jonas, un français qui vivra en Algérie parmi les Français, isolé des « siens », très poli, non violent, en plus un vrai beau gosse avec des yeux bleus. Un garçon à croquer. Tout un fantasme qu’on va s’abstenir de rappeler tellement c’est gros. Quant à Emilie, c’est la même : dans le récit de Youcef Dris (2004), elle s’appelle Amélie et, comme l’autre, accouchera, puis mourra en France après avoir écrit une lettre à Jonas.

Yasmina Khadra a été confié à l’armée algérienne par son père à l’âge de neuf ou dix ans, comme le jeune Younes. Comme le jeune Jonas, c’est une nouvelle famille que Yasmina Khadra avait retrouvée au sein de l’armée, une « famille » avec laquelle il vivra plusieurs décennies. Ce n’est pas le plus gênant mais on aurait aimé ne pas y penser, car il est impossible de ne pas faire le parallèle, durant la lecture, entre le personnage du roman principal confié à une famille de pied noir à l’âge de dix ans, avec la vraie vie de l’auteur.

Bernard Barrault, l’éditeur de Yasmina Khadra (Julliard), a-t-il lu « Les amants de Padovani » ? J’en doute. De même qu’il n’avait jamais lu, du moins avant sa publication, Frenchy, le roman que Yasmina Khadra avait publié aux éditions Fayard en 2004 sous le nom de Benjamin Cros, une charge antiaméricaine ridicule et d’une haine inouïe. Un roman vendu à 460 (quatre cent soixante) exemplaires. Benjamin Cros est moins bon que Yasmina Khadra! Un important éditeur parisien m’avait dit à propos de Yasmina Khadra : « Chez Julliard, ils disent qu’ils ne font que le corriger. Mais on sait qu’on lui réécrit ses livres. » Sur France Culture, en 2007, l’excellent Tewfik Hakem à qui je répondais que je n’avais rien lu de Yasmina Khadra, m’a recommandé dans un éclat de rire de lire au moins un de ces roman.

Rappel :
Parce qu’il ne figurait sur aucune liste de prix, furieux et se croyant peut-être en Algérie, voici ce qu’il déclara au Parisien en 2008 :

« Toutes les institutions littéraires se sont liguées contre moi » L’auteur dénonce ainsi le fait que son best-seller « Ce que le jour doit à la nuit » soit absent de la liste des prix. « Ça n’a pas de sens, dit-il, ces aberrations parisiennes. Les gens pensent que ça a été facile pour moi de devenir écrivain. J’ai été soldat à l’âge de 9 ans. J’ai évolué dans un pays où l’on parle de livres mais jamais d’écrivains et dans une institution [l’armée] qui est aux antipodes de cette vocation. » Le romancier n’accepte pas ce rejet d’autant plus qu’il est plutôt convaincu de la qualité de son œuvre puisqu’il déclare : « Je ne pense pas pouvoir écrire un livre meilleur que celui-là. » Et il précise aussi ceci : « On devrait me saluer pour ça : j’écris dans une langue qui n’est pas la mienne. »

Si l’occasion se présente, un jour, je ferais une note rien que sur cette dernière déclaration : “J’écris dans une langue qui n’est pas la mienne.”

Photos publiées dans Les amants de Padovani :
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Photos reçues de Youcef Dris :

Amélie Lemoigne sur le bateau en partance vers Marseille,
photograpiée par Dahmane

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Jeunes pieds-noirs à la plage de Padovani
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Amélie Lemoigne et Dahmane avec les soeurs d’amélie à la Pointe Pescade
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Amélie Lemoigne, sa cousine et Dahmane à Saint-Raphaël


Les amants de Padovani

Présentation de l’éditeur:
Si les deux amants ne s’étaient pas trompés d’époque, leur idylle aurait été toute de lumière. Mais dans l’Algérie des années 30, lorsqu’on s’appelle Amélie et Dahmane, les histoires d’amour n’ont pas droit de cité. Et ce sont les pages d’une vraie tragédie qui composent ce roman qui n’en est pas un. La fille de Démontès mourra d’avoir « pêché » avec un indigène; le petit-fils de Fatma paiera d’une vie de malheur une passion qu’il n’a pas su esquiver. Il y a dans « Les amants de Padovani », outre le souffle d’un grand drame sentimental, l’évocation douloureuse d’une Algérie accablée par l’apartheid colonial.
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Né à Tizi-Ouzou le 25 octobre 1945, Youcef Dris a fait ses premiers pas dans la littérature en 1972, en publiant des nouvelles dans les pages culturelles d’”El Moujahid”, à l’époque seul quotidien national de langue française.

Directeur de publication de l’hebdomadaire oranais “Côté Ouest” et auteur de dossiers de société et d’articles politiques et sociaux dans de nombreuses publications, il a dirigé pendant deux ans “Hebdo Rama”, un périodique culturel.

En 1993, Youcef Dris a publié un recueil de poèmes intitulé “Grisailles.”


En toile de fond : c’est une Algérie vivant dans les années 1930. La cruauté née du colonialisme et puis une histoire d’amour. Une histoire qui aurait sans aucun doute trouvé une fin heureuse à notre époque. Amélie, la bourgeoise, et Dahmane, l’indigène, se sont trop aimés pour se douter un instant de la tragédie qui les
Un amour impossible en des temps imprévisibles, l’air n’est pas à la romance encore moins à la passion mais plutôt au fiel de la haine raciale. Sur Les amants de Padovani souffle un vent brûlant ! Après l’amour et la mort, l’écrivain nous invite à vivre chaque seconde du drame de cet amour interdit.
Son roman, à la fois émouvant et déchirant, nous interpelle au détour d’une rue, d’une ruelle ou d’une petite venelle du populeux quartier de Belcourt et de la rue d’Isly en ce début du XXe siècle. Ce fut d’abord « l’apprentissage » du petit Dahmane des us et coutumes des pieds-noirs auprès de la famille de maître Démontes, qui habitait la rue d’Isly.
S. BENSAYAH
Le Soir d’Algérie, 29 janvier 2005

D’autres articles sur Les amants de Padovani datant de 2004


Yasmina Khadra

Un mot sur l’auteur de Ce que le jour doit à la nuit. Et je ne vais pas être tendre. S’il y a bien une chose que Yasmina Khadra n’a toujours pas intégré, qu’il ignore complètement, c’est bien la liberté. Des décennies au sein de l’armée algérienne lui ont fait perdre toute notion de liberté. Si je le souligne, c’est parce qu’il ne cesse de répéter partout le contraire. D’ailleurs, le mot liberté est inexistant dans le roman. Sur plus de quatre cent pages, l’unique fois où je l’ai lu, c’est lorsqu’il écrit ceci, page 262 :

« Dans ses lettres, pas une fois il n’avait laissé transparaître les frustrations qui l’avaient amené à renoncer à sa liberté, à sa famille, à son village pour se livrer pieds et poings liés aux règlements militaires et au travail de la dépersonnalisation consentante et de la soumission. »

En tant qu’ex militaire, c’était donc un homme soumis. Mais il l’est toujours. Il a juste l’impression de ne plus l’être parce qu’aujourd’hui il peut l’écrire. S’il est vrai que l’on ne sait pas grand-chose sur le romancier (avec déjà deux pseudos à son actif), une chose est certaine et sur laquelle on ne devrait plus s’interroger : Yasmina Khadra est, ou était, bien un militaire. Le livre est truffé d’allusions ou de métaphores prenant pour référence l’Armée : « Je défis le papier d’emballage avec les précautions d’un artificier » (p. 278) ; « Tu me présentes un profil à débander un tank » (p. 275), et des dizaines d’autres exemples du même acabit. Une plume formée donc à l’Ecole des Cadets, la St-Cyr algérienne. Son « ancienne » vie d‘officier est bien la cause de cet emprisonnement mental qui lui a fait perdre toute autonomie, y compris aujourd’hui puisque sur ce point-là manifestement rien n’a bougé. D’où son silence et sa langue de bois à faire sourire quand il s’agit de la censure et la liberté d’expression en Algérie.

La stupidité n’a aucune limite chez Yasmina Khadra. La dernière fois où il pensait s’exprimer « courageusement », c’était pour dénoncer la « finance internationale »; autrement dit, dans sa tête : les Juifs. Chose qu’il répète de façon obsessionnelle depuis 2006. La “finance internationale”, cette formule qu’on retrouve dans Les Protocoles des Sages de Sion, devient avec Yasmina Khadra une sorte de nébuleuse terroriste qui finance, à son insu, les films adaptés de ses romans à Los Angeles et à Paris.

« Bouteflika m’a donné une véritable leçon de démocratie. »

En revanche, pas une seule fois je ne l’ai entendu s’indigner contre l’incarcération des journalistes et des intellectuels en Algérie, la saisie des journaux, la censure des livres carrément dans les imprimeries, ou encore contre la énième élection, en 2009, du président Bouteflika, à l’instar des républiques bananières (90,24%). Malgré ses différents pseudos, c’est bien le même homme qui parle. Ce même homme qui déclara en 2009 : « Bouteflika m’a donné une véritable leçon de démocratie. »

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« Aucun pays ne pourrait se targuer d’offrir un cadre
de vie meilleur que celui de Bahreïn. » (2011)

Qui lui souffle de pareilles stupidités ? Mais qu’elle honte, c’est effarant. Je connaissais déjà ses crises de mégalomanies durant la période des prix littéraires où, parce que non sélectionné, il s’est mis à accuser les jurys de racisme. Des crises aiguës que je me suis farcies aussi lors d’un débat, monopolisant la parole pour nous parler de sa fortune et de son courage, et hurler qu’il était un bon musulman. Même les soupires des gens dans la salle n’ont pas réussi à l’arrêter, jusqu’à ce que je prenne le micro et lui demande si vraiment « il s’entendait parler. » Mais je ne connaissais pas l’ampleur de son culot.

Ce que le jour doit à la nuit

En plus du pillage, je ne crois pas exagérer en qualifiant son dernier livre de sous littérature. La construction du roman, une confiture. Sur 400 pages, les 70 premières tenaient à peu près la route : on se dit qu’un gosse de dix ans qui voit le champ de patates de son père partir en fumée dans un pays colonisé ne peut être qu’intéressant à découvrir.

Mots forts et expressions oiseuses

Des expressions et des mots forts tels des mantras reviennent sans cesse, comme : abjuration, l’enfer, profanation, blasphème, sortilège, sacrilège. Le mot tailladé, lui, est partout, tout est tailladé : « il avait extirpé son calepin et, les yeux plissés, griffonnait un poème qu’il tailladait de ratures » (p. 213), ou « cette montagne tailladée par les vents », ou son synonyme : « s’était lacéré le visage avec ses ongles » (p. 299), « les traits de son visage tailladé au front » (p. 341).  Ainsi que farniente, destin, désintégrer, terrasser, tétaniser, coupe-gorge (pp 361 & 362) ou encore le mot trancher, très cher au membre du GIA, qu’on peut par moment lire à plusieurs reprises dans un même paragraphe page 264 : « mon inaptitude à trancher » ; « Comment trancher sans me décapiter, sans perdre la tête ? » ; ou carrément dans la même phrase, comme ici : « y trouva une tranche de pain ; ensuite, avec son canif qu’il sortit de la poche arrière de son pantalon, trancha quelques rondelles » (p.226). Les mots éternité et frustration sont peut-être les plus nombreux. Pour comprendre certains passages, il faut souvent relire, mais c’est pour se retrouver face à des phrases creuses, ou vides de sens (p. 219) : « chaque instant que l’on volait au temps nous livrait une part d’éternité » (instant, temps, éternité.) Des mots violents, sanguinolents, à la pelle : « une absence me mutilait » (p. 385) ; « des appels mutilés » (p. 406) ; « je sentis la pièce, les murs se désintégrer » (p.256), « ce fut comme si sa robe s’était désintégrée » (p. 174), « Mon reflet sur la baie vitrée tenait le coup, mais intérieurement, je m’étais désintégré » (p. 276), « Je me sentais glisser quelque part, me désintégrer lentement » (p. 354) ; « qui faillit me terrasser quand la main d’Emilie glissa sous la table » (p. 229), « La mère de Simon, terrassée, pleurait sur une chaise » (p. 322), « la peine insondable qui me terrassait » (p 272), « l’inconnue nous regarda, nous tétanisant tous les trois » (p.209).

Et puis, l’âme. C’est sans aucun doute ce qui m’a le plus impressionné dans ce roman, l’utilisation du mot âme. Je pensais avoir compris quelque chose à l’âme, depuis toutes ces années à pratiquer la psychanalyse. En refermant Ce que le jour doit à la nuit, j’ai tout désappris. Il n’en reste plus rien. Chez Yasmina Khadra, l’âme est présente partout, tout est expliqué ou décrit à travers et à partir de l’âme, les visages, les meubles, la pensée, la nature, le ciel, les animaux. L’âme chez Khadra, c’est un peu l’Aleph de Borges : c’est le lieu où se trouvent, sans se confondre, tous les lieux de l’univers, vus de tous les angles.

« Âme, c’est bien là le mot qui a fait dire le plus de bêtises. »
(Jules Renard)

Même les fous n’échappent pas aux niaiseries. Yasmina Khadra fait dire à un fou, qui est censé annoncer la bonne parole dans les souks (p. 282) : « Le malheur est un cul de sac. Il mène droit dans le mur. Si tu veux t’en sortir, rebrousse chemin à reculons. De cette façon, tu croiras que c’est lui qui s’éloigne pendant que tu lui fais face. »

On se dit qu’il est vraiment fou, ce fou. Quel dommage. Car d’habitude, en littérature, les fous ne disent pas que des bêtises. Dans tous les styles, les romanciers ont toujours essayé de les habiller d’un peu de bon sens et de raison, quand cela arrive à faire défaut chez les gens dits « normaux. » Mais les fous chez Khadra, ils n’ont pas de chance car ils ne sont pas fous, mais cons.

Peut-être pas avec la maroquinerie ou la littérature, mais il me semble que pour devenir pharmacien, il faut faire des études « poussées. » Or, on ne sait pas non plus par quel miracle le jeune Jonas devient tout à coup pharmacien, puisque il n’a même pas été à la fac, ne quitte jamais son village, et pourtant il devient pharmacien : « Je repris mon travail en pharmacie. […] Il m’arrivait de perdre patience quand je ne réussissais pas à déchiffrer le gribouillage des médecins sur les ordonnances » ; « Le lendemain, je n’eus pas la force de reprendre mon travail à la pharmacie. » Pharmacien par la grâce de Dieu ? Et plus on avance dans le roman, plus il monte en grade : page 332, quelqu’un l’appelle carrément « docteur. » Je vous épargne les répétitions, les passages incompréhensibles dont est truffé le roman, tel ce dialogue où tout finit par s’inverser, de sorte qu’on ne sait plus qui parle à qui et qui dit quoi.

Tout le long du roman, tantôt c’est quelqu’un qui ne cesse de répéter à ses amis : « Ce n’est pas grave » lorsqu’il n’est pas trop considéré, ou peu aimé, tantôt c’est ce même homme qui « n’arrive pas à digérer la tiédeur » de ses amis lorsqu’il est ignoré, au point de ne plus remettre les pieds chez eux. « La rancune serait-elle plus assidue que le bon sens ?… » s’interroge-t-il enfin vers la fin du roman (p. 405.)

De ce père orgueilleux, rancunier, schizophrène, et qui ne pense qu’à « sauver son âme », ce père que personne ne voudrait avoir, qui a raté sa vie de A à Z et ruiné celle de sa famille parce que ne sachant jamais quoi faire ni quelle décision prendre, voici ce qu’en dit le narrateur : « Il savait exactement ce qu’il avait à faire et ce dont il avait besoin. » (p. 15)

La deuxième partie du livre n’est pas mauvaise, mais pire. Le plus troublant, c’est cette différence qu’il y a entre la première et la deuxième moitié du livre. Je n’ai jamais lu de lettres intimes de militaires, mais je trouve pour le moins déconcertant qu’un commandant de l’armée algérienne écrive de tels passages à l’eau de rose. Tout y est différent, le style, la narration, même les niaiseries sont différentes. L’apparition d’Emilie (p. 124, 199 & 201) est d’une platitude et d’un ennui à tel point qu’on aura du mal à ne pas se demander sérieusement si c’est bien la même main qui à écrit tout le roman.

Du Pascal Bruckner à la puissance n

On a beau lire et relire, on peine à comprendre pourquoi le jeune Jonas ne «peut» pas avec la jeune Emilie, alors qu’avec sa mère (p. 180), Mme Cazenave, il ira même jusqu’à la harceler devant la porte de chez elle, fou d’impatience pour la baiser. Depuis le début, Emilie est à ses pieds, mais Jonas reste «impuissant», «muet» devant les supplications de la jolie jeune femme en larmes. Quand on aime trop, on ne peut pas honorer ? [La main de Lucette avait beau étreindre la mienne, elle ne parvenait pas à m’éveiller à moi-même, p. 111.] Chez Yasmina Khadra, du moins dans ce livre, ce sont toujours les femmes qui décident à la place du personnage principal et qui le « secouent. » Les femmes d’un certain âge bien sûr, même si elles sont plus laides et plus sales que la ravissante Mme Cazenave (voir couv. du livre), comme sa rencontre avec cette femme mi-clocharde mi-prostituée (p. 285) :

« Son haleine avinée m’assommait. J’étais exténué, voyais trouble. C’était une femme sans visage tant elle était maquillée. Ses yeux disparaissaient derrière de grotesques faux cils. Elle avait une grande bouche exagérément rouge et des dents rongées par la nicotine. “T’as des problèmes, mon minet ? Eh bien, plus pour longtemps. J’vais arranger ça. C’est le bon Dieu qui m’envoie à ton secours.” Son bras glissa sous le mien. D’une secousse, elle m’arracha au comptoir. “Viens… T’as rien à fiche par ici…” Elle me séquestra sept jours et sept nuits. » Pas six, sept, et il n’a même pas été voir les flics.

C’était une lecture ardue, avec ce roman fabriqué comme un ragoût, où l’auteur se permet en plus d’affirmer des choses sur quasiment tout. Y compris, et c’était je crois le plus dur à lire, sur les sentiments humains. A part ça, le texte est rempli de conseils étouffants de niaiserie :

Sur les sentiments :

« Il ne faut pas avoir honte de ses sentiments quand ils sont beaux, même lorsqu’ils nous semblent injustes» (p. 213)

« En amour, toutes les chances se valent et on n’a pas le droit de ne pas tenter la sienne. » (p. 213)

« Si l’amour rend aveugle, Chris, la jalousie donne la berlue. » (p. 196)

A propos de cette femme (la mère d’Emilie) qu’il a harcelée pour coucher avec elle :

« Simon exagérait. Ce n’était pas de l’amour ; j’avais pour Mme Cazenave une profonde admiration. Mes pensées pour elles étaient saines. »

Ou lorsque le narrateur s’interroge sur les sortilèges et les sacrilèges :

« Quelle mutation était en train de s’opérer en moi ? Pourquoi m’en voulais-je d’être quelqu’un de censé ? (souligné en italique par l’auteur) La correction devrait-elle primer la sincérité ? A quoi servirait l’amour s’il ne supplantait pas les sortilèges et les sacrilèges, s’il devait s’assujettir aux interdits, s’il n’obéissait pas à sa propre fixation, à sa propre démesure ?… » (p. 263) On dirait ces films égyptiens où les acteurs,  blessés par un chagrin d’amour, se plaignent de la vie en s’adressant à dieu par la fenêtre du balcon. Tout ça sous titré en français.

Ou alors son hommage aux femmes, un hommage vertigineux mais qui m’a donné à moi plutôt l’envie de divorcer. Ecoutez l’ange Gabriel s’adresser au prophète Mahomet dans la grotte Hira :

« Tu m’arrêteras quand tu veux, mon garçon.
Il s’assit sur le banc et commença par considérer ses doigts les uns après les autres, ensuite, la nuque ployée, il dit d’une voix lointaine : « L’homme n’est que maladresse et méprise, erreur de calcul et fausse manœuvre, témérité inconsidérée et objet d’échec quand il croit avancer vers son destin en disqualifiant la femme… Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle… Regarde autour de toi, consulte l’Histoire, attarde-toi sur la terre entière et dis-moi ce que sont les hommes sans les femmes, ce que sont leur vœu et leurs prières quand ce ne sont pas elles qu’ils louent… Que l’on soit riche comme Crésus ou aussi pauvre que Job, opprimé ou tyran, aucun horizon ne suffirait à notre visibilité si la femme nous tournait le dos.
» (p. 266) C’est magnifique.

Parfois, le narrateur fait partie de la race ferroviaire, de celle qui regarde passer les vaches :

« La vie est un train qui ne s’arrête à aucune gare. Ou on le prend en marche, ou on le regarde passer sur le quai, et il n’est pire tragédie qu’une gare fantôme. » (p. 385)

“Ce que le jour doit à la nuit est mon meilleur livre”, a déclaré Yasmina Khadra.

Qqs perles :

Le ciel broyait du noir à ne savoir comment s’en sortir. (p. 66)

Ici, le temps tournait en rond. Sans suite dans les idées. (p. 85)

Longtemps, j’avais cru que c’étaient ses yeux qui remplissaient mon âme d’une tendre quiétude. Aujourd’hui, je me rends compte que ce n’était pas ses yeux, mais son regard. (p. 116)

Les yeux peuvent mentir, pas le regard. (p. 240)

Comme bonhomme, il n’est pas clair, mais son esprit l’est. (p. 192)

L’hiver 1960 fut si rude que nos prières gelaient (p. 353)

Ils roulaient le « r » comme on roule le couscous. (p. 380)

J’ai voulu, plus que tout au monde, extraire un à un tous mes souvenirs avec un arrache-clou comme on se défaisait jadis d’une molaire cariée. (p. 400)

Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle. (p.266)

Le commentaire désespéré d’une internaute (Farida Oue) :
[Yasmina Khadra écrit : “Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle.”
Dans l’esprit de ce bédouin, comme dans l’esprit d’une majorité d’Algériens, il faut comprendre, chers lecteurs, que quand il dit que “la femme n’est pas tout”, ça veut dire qu’elle n’est rien.
Et quand il continue : “mais tout repose sur elle”, il faut entendre par là qu’elle doit se farcir le ménage, la vaisselle, le linge, la bouffe, les enfants, les courses, quoi. Tout repose sur elle qu’il a dit. Ca promet.]

Cependant, elle avait beau s’intéresser à autre chose, fixer le parterre ou un bout du ciel, je décelais nettement la braise qui couvait au fond de ses orbites, semblable aux laves océanes que ni les milliards de tonne d’eau ni les ténèbres abyssales n’étoufferaient. (p. 273)

L’hiver se retira un soir sur la pointe des pieds. (p. 191)

L’automne se débina sur la pointe des pieds. (p. 276)

Le printemps gagnait du terrain. (p. 219)

Je défis le papier d’emballage avec les précautions d’un artificier. (p.278)

Un éclair illumina les ténèbres. La pluie tombait doucement. Les carreaux étaient en larmes. Je n’avais pas l’habitude de voir pleurer les vitres. (p.280)

Ma chambre eut du mal à me digérer. (p. 280)

J’avais un compte à régler avec moi-même. On ne fuit jamais soi-même. (p. 282)

En tout cas, il a l’air apaisé de quelqu’un qui vient de régler ses comptes avec lui-même. (p. 397)

Son onde de choc se répercuta à travers mon corps comme une détonation souterraine à travers les douves d’une forteresse. (p. 305)

La nuit me trouva assis sur le perron de la pharmacie. (p. 310)

Je glissais vers quelque chose que j’étais incapable de définir et qui m’étirait dans tous les sens en déformant mon discernement, mes fibres, mes repères, mes pensées, pareil à un lycanthrope abusant des ténèbres pour naître à sa monstruosité. (p. 314)

Ce n’était sûrement pas Lucette ; elle aurait situé mon sourire, décelé un rivage évocateur dans le bleu de mes yeux. (p. 317)

Adieu Lucette ! (p. 116)

Une larme profita d’un moment d’inattention et parvint à se faufiler à travers mes cils et à rouler sur ma joue. Je n’eus pas le courage ni la force de l’intercepter. (p. 330)

Chaque soir, dans mon lit, je redoutais de me réveiller au cœur des absences. (p. 316)

Je m’essuyai la figure et quittai la librairie avec le sentiment qu’une brume émanant de nulle part était en train de supplanter la lumière finissante du jour. (p. 330)

Et ces yeux, mon Dieu ! qui me dévisagent, qui me devinent. Comment a-t-il pu m’identifier parmi tous ces gens alors que nous ne nous sommes jamais rencontrés ? (p. 386)

Pauvre fou, ne sais-tu pas que, d’une manière ou d’une autre, tout rescapé d’une guerre est un traitre ? (p. 393) (C’était la devise de Boumédiènne, 1932-1978, premier fossoyeur de l’Algérie.)

André est bourré comme une pipe, mais il tient le coup. (p. 399)

Chaque instant que l’on volait au temps nous livrait une part d’éternité. p. 219)

A quatre-vingt ans, notre avenir est derrière. Devant, il n’y a que le passé. (p. 403)

Quand j’ai entendu sa voix, j’ai cru que c’était Jean-Christophe qui rappliquait, et ça m’a insufflé une bonne dose de je ne sais quoi qui m’a revigoré ; cette même force m’a abandonné illico quand je me suis aperçu que ce n’était pas lui. (p. 403)

Il est des jours que les saisons renient. La fatalité s’en préserve, et les démons aussi. (p. 66)

Et l’éternité avait rompu comme s’éclipsent les lampes quand on appuie sur le commutateur, si vite que j’en fus pris de court. (p. 89)

J’étais persuadé que la misère ne relevait pas de la fatalité, qu’elle s’inspirait exclusivement des mentalités. Tout se façonne dans la tête. (p. 90)

La guerre éclata en Europe. Tel un abcès. (p. 108)

Le soleil oranais se surpassait. (p. 111)

Parce qu’il ne supportait pas d’être l’objet d’une telle infamie, il en perdit plusieurs fois la raison. (p. 114)

Les vergers reprirent leur défilé. Les orangeraies et les vignes se donnaient du coude pour conquérir les collines et les plaines. (p. 118)

A un âge ou l’éveil est aussi douloureux que les premiers saignements chez une fille, ça vous stigmatise au fer rouge. (p. 129)

J’avais pour Mme Cazenave une profonde admiration. Mes pensées pour elle étaient saines. (p. 169)

Mme Cazenave avait toujours l’allure aérienne, mais mon cœur ne bondit pas dans ma poitrine. Etait-ce la pluie qui tempérait les passions ou bien la grisaille qui démythifiait les souvenirs ? Je n’avais pas cherché à le savoir. (p. 194)

Mon cœur cognait comme un forgeron fou sur son enclume. (p. 249)

(…) semblait jurer de ne plus remettre les pieds dans un bled aussi enclavé culturellement qu’un enclos à bestiaux. (p. 206)

La main de Lucette avait beau étreindre la mienne, elle ne parvenait pas à m’éveiller à moi-même. (p. 111)

Pourquoi moi ? hurlais-je en mon for intérieur. (p. 240)



 

 

250 réponses à “Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris

  1. c’est nul ce qu’a fait Yasmina Khadra , du pillage littéraire si ça se dit.

  2. Ceux et celles qui ont lu « des souris et des hommes » de John Steinbeck ne seront pas surprise de trouver des copier coller dans le roman de Khadra « L’Olympe des infortunes ». Je croyais faire erreur de jugement et tout ce que je viens de lire me conforte dans l’idée que notre directeur parisien est un foutu comédien faussaire.

  3. Exactement, il est un grand imposteur , quoi attendre d,un officier de la SM, que de se mettre aux ordres quel que soi la perruque elle porte , cette Yasmina , en Algérie ou sur les rives de la Seine ! Ce qui me touche , c,est les conséquences de ce plagiat sur les intellectuels sincères , car il n,est pas le premier et ni le dernier , donc prenez toutes les précautions , qu,ils soient d,expression arabes , kabyles , berbere ou française !
    En conclusion , Shame on you, Khsara alik Yasmina, honte à toi Khadra ! En tous cas, nous ne as pas eux ou dupés depuis toujours !
    Dommage pour Béchar, debdaba, bidendou, la graga, l,ensemble des ksours, fort lotfi, ou tu devait résider pour toujours,,,,!

  4. Yasmina Khadra brille surtout par sa déformation professionnelle: en tant qu’ancien officier de l’armée il est censé avoir appris un certain nombre de valeurs nobles telles que la bravoure,l’amour de la patrie et du peuple,le sens du sacrifice,le courage,l’intégrité morale,l’honnêteté,le respect du serment du 1 er novembre 1954 de nos valeureux martyrs,etc…il n’en ai rien de tout cela ni dans ses livres ni dans ses déclarations dans les médias.Un vrai intellectuel c’est celui qui baigne dans la cuture de son peuple et qui a le devoir en tant qu’élite de le défendre ,de le guider et de l’éclairer comme l’ont fait ses ainés tels que Malek Bennabi,Ben badis,Mouloud Mameri,Mouloud Feraoun,Kateb Yacine,Mohamed Dib,Frantz Fanon,etc…Pour moi,Yasmina Khadra n’est pas un écrivain qui est au service de son peuple mais de sa poche.Il fait commerce de ses idées,il s’enrichit et ne se souci guère du sort du peuple d’où il est issu.Tous les officiers patriotes ont écris des livres durant la décennie noire dans lesquelles ils ont dénoncé toutes les dérives du pouvoir illégitime d’Alger.Pendant que le peuple algérien subissait le martyr,lui il s’est mû dans le silence et passait son temps à s’enrichir en écrivant des livres sur mesure à l’endroit du lectorat occidental.Science sans conscience n’est que ruine de l’âme dit un proverbe.La conscience est dans les actes de tous les jours. C’est avec elle que l’homme grandit, et que le monde peut devenir meilleur. La conscience, c’est aussi savoir se remettre en question, sans elle, c’est la « ruine » de notre âme, de notre humanité.Yasmina Khadra n’est qu’un égoiste,un homme hautain,un escroc, un assoiffé d’argent et de pouvoir comme son ami Abdelaziz Bouteflika,l’actuel locataire du palais
    présidentiel d’El Mouradia.C’est vrai que c’est son droit de se présenter comme candidat aux élections présidentielles d’avril 2014 mais je ne voterais pas pour lui pour les raisons que j’ai évoqué plus haut.L’histoire ne lui pardonnera jamais d’ avoir failli à ses devoirs envers son pays recolonisé et son peuple qui souffre le martyr.

    • « Yasmina Khadra brille surtout par sa déformation professionnelle: en tant qu’ancien officier de l’armée il est censé avoir appris un certain nombre de valeurs nobles telles que la bravoure,l’amour de la patrie et du peuple,le sens du sacrifice,le courage,l’intégrité morale,l’honnêteté,le respect du serment du 1 er novembre 1954 de nos valeureux martyrs,etc » C’est vous qui combattiez la vermine de 1992 à 2000 dans les maquis? Vous vous barricadiez dès 16 heures! Les terros vous enlevaient vos mères, vos filles et vos soeurs! Vous avez la mémoire courte,mafia de la plume? A quoi cela vous avance-t-il de dénigrer, de diffamer ?

  5. Je vous fais savoir cher(e)s ami(e)s que dans l’armée algérienne le recrutement d’officiers universitaires n’a commencé qu’à partir de 1980 à la faveur d’une loi signée par le président-colonel feu Chadli Bendjedid.Les universitaires qui s’engageaient dans l’armée faisaient une formation de 2 ans soit à l’académie militaire de Cherchel ou à l’ AMIA de Blida.A l’issue de cette formation,l’universitaire devenait Lieutenant et est affecté dans une unité de l’armée.Alors qu’avant cette date,on ne recrutait qu’avec le niveau bac pour être officier et on finisait avec une formation de 2 ans également avec le grade de Sous-Lieutenant ou Aspirant.
    Conclusion : Yasmina Khadra n’est pas universitaire au vu de sa carrière militaire.
    N.B : Au temps de Boumediène, des officiers non diplômés travaillant dans des secteurs stratégiques comme la Sécurité Militaire ont obtenu des licences de droit ou des doctorats sans avoir mis les pieds à l’université.Des ministres de Boumediène ont également obtenus des doctorats de complaisance.
    L’Algérie, c’est la république des faussaires.

    • Ecrivez, soyez honnête: Il a écrit son premier roman à 17 ans. Ses professeurs et ses camarades l’attestent. Vous croyez qu’il faut passer par l’université pour être un bon écrivain? Depuis l’indépendance de l’Algérie, l’ANP comptait parmi ses rangs des universitaires. L’ALN aussi. Rappelez-vous entre Sy Boudjemaâ -Mouloud Mammeri. Qui enseignait à l’ENITA de Bordj ElKifan? Je citerai à titre d’exemple le Lt/ Colonel Dr Sari, éminent savant et chercheur, docteur en maths et en physique nucléaire. Il fut abattu par ceux qui vous ont poussés à vous interdire votre perron après 16 heures.

      • @ Ramdane, svp, arrêter de nous bassiner avec ça. Il a fait son boulot comme des milliers d’Algeriens, les militaires, les pompiers, les policiers.
        Je ne vois pas le rapport avec ce qui lui est reproché ici, le pillage des livres d’autres auteurs, ses très nombreux mensonges, pour ne citer que ça.

  6. Yasmina Khadra,élève du « démocrate » Abdelaziz Bouteflika

    C’est bien avec un décret signé par le président Abdelaziz Bouteflika que Mohamed Moulessehoul,alias Yasmina Khadra,a été nommé le 20 novembre 2007 à la tête du Centre Culturel Algérien à Paris (CCA).Cette désignation a surpris tous les Algériens et Algériennes à l’époque qui voyaient en Yasmina Khadra un écrivain de réputation mondiale accepter un poste minable et outil de propagande du pouvoir illégitime et inique d’Alger.Tout le monde sait que le président illégitime Abdelaziz Bouteflika est un homme rusé,revenchard,délinquant financier,assoiffé d’argent et de pouvoir,dictateur,violeur de la Constitution…alors que Yasmina Khadra dit tout le contraire : dans les colonnes d’ Ouest France du dimanche 30 janvier 2011,il affirme  » le président Benali était un dictateur contrairement au président Bouteflika.Ce sont les journalistes qui sont des dictateurs en Algérie ».Il évite soigneusement de parler de la nature du pouvoir en Algérie à chacune de ses déclarations aux medias.Interrogé le 24 janvier 2011 par la radio France Info sur une éventuelle révolte des Algériens,après les événements de Tunisie,Yasmina Khadra a déclaré qu’en Algérie, ce n’est pas le pouvoir qui est inquiétant,c’est la démission de l’opposition.A la question de savoir qui dirige l’Algérie,Yasmina Khadra est catégorique:  » c’est le président Bouteflika qui dirige l’Algérie,l’armée est apolitique ».En disant une telle ineptie il confirme son abdication khobziste à Bouteflika et au régime.Yasmina Khadra explique également sa nomination au CCA :  » Bouteflika a demandé à me rencontrer après mon interview dans El-PAIS « .Justement,c’est dans cet interview qu’il a révélé ses entrées discrètes au palais d’El-Mouradia en disant  » qu’il a reçu une leçon de démocratie au palais présidentiel « .Il réédite l’ânerie dans un autre interview au Quotidien d’Oran en déclarant que  » Bouteflika est un démocrate ». Cette grande leçon de démocratie dont il se vante il ne l’a pas reçu à la faculté de la Sorbonne ou dans une autre grande université mais chez le président à vie,Abdelaziz Bouteflika.Peut-on faire confiance à un écrivain grand par sa plume mais qui a vendu son âme au diable?Après le discrédit de la classe politique,voila maintenant le discrédit de la classe intellectuelle que vient d’inaugurer Yasmina Khadra.
    N.B: Je n’ai rien contre Yasmina Khadra en tant qu’homme mais je dénonce son comportement qui est à mon sens indigne : il s’est rangé dans le camp des forts,des brutes,des incultes,des lâches et des oppresseurs du peuple.

  7. M.Yasmina Khadra : Ne devient pas président de la République qui veut

    C’est pitoyable d’en être arrivé là,Monsieur Khadra! Mais comment s’étonner si l’on garde en mémoire la décevante prestation de Mr khadra à l’émission de Laurent Ruquier lorsque Eric Zemmour avait cloué le bec à notre auteur lorsque ce dernier se plaignait que la France et l’Occident en général n’avaient pas apporté leursoutien à la cause algérienne dans les moments les plus terribles du terrorisme.MrZemmour lui avait alors rétorqué que c’était aux Algériens de faire leur ménage puisque gouvernés par une mafia depuis l’indépendance!C’est alors que l’on s’est aperçu à quel point Mr Khadra était « naïf ». Il s’est engagé sur le terrain politique et il a lamentablement échoué.Il n’a aucune expérience politique et il se présente aux élections présidentielles d’avril 2014!Pourquoi pas lui,me diriez-vous,puisque des apolitiques et des moins lettrés que lui sont passés par là.Mais ne dit-on pas qu’aux grands maux,grands remèdes!Notre pays est
    atteint d’une maladie grave quasi-incurable et qui s’appelle « absence de morale politique dans la gestion des affaires de l’Etat « . Lorsque l’on parle de morale en politique, et dans un régime démocratique en particulier, on pense d’abord à l’intégrité des représentants élus du peuple auxquels celui-ci a confié le soin d’exercer en son nom le pouvoir de gouverner. La probité, l’honnêteté « scrupuleuse », le désintéressement le plus total sont bien le minimum attendu de ceux qui détiennent le pouvoir au nom du peuple.Il s’agit donc de choisir une personnalité sans reproches,courageuse,animée d’un volontarisme politique,ayant une
    capacité d’entrainement comme vient le rappeler la formule de Richard Nixon : « Le politicien suit le peuple alors que le peuple suit l’homme d’Etat ».En résumé,cette personnalité que nous recherchons doit être la plus apte à diriger le pays et à répondre aux préoccupations des Algériens.Ne devient pas président de la république qui veut.

  8. A reblogué ceci sur smaragdinaet a ajouté:
    Analyse de Karrim Sarroub.

  9. ça commence à faire beaucoup! cela doit cesser,il faudrait que les institutions algériennes interviennent pour ce genre de malversation,le dernier film de Aggoun « l’heroine »,est lui aussi un plagiat du roman « Mira » de Ouldamer Abdellah

  10. La jalousie donne la berlue. A toi aussi Karim !

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  13. Pingback: Le récit pitoyable d’une haine débordante, par Fayçal Métaoui | Karim Sarroub

  14. Pingback: Ce que Yasmina Khadra doit à Tahar Ouettar

  15. C’est musclé! mais c’est direct et j’aime; c’est écrit en 2009 et dieu ce que ça correspond au corniaud qui vient encore d’insulter les Algériens (peuple admirable) de singes dans son dernier livre. Je vous recommande l’article de Fayçal Métaoui (el Watan). Cdt.

    • Marcel Bignolet.

      Justement, Fayçal Metaoui fait partie de cette bande de singes. Il faut lire le roman pour voir comment vous êtes piégés justement par de pareils corniauds. Yasmina Khadra traite de singe les politiques, la mafia politico-financière, les opportunistes de tous bords et ces journalistes qui tirent sur tout algérien qui lève la tête. Assia Djebbar, Mouloud Mammeri, Kateb Yacine, Rachid Mimouni ont déjà payé avant lui pour leur génie. Lisez au moins les oeuvres de ce grand écrivain avant de juger. Ne laissez pas d’autres vous gaver de dénigrement et de diffamation. Yasmina Khadra aime les Algériens et l’Algérie.

  16. Pingback: Les amants de Padovani de Youcef Dris, par Slemnia Bendaoud | Karim Sarroub

  17. Pingback: Khadra en 3D | Karim Sarroub

  18. Hémida ghir Hak

    Je trouve pathétique et mesquin que de s’attaquer à un séide. Il ne manque plus que « il a écrit son roman en français tout comme Driss ». Vos arguments ne tiennent pas debout du moment que ce que vous relevez n’est pas le fond de l’histoire. Allez vous faire soigner, M. Sarroub.

  19. Vous êtes dur MAIS ARTICLE RIGOLO ! Je me suis bien marrée

  20. Entre Bastille et République

    haha, sacré Karim,
    J’avais déjà lu ça il y a un an ou deux;
    j’avais pourtant aimé un de ses livres, je suis incapable de vous dire lequel.
    Il faut que Yasmina Khadra apprenne à communiquer.
    J’insiste : communiquer, ce n’est pas seulement parler, faire du bruit. Communiquer, c’est autre chose… et c’est ça qui manque à khadra.

  21. j’ai adoré; je me suis bien marrée
    c’est pire que du nolleau!

  22. Fini l’Equation africaine à l’instant;
    J’ai l’impression que là aussi il a encore changé de nègre!

    • Femme imparfaite

      L’Equation africaine a été pour moi le pire roman de ma vie.
      Il devrait y avoir un recours pour que le lecteur puisse se retourner contre l’auteur ou l’éditeur. Dommage.
      Pas lu Ce que le jour doit à la nuit.
      Article réconfortant

  23. karim sarroub, fils de pute, sale traitre, harki

  24. Pour poursuivre sur le mot « désintégrer »,
    Sur Algérie Focus, il dit : «l’Algérie est une comète qui risque de se désintégrer.»

  25. Pour ces histoires de plagiats, Yasmina Khadra essaye d’étouffer ça, il brouille les pistes en accusant le Ministère de la Culture;
    Quelle maladresse. Il se discrédite.

  26. A propos de ces deux perles que vous citez dans ce livre :

    « L’hiver se retira un soir sur la pointe des pieds. (p. 191) »
    « L’automne se débina sur la pointe des pieds. (p. 276) »

    Il y a ça dans L’Olympe des infortunes, page 10 (format pdf):

    « Encore un jour qui se débine sur la pointe des pieds. »

    • dans le livre dont il est question ici il met: « Le soleil oranais se surpassait » (p. 111) et dans « l’Automne des chimères » (1998), il écrit: « Ce vendredi là, le printemps se surpassait. »

  27. Pingback: Yasmina Khadra: QU’ATTENDENT LES SINGES, un récit pitoyable | Littérature et Anthropologie

  28. superbe article!

    • Belmiloud Ghali

      Ce que n’évoquent ni Gilles Munier ni l’anonyme Matthée c’est la libération de la poétesse Ayat al-Gormezi sur la demande de ce Commandant de la sale guerre. Soyez honnêtes, reproduisez la presse bahreinie de 14 juillet 2011 ou il est dit que l’Emir satisfait le célèbre Yasmina Khadra et libère la la poétesse le 13 juillet 2011. Pour « commandant et sale guerre », nous le remercions pour nous avoir sauvés de la barbarie. Et ce n’est un étranger qui va nous dicter en Algérie nos priorités. Gille Munier, Sarkozy, Menard ou Hollande c’est du pareil au même. Je ne vois pas où veulent en venir les Français en fouinant dans ce tout ce qui est algérien. Balayez devant vos portes.

  29. Lisez le livre de Bouziane Benachour, HOGRA, et l’Olympe des Infortunes

  30. Durant la campagne présidentielle d’avril, il dénonçait précisément ce qu’il lui est reproché dans cette article!

    http://www.algerie-focus.com/blog/2014/04/yasmina-khadra-aurait-profite-dun-terrain-de-lapc-doran-pour-construire-une-maison-dapres-un-ex-wali/

    « Yasmina Khadra fait encore parler de lui. Le célèbre écrivain, aujourd’hui directeur de centre culturel algérien à Paris aurait bénéficié d’une assiette foncière appartenant à l’Etat lorsqu’il était encore officier dans l’armée. C’est ce que révèle, au moins, l’ancien wali d’Oran, Bachir Frik dans ses confidences qu’il livre depuis quelques semaines à la chaîne Echorouk TV. »

    Il a reproché à son ancien éditeur d’avoir du culot !
    il faut changer la définition du culot dans larousse pour l’adapter à ce que croit savoir yasmina khadra

  31. FASHION WEEK

    Combien de mensonges (ses interviews), combien de maladresses et de paradoxe j’ai lu chez ce type qui parle moins bien que ma grand mère (restée au pays)
    et maintenant je découvre deux plagiats !
    article très bien écrit et sans appel
    Question : qui connait, qui a déjà vu la femme de Yasmina Khadra ?

    • C’est vrai, qui connait, qui a déjà vu sa femme ?

      Yasmina Khadra nous donne la réponse dans cette question :
      “Quel est le nègre qui accepterait de rester dans l’ombre durant toutes ces années de succès sans dévoiler son identité ? Soyons sérieux.”

      Mais on est sérieux !

  32. JA JA (bob dylan)

    Karim, une grosse bise depuis Munich, et merci de ton soutien à Youcef Dris

  33. Mohamed Seghir

    Honnêtement, je n’ai pas lu un seul de ces romans, mais je n’ai à aucun moment prêté une attention aux bruits de casseroles orchestrées autour de cette personne. Une armée, de surcroit Algérienne, ne peut produire des intellectuels mais seulement des soldats souvent dociles, contrairement à l’esprit « rebelle » de l’intello !

  34. Inspecteur Tahar

    sur les Amants de Padovani lors de sa sortie en librairie en Algérie

    http://home.nordnet.fr/~jcpillon/piedgris/Auteurs/Dris.html

  35. j’ai bien ri en tout cas!

  36. Yasmina Khadra et le « Printemps arabe » au Bahreïn

    Par Gilles Munier | le 5. octobre 2011 – 13:08

    Depuis juin dernier, l’écrivain Yasmina Khadra – nom de plume de l’Algérien Mohammed Moulessehoul – s’est fait, en Algérie, le chantre de Hamad Ben Issa Al Khalifa, roi absolu de Bahreïn, issu d’une dynastie au pouvoir depuis deux siècles.

    Cet ancien officier de l’armée algérienne a participé à la sale guerre contre l’Armée Islamique du Salut (AIS) et le Groupe Islamique Armé (GIA) dans la région d’Oran dans les années 90, puis a démissionné pour se consacrer à l’écriture. Ecrivain à succès, provocateur, il croit qu’une sorte de complot empêche qu’on reconnaisse son talent à sa juste valeur. Nommé directeur du Centre culturel algérien à Paris, il est une des coqueluches du petit monde intellectuel de Saint-Germain-des-Près.

    Au Bahreïn en août 2011, il a parcouru le pays de bout en bout – environ 27 km sur 27 ! – et n’a pas constaté de violation des droits de l’homme, alors qu’on évalue à plus de 10 000 le nombre des prisonniers politiques et qu’il n’y aurait pas de nuit sans manifestations durement réprimées. Les témoignages de la répression ne manquent pourtant pas. En mars, les policiers anti-émeute auraient tiré au fusil de chasse sur les contestataires, faisant cinq morts et des centaines de blessés.

    En mai, des femmes médecins sont emprisonnées pour avoir soigné des manifestants blessés. Elles ont raconté les humiliations et les tortures subies en prison. L’une d’elle a été menacée d’être suspendue par les seins avant d’être violée, si elle ne signait pas des aveux. En juin Hassan Mouchaimaa, chef du parti Hak, Abdel Wahab Hussain, chef du parti Wafa, Abdelhadi al-Khawaja, membre d’une ONG des droits de l’homme, ont été condamnés à la perpétuité. Radhi al-Moussaoui porte-parole du Waed, parti de gauche, a écopé de cinq ans de prison. En juillet, 30 000 manifestants défilaient à Manama criant « Hamad, dégage ! ».

    Comme à chaque fois, ils réclamaient des réformes démocratiques, voir l’instauration d’une république. Le 28 septembre 2011, sept dirigeants de l’opposition qui appelaient au renversement de la monarchie ont été condamnés à perpétuité par un tribunal d’exception. L’ex-commandant Khadra-Moulessehoul, n’a rien vu rien entendu. Il ne s’est pas aperçu que les contestataires, accusés systématiquement par le régime d’être des « pro-iraniens », ne sont pas tous chiites, que les sunnites sont nombreux parmi eux, et que certains ne se réclament pas de leur appartenance confessionnelle pour combattre la monarchie.

    La solidarité n’a pas étouffé Khadra lorsqu’il a rencontré la jeune poétesse Ayat al-Qarmezi, 20 ans, incarcérée en juin et juillet pour avoir déclamé une de ses œuvres en public. Elle interpellait simplement le roi en disant : « Nous sommes le peuple qui tuera l’humiliation et assassinera la misère… N’entendez-vous pas leurs pleurs, n’entendez-vous pas leurs cris ? ». Lors de la perquisition de son domicile familial, Ayat al-Qarmezi a dû se livrer aux policiers, car ils menaçaient de tuer ses deux frères si elle ne se rendait pas. Détenue 15 jours au secret, elle affirme avoir été torturée avec des décharges électriques (1).

    Pour les rois et émirs arabes, l’instauration d’une véritable monarchie parlementaire au Bahreïn, ou dans n’importe quel pays membre du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), serait un dangereux précédent. Ils n’en veulent pas et sont prêts à noyer dans le sang la moindre révolte populaire. Des troupes saoudiennes, émiraties, et même jordaniennes – qui participent par ailleurs à la coalition formée par l’OTAN contre la Libye – ont donc aidé le roi de Bahreïn à rétablir l’ordre, comme elles le feront peut-être en Jordanie et Maroc, autres maillons faibles des monarchies arabes.

    En recevant le Prix de la création littéraire des mains de Sheikha May bint Mohamed Al-Khalifa, ministre le la Culture bahreïnie, Yasmina Khadra-Moulessehoul s’est engagé à « transmettre au monde occidental l’image réelle (du royaume), ternie par les médias » (2). Quelle honte ! Heureusement qu’on ne l’a pas beaucoup entendu depuis…

    A propos de l’auteur
    Gilles Munier
    Auteur du livre Les espions de l’or noir (Ed. Koutoubia), Gilles Munier est journaliste indépendant, il a également dirigé la traduction de « Zabiba et le Roi » un conte prémonitoire écrit par Saddam Hussein et publié aux éditions du Rocher.

    Notes :

    (1) Bahreïn : Une poétesse bahreïnite libérée – Amnesty International – 19/7/11

    http://amnistie.ca/site/index.php?option=com_content&view=article&id=16257:bahrein—une-poetesse-bahreinite-liberee&catid=24:bonnes-nouvelles-&Itemid=46

    (2) Yasmina Kadra chez les al-Khalifa, rois de Dilmun

    http://www.elwatan.com/contributions/idees-debats/yasmina-khadra-chez-les-al-khalifa-rois-de-dilmun-20-07-2011-133332_240.php

    France-Irak-Actualité

  37. Maison d'édition

    Pardon mais je vais le lâcher: ah que ça fait du bien!
    De ses plagiats? je m’en cogne complètement. Mais de lire que ce type peut être critiqué durement comme vous le faites ici, c’est une très bonne nouvelle.
    Au moins, vous, vous ne risquez pas d’être taxé de racisme (son sport favori à l’égard des éditeurs qui ne l’aiment pas.) Tout au plus, il vous taxera de jalousie, c’est à dire de rien.

  38. Yasmina Khadra viré du CCA

    Le célèbre écrivain, Mohamed Mousselhoul, plus connu sous le pseudonyme Yasmina Khadra, n’est plus le directeur du Centre culturel algérien de Paris, qu’il a dirigé pendant plusieurs années. Il lui a été signifié il y a quelque jours sa fin de fonction et qu’il devait quitter les lieux, promis, sans doute, à une proche du cercle présidentiel (on parle de Zehira Yahi). Pour rappel, Yasmina Khadra, tout en étant fonctionnaire de l’Etat algérien en France, avait tenté de présenter sa candidature à la présidentielle mais n’avait pas réussi à réunir le nombre de signatures exigées pour avaliser sa candidature à l’élection présidentielle du 17 avril dernier. Cet épisode qui l’a grandement marqué a été consigné dans son dernier ouvrage Qu’attendent les singes. Yasmina Khadra avait vertement critiqué le pouvoir algérien et Abdelaziz Bouteflika. L’écrivain très facétieux avait pourtant accepté sa nomination par Bouteflika et pris ses fonctions en novembre 2007, héritant d’un poste vacant depuis mars 2005. Il ne devait donc pas s’attendre à autre chose… qu’à un débarquement en bonne et due forme !

    • Embauché en 2007, viré en 2014 (par fax? par mail?)
      Fonctionnaire tu es, Fonctionnaire tu resteras.

      • « Qu’attendent les singes » a été écrit avant sa candidature. De ce fait votre « Cet épisode qui l’a grandement marqué a été consigné dans son dernier ouvrage Qu’attendent les singes » n’est pas approprié.

  39. Vous avez écrit votre papier en 2008. Avec ou sans les révélation sur ses « maladresses » (Youcef Dris & tahar Ouettar), c’est dur, bien corsé, mais avec le recul j’ai envie de vous dire que c’est limite complaisant!
    Nous sommes en 2014… et on le connait mieux depuis;
    Il y a un gouffre (qu’IL est apparemment seul à ne pas voir) entre l’image « exemplaire » qu’il veut véhiculer de lui même et ce qu’il est réellement…

  40. Bien vu le commentaire de Farida Oué;
    C’est une vérité et tout le monde le sait…

  41. Rachid Boudjedra a traité à l’hôtel Aurassi yasmina khadra de plagiaire et de menteur

  42. Bonjour, un article de Samira Hadj-Amar.
    Qui décrochera le poste de directeur du Centre culturel algérien (CCA) de Paris ? Qui parviendra à s’asseoir sur ce siège très convoité
    ces derniers temps par tous les déchus du 4e mandat ? Khalida Toumi, l’ancienne ministre de la Culture ? Ou son ancienne chef de cabinet, Zehira Yahi ? Ou alors un parfait inconnu qui tentera d’effacer les traces de celui à qui l’on reproche de passer son temps sur les plateaux de télévision française quand il ne planche pas sur son futur bouquin ! En effet, Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohamed Moulssehoul, a été prié de libérer les lieux. Son licenciement a été rendu public jeudi dernier par la voix officielle du Secrétariat général du gouvernement (SGG).
    Juste quatre lignes dans le Journal officiel qui annoncent par le décret présidentiel du 30 Joumada Ethania 1435 correspondant au 30 avril 2014 la fin de fonction de celui qui a été nommé pompeuse au début des années 2000 par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au poste de directeur du Centre culturel algérien de Paris. Aucun remplaçant n’a été mentionné. Quatre lignes, à l’image d’un avis de décès, Mohamed Moulsselhoul, à moins d’un miracle, a quitté le pouvoir, mais surtout la scène politique. La rumeur, elle, l’avait précédé depuis quelque temps déjà. « Yasmina Khadra aurait été dégommé dès l’annonce officielle de sa candidature en février dernier. Mieux, le neveu du général Rahal aurait pris son intérim.» Une fausse information pour cette dernière. Un appel au standard du CCA vous indiquera qu’il n’y a plus de directeur, encore moins d’intérimaire, mais plutôt un secrétaire général qui pare au plus urgent ! Khadra est finalement sorti par la petite porte ! L’écrivain de L’écrivain et de la trilogie policière qui a été traduit dans plus de 42 langues, l’auteur a succès des années 1990 avec ses polars, ses intrigues… celui qui a été le plus adapté au cinéma, au théâtre et en bande dessinée, n’a jamais pu gérer l’image négative qu’il renvoyait aux médias et autres dans son propre pays.
    Certains ont comparé sa candidature pour la présidence de la République à un suicide. « Yasmina Khadra aurait dû se contenter d’écrire, c’est ce qu’il sait le mieux faire. Au pire, apprendre à mieux gérer le centre pour lequel le peuple algérien le paie », déclare Saïd, un Parisien de passage à Alger. Qui a épargné Yasmina Khadra ? Personne ! Et surtout pas lui. De toute part, il a été accusé de «profiteur du système», de «révolté sournois», de «plagiaire»… et récemment d’avoir trahi ses convictions religieuses et sa femme en se fourvoyant dans les hôtels de la capitale par son ennemie juré Rachid Boudjedra. Mohamed Moulssehoul est né le 10 janvier 1955 à Kenadsa, Béchar. Il est le fils d’un officier de l’ALN blessé en 1958 qui l’envoie dès l’âge de neuf ans à
    l’Ecole des cadets d’Oran.
    Mohamed Moulssehoul poursuivra toutes ses études dans des écoles militaires avant de servir comme officier dans l’armée algérienne pendant 25 ans.
    http://www.reporters.dz/le-cca-de-paris-sans-directeur-yasmina-khadra-officiellement-degomme/7090

  43. juste une question: d’après vous, est-ce qu’il a conscience de sa mégalomanie maladive?
    je n’en ai pas l’impression

  44. bonsoir, je vous recommande de faire un papier sur ses très nombreux mensonges et sa mythomanie, au lieu de vous casser la tête avec ses plagiats
    yasmina khadra est un menteur-né, c’est pas à vous que je vais apprendre ça

  45. alain roussel

    Monsieur Saroub, je ne comprends pas pourquoi vous n’en parlez pas mais peut-être avez vous décidé de vous en tenir aux plagiats.

    Car que peut–on espérer, sur le plan éthique, sur le plan de la crédibilité, d’un écrivain qui déclare qu’«aucun pays ne pourrait se targuer d’offrir un cadre de vie meilleur que celui de Bahreïn. » ?
    Etait-il VRAIMENT sincère?
    Soit il est fou, soit il est complètement louche; on dirait qu’il s’agit de son tout premier voyage hors de l’Algérie.
    On a envie de rire mais le coeur n’y est pas car c’est très choquant et très inquiétant.

  46. Mr sarroub, quand est-ce que vous allez vous décider à lire le roman Hogra de Bouziane ? cdt

  47. balderhnoss@yahoo.co.uk

    je vous salue pour votre courage karim sarroub

  48. « champs de patates » !!
    🙂

  49. il dit : “Ce que le jour doit à la nuit est mon meilleur livre”
    C’est son meilleur plagiat, oui

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