Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris

Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris
Au mois de septembre dernier je reçois dans ma boîte aux lettres une enveloppe qui contient un roman. L’auteur : Youcef Dris, algérien, inconnu en France et même dans son propre pays, est un écrivain touche à tout : récit, roman, poésie; il est également journaliste.

Roman ? Dès la 4ème de couverture, j’ai été très surpris par la présentation du livre qui me rappelait l’histoire de ces deux amants (Jonas & Emilie) dans le dernier roman de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit. Mais je suis resté prudent. Je me suis dit que ce n’est pas possible : un homme aussi intègre et connu que Yasmina Khadra ne peut pas faire une chose pareille. A ce moment-là, j’ignorais encore qu’il avait déjà été contraint de retirer un de ses romans des librairies, et que ce premier plagiat était inscrit sur le site d’une encyclopédie.

Parce que j’ai eu un débat avec lui l’année dernière, c’est donc à moi de faire le sale boulot. Depuis septembre dernier, j’avais dans ma bibliothèque deux romans qui contiennent la même histoire et je ne le savais pas. Yasmina Khadra est doté d’un culot phénoménal. A ma connaissance, il est le seul romancier, dans l’histoire de la littérature française, à avoir réclamé aussi stupidement un prix littéraire pour un livre qui n’est rien d’autre qu’un plagiat caractérisé.

Pire que le plagiat, le pillage. Son dernier roman est une pâle copie d’un récit paru en 2004, une histoire véridique d’un amour impossible entre une pied-noir et un algérien, une histoire qui a déjà été racontée, photos à l’appui, quatre ans auparavant, par l’écrivain algérien Youcef Dris dans un livre de 142 pages : Les amants de Padovani, un excellent récit, sans dialogues superficiels ni niaiseries, un récit publié aux éditions Dalimen, et uniquement en Algérie.

Sur plus de 400 pages, Yasmina Khadra a, dès la fin de la première centaine, repris à son compte tout le récit de Youcef Dris pour en faire un médiocre roman de gare, une histoire à l’eau de rose, digne des pires romans d’amour, une histoire sans queue ni tête qui a dû faire pouffer de rire l’auteur des « amants de Padovani. »

Voici ce qu’en disait déjà un lecteur troublé, Abdallah, au mois de sep. 2008 :

“Ce roman de Yasmina Khadra (2008) me fait penser étrangement a du déjà vu ou lu. En effet, l’histoire ressemble étrangement à celle d’un autre roman LES AMANTS DE PADOVANI de l’auteur algérien Youcef Dris paru en mars 2004 et présenté au Salon du livre à Paris où je l’ai acheté. Le héros de Khadra débarque à Oran, celui de Dris à Alger. De modeste condition, ils sont tous deux scolarisés ; chose pas aisée en cette période coloniale pour des indigènes. Ils tombent amoureux tous deux d’une européenne, Emilie pour Khadra et Amélie pour Dris. Ils assistent tous deux au départ massif des français d’Algérie et tous deux vont se recueillir sur la tombe de leur dulcinée à Aix en Provence pour Khadra et à Saint-Raphaël pour Dris. Et les coïncidences sont légion dans les deux textes. Qui s’est “inspiré” de l’autre ?”

Les mots « coincidence » et « inspiration » qu’emploie Abdallah sont de faibles litotes pour décrire l’ampleur du pillage. Plus que des similitudes, l’auteur de Ce que le jour doit à la nuit n’a rien fait d’autre que réécrire l’histoire de ces deux amants, en prenant soin d’y injecter sa propre histoire.

Qqs ressemblances qui sautent aux yeux :

  • L’époque où commence l’histoire, dans les deux livres, ce sont les années trente.
  • Le lieu : l’Algérie.
  • Dans les deux livres, il est question de deux Arabes qui tombent amoureux d’une européenne.
  • Dans le livre de Youcef Dris, les amoureux s’appellent d’abord Amélie et Dahmane. Dans celui de Yasmina Khadra, Emilie et Younes.
  • Le héros de Youcef Dris débarque à Alger, celui de Yasmina Khadra à Oran.
  • Dans les deux livres, les deux Arabes changeront ensuite d’identité, troquant leur prénom arabe contre un prénom chrétien pour l’un, hébraïque pour l’autre. Chez Youcef Dris, Dahmane devient Dédé, chez Yasmina Khadra, Younes devient Jonas.
  • Ce n’est pourtant pas les diminutifs qui manquent mais même un « Dédé », on en retrouvera un également chez Khadra.
  • C’est grâce à l’intervention directe de l’Européen que le petit arabe est scolarisé, dans les deux livres
  • Dans les deux livres, l’arabe est empêché de vivre son amour avec la jeune Amélie/Emilie.
  • Dans les deux livres, leur union est empêchée par la volonté des parents de la fille : le père d’Amélie dans le livre de Dris, la mère d’Emilie dans le livre de Khadra.
  • Après cet interdit, dans les deux livres les deux amoureux sont séparés durant de longues années.
  • Dans les deux livres, ils assistent au départ des Français d’Algérie.
  • Et pendant ce temps, les deux Arabes dans les deux livres sont victimes de racisme.
  • Outre la séparation forcée par l’autorité d’un tiers, dans les deux livres ils sont rejetés parce qu’Arabes : à l’école, par les copains pour l’un, par les filles pour l’autre.
  • L’histoire du bagne, dans les deux livres.
  • Dans les deux livres, la fin se passe dans le sud de la France : à Aix dans le livre de Yasmina Khadra, où l’auteur a vécu, à Saint-Raphaël dans le livre de Youcef Dris, qui a respecté la vraie histoire de son cousin.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie accouchent.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie meurent, mais pas l’enfant.
  • Dans les deux livres, les deux Arabes retrouvent le fils d’Amélie/Emilie à la fin.
  • Dans les deux livres, l’Arabe ne sera pas le père.
  • Dans les deux livres, Amélie et Emilie ont écrit une lettre à Dédé et à Jonas.

Et les ressemblances ne s’arrêtent pas qu’au texte. A la fin du récit Les amants de Padovani, il y a quatre photos, des daguerréotypes que Youcef Dris avait retrouvés chez sa mère dans une vieille caisse, dont celle de la femme au chapeau:

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« À l’âge de onze ans j’ai écrit « Le Petit Mohammed » qui est un plagiat du « Petit Poucet »» Yasmina Khadra

Yasmina Khadra est un auteur qui puise sans vergogne dans le fond commun des idées et des faits divers. Il n’y a aucune limite, pour lui, entre l’emprunt servile et l’emprunt créatif. Dans Ce que le jour doit à la nuit, le petit Younes fait comme l’auteur du livre : dès la page 70 il change d’identité et devient Jonas, un français qui vivra en Algérie parmi les Français, isolé des « siens », très poli, non violent, en plus un vrai beau gosse avec des yeux bleus. Un garçon à croquer. Tout un fantasme qu’on va s’abstenir de rappeler tellement c’est gros. Quant à Emilie, c’est la même : dans le récit de Youcef Dris (2004), elle s’appelle Amélie et, comme l’autre, accouchera, puis mourra en France après avoir écrit une lettre à Jonas.

Yasmina Khadra a été confié à l’armée algérienne par son père à l’âge de neuf ou dix ans, comme le jeune Younes. Comme le jeune Jonas, c’est une nouvelle famille que Yasmina Khadra avait retrouvée au sein de l’armée, une « famille » avec laquelle il vivra plusieurs décennies. Ce n’est pas le plus gênant mais on aurait aimé ne pas y penser, car il est impossible de ne pas faire le parallèle, durant la lecture, entre le personnage du roman principal confié à une famille de pied noir à l’âge de dix ans, avec la vraie vie de l’auteur.

Bernard Barrault, l’éditeur de Yasmina Khadra (Julliard), a-t-il lu « Les amants de Padovani » ? J’en doute. De même qu’il n’avait jamais lu, du moins avant sa publication, Frenchy, le roman que Yasmina Khadra avait publié aux éditions Fayard en 2004 sous le nom de Benjamin Cros, une charge antiaméricaine ridicule et d’une haine inouïe. Un roman vendu à 460 (quatre cent soixante) exemplaires. Benjamin Cros est moins bon que Yasmina Khadra! Un important éditeur parisien m’avait dit à propos de Yasmina Khadra : « Chez Julliard, ils disent qu’ils ne font que le corriger. Mais on sait qu’on lui réécrit ses livres. » Sur France Culture, en 2007, l’excellent Tewfik Hakem à qui je répondais que je n’avais rien lu de Yasmina Khadra, m’a recommandé dans un éclat de rire de lire au moins un de ces roman.

Rappel :
Parce qu’il ne figurait sur aucune liste de prix, furieux et se croyant peut-être en Algérie, voici ce qu’il déclara au Parisien en 2008 :

« Toutes les institutions littéraires se sont liguées contre moi » L’auteur dénonce ainsi le fait que son best-seller « Ce que le jour doit à la nuit » soit absent de la liste des prix. « Ça n’a pas de sens, dit-il, ces aberrations parisiennes. Les gens pensent que ça a été facile pour moi de devenir écrivain. J’ai été soldat à l’âge de 9 ans. J’ai évolué dans un pays où l’on parle de livres mais jamais d’écrivains et dans une institution [l’armée] qui est aux antipodes de cette vocation. » Le romancier n’accepte pas ce rejet d’autant plus qu’il est plutôt convaincu de la qualité de son œuvre puisqu’il déclare : « Je ne pense pas pouvoir écrire un livre meilleur que celui-là. » Et il précise aussi ceci : « On devrait me saluer pour ça : j’écris dans une langue qui n’est pas la mienne. »

Si l’occasion se présente, un jour, je ferais une note rien que sur cette dernière déclaration : “J’écris dans une langue qui n’est pas la mienne.”

Photos publiées dans Les amants de Padovani :
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Photos reçues de Youcef Dris :

Amélie Lemoigne sur le bateau en partance vers Marseille,
photograpiée par Dahmane

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Jeunes pieds-noirs à la plage de Padovani
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Amélie Lemoigne et Dahmane avec les soeurs d’amélie à la Pointe Pescade
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Amélie Lemoigne, sa cousine et Dahmane à Saint-Raphaël


Les amants de Padovani

Présentation de l’éditeur:
Si les deux amants ne s’étaient pas trompés d’époque, leur idylle aurait été toute de lumière. Mais dans l’Algérie des années 30, lorsqu’on s’appelle Amélie et Dahmane, les histoires d’amour n’ont pas droit de cité. Et ce sont les pages d’une vraie tragédie qui composent ce roman qui n’en est pas un. La fille de Démontès mourra d’avoir « pêché » avec un indigène; le petit-fils de Fatma paiera d’une vie de malheur une passion qu’il n’a pas su esquiver. Il y a dans « Les amants de Padovani », outre le souffle d’un grand drame sentimental, l’évocation douloureuse d’une Algérie accablée par l’apartheid colonial.
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Né à Tizi-Ouzou le 25 octobre 1945, Youcef Dris a fait ses premiers pas dans la littérature en 1972, en publiant des nouvelles dans les pages culturelles d’”El Moujahid”, à l’époque seul quotidien national de langue française.

Directeur de publication de l’hebdomadaire oranais “Côté Ouest” et auteur de dossiers de société et d’articles politiques et sociaux dans de nombreuses publications, il a dirigé pendant deux ans “Hebdo Rama”, un périodique culturel.

En 1993, Youcef Dris a publié un recueil de poèmes intitulé “Grisailles.”


En toile de fond : c’est une Algérie vivant dans les années 1930. La cruauté née du colonialisme et puis une histoire d’amour. Une histoire qui aurait sans aucun doute trouvé une fin heureuse à notre époque. Amélie, la bourgeoise, et Dahmane, l’indigène, se sont trop aimés pour se douter un instant de la tragédie qui les
Un amour impossible en des temps imprévisibles, l’air n’est pas à la romance encore moins à la passion mais plutôt au fiel de la haine raciale. Sur Les amants de Padovani souffle un vent brûlant ! Après l’amour et la mort, l’écrivain nous invite à vivre chaque seconde du drame de cet amour interdit.
Son roman, à la fois émouvant et déchirant, nous interpelle au détour d’une rue, d’une ruelle ou d’une petite venelle du populeux quartier de Belcourt et de la rue d’Isly en ce début du XXe siècle. Ce fut d’abord « l’apprentissage » du petit Dahmane des us et coutumes des pieds-noirs auprès de la famille de maître Démontes, qui habitait la rue d’Isly.
S. BENSAYAH
Le Soir d’Algérie, 29 janvier 2005

D’autres articles sur Les amants de Padovani datant de 2004


Yasmina Khadra

Un mot sur l’auteur de Ce que le jour doit à la nuit. Et je ne vais pas être tendre. S’il y a bien une chose que Yasmina Khadra n’a toujours pas intégré, qu’il ignore complètement, c’est bien la liberté. Des décennies au sein de l’armée algérienne lui ont fait perdre toute notion de liberté. Si je le souligne, c’est parce qu’il ne cesse de répéter partout le contraire. D’ailleurs, le mot liberté est inexistant dans le roman. Sur plus de quatre cent pages, l’unique fois où je l’ai lu, c’est lorsqu’il écrit ceci, page 262 :

« Dans ses lettres, pas une fois il n’avait laissé transparaître les frustrations qui l’avaient amené à renoncer à sa liberté, à sa famille, à son village pour se livrer pieds et poings liés aux règlements militaires et au travail de la dépersonnalisation consentante et de la soumission. »

En tant qu’ex militaire, c’était donc un homme soumis. Mais il l’est toujours. Il a juste l’impression de ne plus l’être parce qu’aujourd’hui il peut l’écrire. S’il est vrai que l’on ne sait pas grand-chose sur le romancier (avec déjà deux pseudos à son actif), une chose est certaine et sur laquelle on ne devrait plus s’interroger : Yasmina Khadra est, ou était, bien un militaire. Le livre est truffé d’allusions ou de métaphores prenant pour référence l’Armée : « Je défis le papier d’emballage avec les précautions d’un artificier » (p. 278) ; « Tu me présentes un profil à débander un tank » (p. 275), et des dizaines d’autres exemples du même acabit. Une plume formée donc à l’Ecole des Cadets, la St-Cyr algérienne. Son « ancienne » vie d‘officier est bien la cause de cet emprisonnement mental qui lui a fait perdre toute autonomie, y compris aujourd’hui puisque sur ce point-là manifestement rien n’a bougé. D’où son silence et sa langue de bois à faire sourire quand il s’agit de la censure et la liberté d’expression en Algérie.

La stupidité n’a aucune limite chez Yasmina Khadra. La dernière fois où il pensait s’exprimer « courageusement », c’était pour dénoncer la « finance internationale »; autrement dit, dans sa tête : les Juifs. Chose qu’il répète de façon obsessionnelle depuis 2006. La “finance internationale”, cette formule qu’on retrouve dans Les Protocoles des Sages de Sion, devient avec Yasmina Khadra une sorte de nébuleuse terroriste qui finance, à son insu, les films adaptés de ses romans à Los Angeles et à Paris.

« Bouteflika m’a donné une véritable leçon de démocratie. »

En revanche, pas une seule fois je ne l’ai entendu s’indigner contre l’incarcération des journalistes et des intellectuels en Algérie, la saisie des journaux, la censure des livres carrément dans les imprimeries, ou encore contre la énième élection, en 2009, du président Bouteflika, à l’instar des républiques bananières (90,24%). Malgré ses différents pseudos, c’est bien le même homme qui parle. Ce même homme qui déclara en 2009 : « Bouteflika m’a donné une véritable leçon de démocratie. »

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« Aucun pays ne pourrait se targuer d’offrir un cadre
de vie meilleur que celui de Bahreïn. » (2011)

Qui lui souffle de pareilles stupidités ? Mais qu’elle honte, c’est effarant. Je connaissais déjà ses crises de mégalomanies durant la période des prix littéraires où, parce que non sélectionné, il s’est mis à accuser les jurys de racisme. Des crises aiguës que je me suis farcies aussi lors d’un débat, monopolisant la parole pour nous parler de sa fortune et de son courage, et hurler qu’il était un bon musulman. Même les soupires des gens dans la salle n’ont pas réussi à l’arrêter, jusqu’à ce que je prenne le micro et lui demande si vraiment « il s’entendait parler. » Mais je ne connaissais pas l’ampleur de son culot.

Ce que le jour doit à la nuit

En plus du pillage, je ne crois pas exagérer en qualifiant son dernier livre de sous littérature. La construction du roman, une confiture. Sur 400 pages, les 70 premières tenaient à peu près la route : on se dit qu’un gosse de dix ans qui voit le champ de patates de son père partir en fumée dans un pays colonisé ne peut être qu’intéressant à découvrir.

Mots forts et expressions oiseuses

Des expressions et des mots forts tels des mantras reviennent sans cesse, comme : abjuration, l’enfer, profanation, blasphème, sortilège, sacrilège. Le mot tailladé, lui, est partout, tout est tailladé : « il avait extirpé son calepin et, les yeux plissés, griffonnait un poème qu’il tailladait de ratures » (p. 213), ou « cette montagne tailladée par les vents », ou son synonyme : « s’était lacéré le visage avec ses ongles » (p. 299), « les traits de son visage tailladé au front » (p. 341).  Ainsi que farniente, destin, désintégrer, terrasser, tétaniser, coupe-gorge (pp 361 & 362) ou encore le mot trancher, très cher au membre du GIA, qu’on peut par moment lire à plusieurs reprises dans un même paragraphe page 264 : « mon inaptitude à trancher » ; « Comment trancher sans me décapiter, sans perdre la tête ? » ; ou carrément dans la même phrase, comme ici : « y trouva une tranche de pain ; ensuite, avec son canif qu’il sortit de la poche arrière de son pantalon, trancha quelques rondelles » (p.226). Les mots éternité et frustration sont peut-être les plus nombreux. Pour comprendre certains passages, il faut souvent relire, mais c’est pour se retrouver face à des phrases creuses, ou vides de sens (p. 219) : « chaque instant que l’on volait au temps nous livrait une part d’éternité » (instant, temps, éternité.) Des mots violents, sanguinolents, à la pelle : « une absence me mutilait » (p. 385) ; « des appels mutilés » (p. 406) ; « je sentis la pièce, les murs se désintégrer » (p.256), « ce fut comme si sa robe s’était désintégrée » (p. 174), « Mon reflet sur la baie vitrée tenait le coup, mais intérieurement, je m’étais désintégré » (p. 276), « Je me sentais glisser quelque part, me désintégrer lentement » (p. 354) ; « qui faillit me terrasser quand la main d’Emilie glissa sous la table » (p. 229), « La mère de Simon, terrassée, pleurait sur une chaise » (p. 322), « la peine insondable qui me terrassait » (p 272), « l’inconnue nous regarda, nous tétanisant tous les trois » (p.209).

Et puis, l’âme. C’est sans aucun doute ce qui m’a le plus impressionné dans ce roman, l’utilisation du mot âme. Je pensais avoir compris quelque chose à l’âme, depuis toutes ces années à pratiquer la psychanalyse. En refermant Ce que le jour doit à la nuit, j’ai tout désappris. Il n’en reste plus rien. Chez Yasmina Khadra, l’âme est présente partout, tout est expliqué ou décrit à travers et à partir de l’âme, les visages, les meubles, la pensée, la nature, le ciel, les animaux. L’âme chez Khadra, c’est un peu l’Aleph de Borges : c’est le lieu où se trouvent, sans se confondre, tous les lieux de l’univers, vus de tous les angles.

« Âme, c’est bien là le mot qui a fait dire le plus de bêtises. »
(Jules Renard)

Même les fous n’échappent pas aux niaiseries. Yasmina Khadra fait dire à un fou, qui est censé annoncer la bonne parole dans les souks (p. 282) : « Le malheur est un cul de sac. Il mène droit dans le mur. Si tu veux t’en sortir, rebrousse chemin à reculons. De cette façon, tu croiras que c’est lui qui s’éloigne pendant que tu lui fais face. »

On se dit qu’il est vraiment fou, ce fou. Quel dommage. Car d’habitude, en littérature, les fous ne disent pas que des bêtises. Dans tous les styles, les romanciers ont toujours essayé de les habiller d’un peu de bon sens et de raison, quand cela arrive à faire défaut chez les gens dits « normaux. » Mais les fous chez Khadra, ils n’ont pas de chance car ils ne sont pas fous, mais cons.

Peut-être pas avec la maroquinerie ou la littérature, mais il me semble que pour devenir pharmacien, il faut faire des études « poussées. » Or, on ne sait pas non plus par quel miracle le jeune Jonas devient tout à coup pharmacien, puisque il n’a même pas été à la fac, ne quitte jamais son village, et pourtant il devient pharmacien : « Je repris mon travail en pharmacie. […] Il m’arrivait de perdre patience quand je ne réussissais pas à déchiffrer le gribouillage des médecins sur les ordonnances » ; « Le lendemain, je n’eus pas la force de reprendre mon travail à la pharmacie. » Pharmacien par la grâce de Dieu ? Et plus on avance dans le roman, plus il monte en grade : page 332, quelqu’un l’appelle carrément « docteur. » Je vous épargne les répétitions, les passages incompréhensibles dont est truffé le roman, tel ce dialogue où tout finit par s’inverser, de sorte qu’on ne sait plus qui parle à qui et qui dit quoi.

Tout le long du roman, tantôt c’est quelqu’un qui ne cesse de répéter à ses amis : « Ce n’est pas grave » lorsqu’il n’est pas trop considéré, ou peu aimé, tantôt c’est ce même homme qui « n’arrive pas à digérer la tiédeur » de ses amis lorsqu’il est ignoré, au point de ne plus remettre les pieds chez eux. « La rancune serait-elle plus assidue que le bon sens ?… » s’interroge-t-il enfin vers la fin du roman (p. 405.)

De ce père orgueilleux, rancunier, schizophrène, et qui ne pense qu’à « sauver son âme », ce père que personne ne voudrait avoir, qui a raté sa vie de A à Z et ruiné celle de sa famille parce que ne sachant jamais quoi faire ni quelle décision prendre, voici ce qu’en dit le narrateur : « Il savait exactement ce qu’il avait à faire et ce dont il avait besoin. » (p. 15)

La deuxième partie du livre n’est pas mauvaise, mais pire. Le plus troublant, c’est cette différence qu’il y a entre la première et la deuxième moitié du livre. Je n’ai jamais lu de lettres intimes de militaires, mais je trouve pour le moins déconcertant qu’un commandant de l’armée algérienne écrive de tels passages à l’eau de rose. Tout y est différent, le style, la narration, même les niaiseries sont différentes. L’apparition d’Emilie (p. 124, 199 & 201) est d’une platitude et d’un ennui à tel point qu’on aura du mal à ne pas se demander sérieusement si c’est bien la même main qui à écrit tout le roman.

Du Pascal Bruckner à la puissance n

On a beau lire et relire, on peine à comprendre pourquoi le jeune Jonas ne «peut» pas avec la jeune Emilie, alors qu’avec sa mère (p. 180), Mme Cazenave, il ira même jusqu’à la harceler devant la porte de chez elle, fou d’impatience pour la baiser. Depuis le début, Emilie est à ses pieds, mais Jonas reste «impuissant», «muet» devant les supplications de la jolie jeune femme en larmes. Quand on aime trop, on ne peut pas honorer ? [La main de Lucette avait beau étreindre la mienne, elle ne parvenait pas à m’éveiller à moi-même, p. 111.] Chez Yasmina Khadra, du moins dans ce livre, ce sont toujours les femmes qui décident à la place du personnage principal et qui le « secouent. » Les femmes d’un certain âge bien sûr, même si elles sont plus laides et plus sales que la ravissante Mme Cazenave (voir couv. du livre), comme sa rencontre avec cette femme mi-clocharde mi-prostituée (p. 285) :

« Son haleine avinée m’assommait. J’étais exténué, voyais trouble. C’était une femme sans visage tant elle était maquillée. Ses yeux disparaissaient derrière de grotesques faux cils. Elle avait une grande bouche exagérément rouge et des dents rongées par la nicotine. “T’as des problèmes, mon minet ? Eh bien, plus pour longtemps. J’vais arranger ça. C’est le bon Dieu qui m’envoie à ton secours.” Son bras glissa sous le mien. D’une secousse, elle m’arracha au comptoir. “Viens… T’as rien à fiche par ici…” Elle me séquestra sept jours et sept nuits. » Pas six, sept, et il n’a même pas été voir les flics.

C’était une lecture ardue, avec ce roman fabriqué comme un ragoût, où l’auteur se permet en plus d’affirmer des choses sur quasiment tout. Y compris, et c’était je crois le plus dur à lire, sur les sentiments humains. A part ça, le texte est rempli de conseils étouffants de niaiserie :

Sur les sentiments :

« Il ne faut pas avoir honte de ses sentiments quand ils sont beaux, même lorsqu’ils nous semblent injustes» (p. 213)

« En amour, toutes les chances se valent et on n’a pas le droit de ne pas tenter la sienne. » (p. 213)

« Si l’amour rend aveugle, Chris, la jalousie donne la berlue. » (p. 196)

A propos de cette femme (la mère d’Emilie) qu’il a harcelée pour coucher avec elle :

« Simon exagérait. Ce n’était pas de l’amour ; j’avais pour Mme Cazenave une profonde admiration. Mes pensées pour elles étaient saines. »

Ou lorsque le narrateur s’interroge sur les sortilèges et les sacrilèges :

« Quelle mutation était en train de s’opérer en moi ? Pourquoi m’en voulais-je d’être quelqu’un de censé ? (souligné en italique par l’auteur) La correction devrait-elle primer la sincérité ? A quoi servirait l’amour s’il ne supplantait pas les sortilèges et les sacrilèges, s’il devait s’assujettir aux interdits, s’il n’obéissait pas à sa propre fixation, à sa propre démesure ?… » (p. 263) On dirait ces films égyptiens où les acteurs,  blessés par un chagrin d’amour, se plaignent de la vie en s’adressant à dieu par la fenêtre du balcon. Tout ça sous titré en français.

Ou alors son hommage aux femmes, un hommage vertigineux mais qui m’a donné à moi plutôt l’envie de divorcer. Ecoutez l’ange Gabriel s’adresser au prophète Mahomet dans la grotte Hira :

« Tu m’arrêteras quand tu veux, mon garçon.
Il s’assit sur le banc et commença par considérer ses doigts les uns après les autres, ensuite, la nuque ployée, il dit d’une voix lointaine : « L’homme n’est que maladresse et méprise, erreur de calcul et fausse manœuvre, témérité inconsidérée et objet d’échec quand il croit avancer vers son destin en disqualifiant la femme… Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle… Regarde autour de toi, consulte l’Histoire, attarde-toi sur la terre entière et dis-moi ce que sont les hommes sans les femmes, ce que sont leur vœu et leurs prières quand ce ne sont pas elles qu’ils louent… Que l’on soit riche comme Crésus ou aussi pauvre que Job, opprimé ou tyran, aucun horizon ne suffirait à notre visibilité si la femme nous tournait le dos.
» (p. 266) C’est magnifique.

Parfois, le narrateur fait partie de la race ferroviaire, de celle qui regarde passer les vaches :

« La vie est un train qui ne s’arrête à aucune gare. Ou on le prend en marche, ou on le regarde passer sur le quai, et il n’est pire tragédie qu’une gare fantôme. » (p. 385)

“Ce que le jour doit à la nuit est mon meilleur livre”, a déclaré Yasmina Khadra.

Qqs perles :

Le ciel broyait du noir à ne savoir comment s’en sortir. (p. 66)

Ici, le temps tournait en rond. Sans suite dans les idées. (p. 85)

Longtemps, j’avais cru que c’étaient ses yeux qui remplissaient mon âme d’une tendre quiétude. Aujourd’hui, je me rends compte que ce n’était pas ses yeux, mais son regard. (p. 116)

Les yeux peuvent mentir, pas le regard. (p. 240)

Comme bonhomme, il n’est pas clair, mais son esprit l’est. (p. 192)

L’hiver 1960 fut si rude que nos prières gelaient (p. 353)

Ils roulaient le « r » comme on roule le couscous. (p. 380)

J’ai voulu, plus que tout au monde, extraire un à un tous mes souvenirs avec un arrache-clou comme on se défaisait jadis d’une molaire cariée. (p. 400)

Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle. (p.266)

Le commentaire désespéré d’une internaute (Farida Oue) :
[Yasmina Khadra écrit : “Certes, la femme n’est pas tout, mais tout repose sur elle.”
Dans l’esprit de ce bédouin, comme dans l’esprit d’une majorité d’Algériens, il faut comprendre, chers lecteurs, que quand il dit que “la femme n’est pas tout”, ça veut dire qu’elle n’est rien.
Et quand il continue : “mais tout repose sur elle”, il faut entendre par là qu’elle doit se farcir le ménage, la vaisselle, le linge, la bouffe, les enfants, les courses, quoi. Tout repose sur elle qu’il a dit. Ca promet.]

Cependant, elle avait beau s’intéresser à autre chose, fixer le parterre ou un bout du ciel, je décelais nettement la braise qui couvait au fond de ses orbites, semblable aux laves océanes que ni les milliards de tonne d’eau ni les ténèbres abyssales n’étoufferaient. (p. 273)

L’hiver se retira un soir sur la pointe des pieds. (p. 191)

L’automne se débina sur la pointe des pieds. (p. 276)

Le printemps gagnait du terrain. (p. 219)

Je défis le papier d’emballage avec les précautions d’un artificier. (p.278)

Un éclair illumina les ténèbres. La pluie tombait doucement. Les carreaux étaient en larmes. Je n’avais pas l’habitude de voir pleurer les vitres. (p.280)

Ma chambre eut du mal à me digérer. (p. 280)

J’avais un compte à régler avec moi-même. On ne fuit jamais soi-même. (p. 282)

En tout cas, il a l’air apaisé de quelqu’un qui vient de régler ses comptes avec lui-même. (p. 397)

Son onde de choc se répercuta à travers mon corps comme une détonation souterraine à travers les douves d’une forteresse. (p. 305)

La nuit me trouva assis sur le perron de la pharmacie. (p. 310)

Je glissais vers quelque chose que j’étais incapable de définir et qui m’étirait dans tous les sens en déformant mon discernement, mes fibres, mes repères, mes pensées, pareil à un lycanthrope abusant des ténèbres pour naître à sa monstruosité. (p. 314)

Ce n’était sûrement pas Lucette ; elle aurait situé mon sourire, décelé un rivage évocateur dans le bleu de mes yeux. (p. 317)

Adieu Lucette ! (p. 116)

Une larme profita d’un moment d’inattention et parvint à se faufiler à travers mes cils et à rouler sur ma joue. Je n’eus pas le courage ni la force de l’intercepter. (p. 330)

Chaque soir, dans mon lit, je redoutais de me réveiller au cœur des absences. (p. 316)

Je m’essuyai la figure et quittai la librairie avec le sentiment qu’une brume émanant de nulle part était en train de supplanter la lumière finissante du jour. (p. 330)

Et ces yeux, mon Dieu ! qui me dévisagent, qui me devinent. Comment a-t-il pu m’identifier parmi tous ces gens alors que nous ne nous sommes jamais rencontrés ? (p. 386)

Pauvre fou, ne sais-tu pas que, d’une manière ou d’une autre, tout rescapé d’une guerre est un traitre ? (p. 393) (C’était la devise de Boumédiènne, 1932-1978, premier fossoyeur de l’Algérie.)

André est bourré comme une pipe, mais il tient le coup. (p. 399)

Chaque instant que l’on volait au temps nous livrait une part d’éternité. p. 219)

A quatre-vingt ans, notre avenir est derrière. Devant, il n’y a que le passé. (p. 403)

Quand j’ai entendu sa voix, j’ai cru que c’était Jean-Christophe qui rappliquait, et ça m’a insufflé une bonne dose de je ne sais quoi qui m’a revigoré ; cette même force m’a abandonné illico quand je me suis aperçu que ce n’était pas lui. (p. 403)

Il est des jours que les saisons renient. La fatalité s’en préserve, et les démons aussi. (p. 66)

Et l’éternité avait rompu comme s’éclipsent les lampes quand on appuie sur le commutateur, si vite que j’en fus pris de court. (p. 89)

J’étais persuadé que la misère ne relevait pas de la fatalité, qu’elle s’inspirait exclusivement des mentalités. Tout se façonne dans la tête. (p. 90)

La guerre éclata en Europe. Tel un abcès. (p. 108)

Le soleil oranais se surpassait. (p. 111)

Parce qu’il ne supportait pas d’être l’objet d’une telle infamie, il en perdit plusieurs fois la raison. (p. 114)

Les vergers reprirent leur défilé. Les orangeraies et les vignes se donnaient du coude pour conquérir les collines et les plaines. (p. 118)

A un âge ou l’éveil est aussi douloureux que les premiers saignements chez une fille, ça vous stigmatise au fer rouge. (p. 129)

J’avais pour Mme Cazenave une profonde admiration. Mes pensées pour elle étaient saines. (p. 169)

Mme Cazenave avait toujours l’allure aérienne, mais mon cœur ne bondit pas dans ma poitrine. Etait-ce la pluie qui tempérait les passions ou bien la grisaille qui démythifiait les souvenirs ? Je n’avais pas cherché à le savoir. (p. 194)

Mon cœur cognait comme un forgeron fou sur son enclume. (p. 249)

(…) semblait jurer de ne plus remettre les pieds dans un bled aussi enclavé culturellement qu’un enclos à bestiaux. (p. 206)

La main de Lucette avait beau étreindre la mienne, elle ne parvenait pas à m’éveiller à moi-même. (p. 111)

Pourquoi moi ? hurlais-je en mon for intérieur. (p. 240)



 

 

249 réponses à “Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris

  1. En tout cas, un bien grand bravo monsieur Sarroub. Pas seulement pour les plagiats que vous dénoncez, à vrai dire je m’en fous car je ne le lis pas, mais pour votre liberté de ton. Le roman est nul, vous le dites, en toute liberté, et vous démontrez bien le pourquoi du comment. En Algérie, nos journalistes sont des cireurs de pompes. Ca fait vraiment chaud au coeur de lire quelqu’un en train d’incendier avec des mots durs et beaucoup de vérité un écrivain aussi con et sans le moindre talent, et aussi puissant que l’est Yasmina Khadra. Cet homme est un robot pour moi, un robot fabriqué par l’armée et le gouvernement algérien. D’ailleurs, il ne s’en cache pas.
    Je souhaite que nos journalistes lisent votre article.
    Bravo jeune homme.

  2. Karim, il faut lire « L’olympe des infortunes » !
    Pour vous ça sera le suicide assuré !

    merci pour cette lecture rafraichissante.

  3. et voilà le deuxième plagiat, sacré Karim.

  4. Je suis une férue de la littérature algérienne et j’ai lu les deux romans de Khadra et Driss et les ancrages du roman sont les mêmes hélas, même l’Olympe des Infortunes me rappelle un roman lu en 2003 paru en Algérie ou un groupe de gens des SDF vivant dans la misère et la rue s’Alger, le roman se passe dans l’Algérie du terrorisme. Il y’a le protecteur que l’auteur appelle « Le marchand ambulant » et les autres Moh mégot, Ninou, Ayl.

  5. Alléluia! Enfin quelqu’un qui dit ce qu’il en est vraiment de ce charlatan.
    Malheureusement, de nos jours, il y a de moins en moins de personnes qui font la distinction entre les écrivailleurs et les véritables écrivains, entre ceux qui font de la Littérature et ceux qui « font littéraire », entre les phrases portant un sens et les contorsions de style creuses…

  6. Journaliste algérien

    Bonjour, tout d’abord, on n’est pas au courant de ces plagiats en Algérie. Ni de l’affaire Youcef Dris ni l’affaire Tahar Wattar.

    Bien sûr on va lire et enquêter, et s’il y a quelque chose à dire, on le dira. Yasmina Khadra n’a aucun pouvoir en Algérie. C’est un citoyen comme les autres et un auteur somme toute banal et très maladroit. Il dit partout qu’il est Algérien comme si c’était une honte pour lui d’être français, mais il accepte toutefois de vivre dans les beaux quartiers à Paris et n’a aucun scrupule à réclamer des prix littéraires français…
    C’est ça Yasmina Khadra, tout est son contraire.
    cordialement

  7. bonjour

    il faudra aussi lire si vous voulez une enquête globale ‘Le seigneur des agneaux de Yasmina Khadra et « la fille de la Casbah » de Leila Marouane, c’est édifiant.

    • Il faut comparer « A quoi rêvent les loups » et non pas « ‘Les agneaux du seigneur » avec « La fille de la Casbah » de Leila Marouane. Bien sûr celui de Leila et paru avant celui de Yasmina

  8. Comment ne pas être d’accord avec tout ce qu’écrit ce Karim?

    Pour en revenir à la misogynie de Yasmina Khadra, savez-vous quelle est la grande question philosophique dans son dernier roman?
    Accrochez-vous, la voici :

    « Qu’est-ce qu’une femme. » !

    • il devrait commencer par nous présenter (à ses fan), la vraie yasmina khadra; au lieu de la laisser à l’ombre…

  9. MERCI POUR CET ARTICLE BIEN ECRIT ET BIEN DETAILLé

  10. yasmina khafra a fait vérouiller le blog où il a intervenu, il vérifie les commentaires avant de les passer, un écrivain qui n’accepte pas les critiques, je trouve bizarre ce comportement!

    • Yasmina Khadra a un blog ?

      • En fait c’est pas son blog. C’est le blog d’Alain Belle, UltraSensiBlog.
        Les commentaires ont en effet été fermés depuis que les internautes ont commencé à parler du plagiat !

  11. Bonsoir,
    Ce serait bien que quelqu’un se décide à lire tous ses livres et faire des recherches sur internet, quelqu’un qui sache lire et qui a déjà beaucoup et qui s’en rappelle.
    je suis sûre que ce ne sont pas les seuls plagiats. Quelqu’un dans les commentaires plus haut parlait de plagiat à propos du roman de Leila Marouane. Pourquoi ça serait faux ? Il faut regarder pour ce bouquin-là aussi.
    cordialement

    bravo pour article

  12. Mohamed Dziri

    Ce plouc comme vous dites, chez nous il se prend pour un ministre.
    C’est un intouchable, le chouchou du président. Il peut virer, s’il veut, avec un coup de fil ou un mail.
    Et vous voulez que les journalistes algériens lui marchent sur les pieds ? On voit que vous ne connaissez pas l’Algérie !
    Si jusqu’à maintenant personne n’a vraiment osé s’attaquer à lui (à par le psy mais il est à Paris), ça veut dire ce que ça veut dire. Tout le monde baisse son froc devant Khadra.

    • Hey, ce plouc comme vous dites tous n’est pas si con que ça !
      Il était juste en manque d’inspiration !
      Il fallait qu’il publie un livre, et comme les idées ne viennent pas, alors je pique un peu ici et un peu là, je change un peu par-ci, j’en rajoute par-là, et j’envoie chez Julliard !

  13. Je n’ai lu ni Ce que le jour doit à la nuit, ni le roman de Youcef Dris.

    Mais je viens de refermer L’olympe des infortunes, et je voudrais donner mon avis sur ce roman.

    N’est pas philosophe qui veut …Yasmina Khadra n’hésite pas à se renouveler, à prendre des risques en changeant de genre littéraire : il passe du roman à la fable philosophique. Le choix est louable mais pas forcément réussit.

    Des Horr vivent dans une décharge face à la mer car la société est mauvaise : on ne peut rien en attendre. Un jour un personnage mystérieux vient leur expliquer qu’ils se sont trompés et que l’espoir existe. Ce personnage à mi – chemin entre Dieu lui-même et une créature de l’espace les convainc.
    Ce livre ne nous épargne aucun poncif. L’argent source de tous les maux, on ne peut rien attendre de la société, etc.

    Yasmina Khadra a un réel problème avec l’argent. C’est curieux de le lire nous faire la morale après s’être bien enrichi avec des livres qui surfent sur le terrorisme. Parmi les grands questionnements de l’humanité, l’humanité mâle en tout cas, dans ce livre il y a ceci: « qu’est ce qu’une femme ? »
    Est-ce vraiment une question, ça ?

    Les tenants d’un certain prêt-à-penser littéraire exigent sans doute que l’on s’extasie béatement devant l’Olympe des Infortunes : d’une part parce que c’est un Khadra, d’autre part parce que ce type d’ouvrage se prête admirablement bien à l’étalage de leur vocabulaire conditionné : « récit initiatique », « galerie de personnages hauts en couleur », « conte moral et philosophique » et autres poncifs du genre.

    Je n’ai pas du tout, mais alors franchement pas du tout, apprécié ce roman. Pour dire vrai, je m’y suis profondément ennuyé. Monsieur Khadra, vous m’avez déjà, par le passé, passionné. Mais là, honnêtement, j’ai eu beaucoup de mal à atteindre la dernière page. Pas une seconde, je n’ai accroché à votre République autonome de la décharge municipale ni à aucun de ses citoyens, leur vie, leur œuvre, et de philosophie ou de morale, je n’ai guère vu la trace. Inintéressant, c’est le terme que je cherchais.

    C’est une métaphore grossière, au trait lourd et appuyé, L’Olympe des Infortunes se veut la mise en scène d’une humanité différente, celle de marginaux qui vivent dans une décharge publique à ciel ouvert en bord de mer. Heureux les simples d’esprit et les laissés pour compte semble vouloir prouver Khadra et il étire ce cliché vieux comme la Bible au long de plus de deux cents pages sans intrigue autre que le départ et le retour de Junior, enfant prodigue martyrisé par une société policière incapable d’accepter la différence. C’est un roman terriblement bavard, aux dialogues artificiels comme ses personnages et au style ampoulé, mélange invraisemblable de syntaxe relâchée et de vocabulaire soutenu qui sonne faux d’un bout à l’autre. L’apparition de Ben Adam (pouvait-on faire nom plus lourd ?), l’homme éternel, descendu de son olympe pour répandre la bonne parole achève d’élever ce roman dans les hauteurs… du ridicule. C’est un roman qui ne vaut même la peine qu’on en parle.

    Monsieur Khadra a bien réussi son coup avec deux ou trois bouquins sur le terrorisme. Il s’est fait un lectorat. Et maintenant il peut radoter ce qu’il veut, il sait qu’il sera lu.

  14. « 40% de mes tournées mondiales sont l’œuvre des ambassades françaises. Les Instituts et les Centres culturels français ont largement contribué à ma « notoriété ». et quelle notoriété? Khadra est un guignol du système, sur le terrorisme, qu’est-ce qu’il dit dans « à quoi rêvent les loups? » que le peuple a été trompé mais en même temps il y a les méchants pour justifier la répression, et quand il cite les massacres contre la population il cite le GIA, mais sans éclairer le lecteur. Et dans « l’attentat », il présente deux femmes voire deux sociétés, l’Israélite, la femme parfaite, et la palestinienne, c’est à dire la kamikaze qui a « trompé » le mari et il met en évidence presque l’ingratitude de cette femme vis à vis de la société d’accueil en excusant presque ce geste dû à une pathologie qui s’est développée suite à un choc dans l’enfance, ça rappelle Frantz Fanon qui citait dans « Les damnés de la terre » les travaux d’une école psychiatrique sur le « criminel-né ». Il faudrait analyser ces deux livres, Khadra n’accepte pas la différence, je dirai même il la condamne !

  15. Bonsoir Karim Sarroub,
    Vous vous êtes contenté d’un petit et laconique « +1″ pour annoncer le 2ème plagiat de cet escroc de Yasmina Khadra.
    A votre place j’aurais fait une note supplémentaire complète.
    Ce qui est inscrit dans l’encyclopédie n’est pas rien.
    Quant au plagiat du livre de Youcef Dris, vous avez tout dit.

  16. @ Danièle,

    Il est vrai qu’avec des scandales pareils, un Eric Nolleau aurait fait tout un bouquin.

  17. Belkacem Ahmed

    Bonjour monsieur Sarroub
    J’ai eu l’occasion d’intervenir à propos du plagiat de Khadra pour Les Amnats de Padovani, mais cet auteur récidive avec l’Olympe des infortunes : L’étau se ressert autour de ce plagiaire, puisque son dernier livre a de drôles de ressemblances avec l’ouvrage de Bouziane BEN ACHOUR, paru en 2005 aux éditions Dar El Gharb d’Oran et intitulé HOGRA, qui signifie déni. En effet, en 4ème de couverture de ce livre l’éditeur écrit:: …. Les laissés-pour-compte se réveillaient. Bousculés dans ce qu’ils avaient de plus constant dans la vie, leur oisiveté, ils différeront pour quelque temps leurs rêves de partance pour d’autres cieux en se mettant spontanément du côté du rebelle, sans autre programme que l’action sociale de désobéissance. Quelle euphorie en perspective!
    Encore un livre qui a « inspiré » Khadra, et la liste est ouverte.

  18. Lisez la revanche de May de Nassira Belloula paru en 2003 aux éditions Enag. Un homme mystérieux redonne de l’espoir aux gens de la nuit et des rues, les laisser pour compte, le Singe, Moh Megot, Ninou qui ont fui une société egoiste pour vivre dans la rue, entre drogues, alcools et petits larcins, l’homme mystérieux de Yasmina Khadra ressemble au marchand ambulant de Nassira Belloula qui veut sauver ces enfants de la rue en leur lisant des livres qu’il revend sur un trottoir. Junior de Y K a prix les traits de Ninou de N.B, hasard, inspiration, coincidence……je ne sais pas, ou peut-être ne voyons-nous en yasmina khadra qu’un plagiaire maintenant, faisons nous fausse route?

  19. KKHJGKJHGKJHGKJHG

    A mon avis, à mon humble avis, je pense que quelqu’un devrait se dévouer et lire tous ses livres pour comparer. Au moins avec ceux qu’on vous a indiqués.

    Le gars n’a pas plagié une fois, mais deux !

    Je pense qu’il faut vérifier les livres qu’on vous indiquent comme douteux, Karim Sarroub. Si les gens reconnaissent d’autres histoires dans d’autres livres écrits, pardons, publiés par Khadra, c’est qu’il y a quelque chose.

  20. Si vous avez lu L’olympe des infortunes, oui, lisez « la revanche de May », de Nassira Belloula, paru en 2003 aux éditions Enag.

  21. Vous êtes capables de démentit les encyclopédies ! Encore faut que vous sachiez lire l’anglais !

    Je ne crois pas que Karim Sarroub a un contact avec les intellectuels américains qui ont balancé le plagiat !

    Karim Sarroub ment ?
    L’encyclopédie ment ?
    Tahar Ouettar ment ?
    Youcef Dris ment ?

    C’est Tahar Ouettar lui-même qui parle de plagiat ! C’est lui qui a révélé aux américains le plagiat de son roman Al Laz ! Et face au scandale, Yasmina Khadra a accepté le retrait de son roman Le privilège du phénix, pour le republier une fois les passages qu’il a plagié retirés.
    Vous êtes trop aveuglés par votre admiration ! Pauvre ploucs !

    Tout finit par se savoir.
    Ca vous reste en travers de la gorge, vous n’en revenez pas de voir votre héros accusé, AVEC DES PREUVES, ce ne sont pas seulement des rumeurs, accusé de voleurs d’histoires.

    Lisez, ignorant que vous êtes ! Admirateurs aveugles et débiles !
    Est-ce que c’est possible qu’il existe deux romans avec tout ça comme ressemblances ? Et regardez bien la photo !

    Pour le roman de Tahar Ouattar, prière de consulter l’encyclopédie !

  22. Ha ha ! que ça fait du bien de lire un Algérien tirer au bazouka sur Yasmina Khadra!
    La première : Il faut vous mettre en tête ceci : vous êtes le seul intellectuel d’origine algérienne à lui marché sur la tête. Vous lui avez ruiné la carrière avec ses deux plagiats, vous le savez bien.
    La deuxième : S’il vous arrive d’aller encore en Algérie, changer de cap ! Khadra a le bras plus long que celui d’un ministre. Et il est toujours considéré comme un commandant de l’armée. Commandant dans l’armée algérienne + ambassadeur à Paris… bref, pas la peine de vous faire un dessin.

  23. Pour moi Yasmina khadra est un écrivain et un majeur avec un style qu’on lui reconnait. C’est quand même assez bizarre que l’accusation vient de la même personne avec qui il a eu une altercation. Si c’est réellement vrai pourquoi cette affaire n »est pas devant les tribunaux…
    Mohamed

  24. pour aller en tribunal il faut que Yasmina Khadra porte plainte contre Sarroub ou autre pour diffamation, or, de son côté c’est le silence radio.

  25. Je suis cette affaire depuis le début. Plainte? On ne porte pas plainte face à de telles évidences; ça se voit qu’il a plagié, non ?

    Et puis un autre plagiat est inscrit dans une encyclopédie. Faut-il qu’il porte plainte aussi contre l’encyclopédie ?

    Selon cette encyclopédie, lorsque son livre a été interdit pour plagiat après la plainte de Wattar, il a changé d’avis en annulant la publication du « Privilège du phénix » pour camoufler l’affaire durant quelques années avant de le publier à nouveau, une fois les passages incriminés retirés.

    La méthode de Khadra, c’est sûrement pas la plainte. C’est plutôt le silence, pour que le scandale ne devienne pas international.

    Bien sûr, quand on est vraiment innocent, on porte plainte. On ne va pas dire sur le blog de quelqu’un d’autre qu’il n’y a aucun plagiat, comme l’a fait Yasmina Khadra. Quel innocent accepte d’être accusé de ça?

    http://encyclopedia.jrank.org/articles/pages/5769/Khadra-Yasmina-Muhammad-Moulessehoul-1955.html

    Khadra also published several early novels under his real name. Two, Houria and Amen! (both 1984) were published in Algeria. He published three more novels under his real name, one in France— De l’autre coté de la ville (1988; The other side of the city)—and two in Algeria: La fille du pont (1985; The girl on the bridge) and Le privilège du phénix (1989; The privilege of the phoenix), Written during his youth, at age twenty, Le privilège du phénix was blocked because of the presence of a character in the novel named Llaz. He was accused of plagiarism and the novel was withdrawn. It was many years later and only after he made changes that this novel was finally published. Though Khadra refrained from mentioning the name of the writer who accused him of plagiarism, it was in all probability AL-TAHER WATTAR , author of the novel Al-Laz (1974). According to its author, Le privilège du phénix is a modest novel, “managed in an acceptable manner and partially completed” (Ghellal, 2004, p. 310).

  26. yasmina Khadra à la tête du CCA a tous les livres parus en Algérie Gratos, voici quelques livres et référence dans la bibliothèque Du Centre Culturel Algérien
    (ceux cités par les lecteurs dans les forums concernant le plagiat

    – La revanche de May. [texte imprimé] / Nassira Belloula, Auteur . – Alger : ENAG, 2003 . – 165 p.
    ISBN : 9961-623-36-3
    Langues : Français (fre)

    Exemplaires
    Code barre Cote Support Localisation Section Disponibilité
    17552 R / BEL Livre Bibliothèque principale Romans Exclu du prêt

    – Le châtiment des hypocrites. [texte imprimé] / Leïla Marouane, Auteur . – Paris : Seuil, 2001 . – 219 p.
    Langues : Français (fre)

    Réservation
    Réserver ce document

    Exemplaires
    Code barre Cote Support Localisation Section Disponibilité
    17100 R / MAR Livre Bibliothèque principale Romans Disponible

    – L’As. [texte imprimé] : Roman traduit de l’arabe par Bouzid Kouza avec la collaboration de Idris Boukhari et Jamel Eddine Nencheikh. / Tahar Ouettar, Auteur . – Paris : Temps Actuels, 1983 . – 214 p.
    ISBN : 978-2-201-01625-7
    Langues : Français (fre)

    Réservation
    Réserver ce document

    Exemplaires
    Code barre Cote Support Localisation Section Disponibilité
    1940 R / OUE Livre Bibliothèque principale Romans Exclu du prêt

    – Hoggra Type de document : texte imprimé
    Auteurs : Bouziane Ben Achour, Auteur
    Editeur : Oran : Dar El Gharb
    Année de publication : 2008
    Importance : 224 p
    Langues : Français (fre)

    – Mèjnoun [texte imprimé] / Bouziane Ben Achour, Auteur . – Oran : Dar El Gharb, 2008 . – 224 p.
    Langues : Français (fre)

    Exemplaires
    Code barre Cote Support Localisation Section Disponibilité
    18909 R / BEN Livre Bibliothèque principale Romans Exclu du prêt

    • @ Safir,

      Bien sûr que le livre de Tahar Ouettar est disponible au CCA, puisque, comme il est précisé (en anglais) dans l’encyclopédie, les passages plagiés ont été retirés par Yasmina Khadra lorsque le scandale a éclaté, avant de publier son livre à nouveau (plusieurs années après.)

      Il ne manquerait plus que ça : que YK interdise les livres qu’il a plagiés !
      Vous prenez vos lecteurs pour des idiots ma parole.

      Je remets le passage ici :

      It was many years later and only after he made changes that this novel was finally published. Though Khadra refrained from mentioning the name of the writer who accused him of plagiarism, it was in all probability AL-TAHER WATTAR , author of the novel Al-Laz (1974). According to its author, Le privilège du phénix is a modest novel, “managed in an acceptable manner and partially completed” (Ghellal, 2004, p. 310).

      ET LES ROMANS DE KARIM SARROUB, ON LES TROUVE AU CCA ?!!!

  27. Karim Karroub, si vous lisez l’arabe littéraire, pourquoi pas un : « CE QUE YASMINA KHADRA DOIT A TAHAR WATTAR ? » Qu’on voie un peu de quoi traite ces bouquins.
    C’est pas clair pour ce plagiat. On sait juste que le roman de Khadra a été interdit suite à une plainte pour plagiat. Il y a forcément eu une négociation entre Tahr Wattar et Khadra.

    Beaucoup d’auteurs trouvent un chemin d’entente avec l’auteur ou l’éditeur du livre qu’ils ont plagié lorsqu’ils sont démasqués.
    Cordialement

  28. P-s:

    Etant donné que c’est Yasmina Khadra qui en est le directeur, trouve-t-on vos romans au Centre Culturel à Paris ?

  29. Une rencontre a été organisé pour YK, à l’initiative du consulat d’algérie à l’université de saint-étienne, la république des copains est à pied d’œuvre mais ce sont des coups dépée dans l’eau, elle est amusante la communication « écrivain internationalement connu » pour son plagiat. Une photo montre YK cadré par un étudiant et un maître de conférences qui a du mal à classer le dernier livre, une « Chronique, fable, allégorie, roman d’apprentissage, épopée burlesque : le roman de Khadra est tout cela sans doute », « sans doute » a dit le maître conférencier en littérature, une expression qui marquerait une incertitude sur l’écrit et je dirai qu’il n’ y a pas de création quand on pioche chez les autres.

  30. C’est clair que les consulats et les ambassades algériens à travers le monde lui organisent des rencontres un peu partout; un fonctionnaire de l’Etat a bien le droit à ça, tout de même !

    C’est écoeurant

    Il a sali la fonction d’écrivain par sa mégalomanie, ses plagiats, et sa façon de s’exprimer qui n’a rien à voir avec celle des autres écrivains.

    Pourquoi parmi tous les écrivains algériens, il est le seul à hurler un peu partout qu’on lui veut du mal ? Pourquoi les autres auteurs ne sont pas critiqués comme lui et ne se plaignent surtout pas de ça ? Ca prouve bien qu’il y a quelque chose.

  31. Mr Sarroub, vous n’êtes pas un homme si vous ne lisez pas le livre “Hogra” de Bouziane Ben Achour, « la revanche de May » de Nassira Belloula et “L’olympe des infortunes” de Yasmina Khadra; faites le SVP, c’est à MOURIR de RIRE…

    ______________________________________________________

    “L’Olympe des Infortunes de Yasmina Khadra : L’éloge de l’échec des marginaux”

    L’Olympe des infortunes est une véritable plongée dans le monde des clochards pour dénoncer la décadence de notre civilisation.

    Paris
    De notre correspondant
    Après sa trilogie politique autour des conflits secouant le Proche-Orient, avec notamment trois livres, les Hirondelles de Kaboul, l’Attentat et Les sirènes de Baghdad, l’écrivain algérien Yasmina Khadra a, dans son dernier roman L’Olympe des infortunes (Edition Julliard) changé radicalement de registre. Il a fait une plongée profonde dans le monde des marginaux et des laissés-pour-compte de la société moderne. Un long voyage dans le royaume des clochards, ce monde plein de tendresse et de rêves insoupçonnés, contrairement à ce que pourrait penser le commun des mortels. L’histoire se passe à la lisière de la ville, hors du temps et de toute géographie, sur un terrain vague proche de la mer.
    C’est là où une bande de copains a pris ses quartiers, choisissant de tourner le dos aux sarcasmes de la société et aux regards impitoyables et méchants de ses habitants. Pourquoi donc une telle fuite en avant ? Pour Yasmina Khadra, la clochardisation est la même en France ou ailleurs. « Il y a une sorte de renoncement qui fait qu’un être humain coupe tous les ponts avec la société et essaye de s’inventer un nouvel univers », explique-t-il, avant d’ajouter dans une interview à une télévision internationale : « Dans cette décharge (allusion à l’endroit ou se déroule l’histoire du roman), il y a une sorte d’abjuration. Les marginaux qui y vivent en dehors de la société se croient finalement libres, alors qu’en réalité, ils sont les otages de leur propre décomposition. »
    Yasmina Khadra, qui a tenté de se mettre dans la peau d’un clochard, avoue néanmoins être resté à la périphérie de ce monde incompréhensible et difficile à pénétrer. Ainsi, pour satisfaire sa curiosité, il a entrepris d’écrire ce livre qui met en exergue la solidarité, l’amour et le compagnonnage sans faille qui caractérisent souvent le milieu des clochards. Loin de l’individualisme et de l’égoïsme de la société moderne que la publicité et les spécialistes en marketing ne cessent de promouvoir à longueur de journée, L’Olympe des infortunes dénonce finalement les travers et les contradictions de la société contemporaine. Il fait également le procès de l’homme qui ne pense qu’a sa petite personne au détriment de l’intérêt général.
    C’est un pamphlet contre notre civilisation qui ne produit que désolation et injustices. « J’ai cherché dans mon dernier livre à comprendre pourquoi l’homme est devenu l’ennemi de lui-même, comment voit-il demain et comment a-t-il perdu les valeurs qui étaient les siennes ». Traduit déjà dans plus de 30 langues, L’Olympe des infortunes a toutes les chances de connaître le même sort. Ecrit dans un style corrosif mais généreux décrivant la réalité des clochards avec force détails, Yasmina Khadra marque un retour vers ses premiers amours littéraires. « J’avais peur de m’enfermer dans une catégorie d’auteurs. On a dit de moi que j’étais un écrivain ‘‘politique’’ et aussi ‘‘d’histoire’’, alors que moi je ne fais que de la fiction. J’aime créer de nouveaux univers, de nouveaux personnages pour ensuite leur insuffler un destin ».

    http://www.elwatan.com/L-Olympe-des-Infortunes-de-Yasmina
    __________________________________________________________

    “Hogra de Bouziane Ben Achour

    Le combat de ceux qui ne peuvent plus y prendre part…”
    Avec Hogra, fraîchement publié chez Dar El Gharb, Bouziane Ben Achour vient de livrer le dernier opus de ce qui désormais constitue un triptyque entamé avec Dix Années de solitude et poursuivi avec Sentinelle oubliée.
    Déroulant une saga de petites gens, de sans grades, cette trilogie est un chaleureux hommage à tous les anonymes ou, plus exactement, aux antihéros d’une ingrate chronique des jours, avec en toile de fond l’histoire de 40 années post-indépendance. De la sorte, si, à l’instar des deux premiers romans, Hogra décrit par le menu le gâchis de ce segment de l’histoire nationale à l’échelle des individus les plus vulnérables, il y ajoute le jugement en en caractérisant la quintessence dès son titre. Mais qu’on se rassure, ce néologisme tant galvaudé depuis octobre 1988 n’est présent chez Ben Achour qu’une seule fois dans le texte, comme par pudeur. Ainsi, s’il est question de déboires d’individus, il est surtout rapporté avec une rare pénétration leurs fêlures dans ce qu’elles ont de plus bouleversant. Cela étant, Hogra n’en raconte pas moins une contre laquelle s’insurge Mourou Derbda. Cet homme, un comédien à la retraite, s’est pris d’être « l’empêcheur de tourner en rond à Sidi Béchar », un populeux douar-lotissement situé à la périphérie d’Oran. Ce n’est pas parce que Mourou serait au chant du cygne comme l’illustre personnage de Tchékov. Ce n’est également pas parce qu’il a été un permanent second rôle au théâtre qu’il s’est mis en tête d’en camper un dans la vraie vie. Lui, ce qui l’enflamme, c’est l’exaltante mission « de perpétuer le combat de ceux qui ne peuvent plus y prendre part ». Il est davantage Don Quichotte mais sans l’extravagance, sans folie furieuse. Il l’est mais en situation de légitime défense comme pour les personnages de Dix Années de solitude et Sentinelle oubliée, des personnages principaux qui étaient féminins. Mais, n’en disons pas plus. Notons cependant que l’intrigue qui donne corps à l’œuvre relève toujours davantage de la situation que de l’intrigue proprement dite. En effet, Ben Achour nous expose, encore une fois, une situation au paroxysme de la crise, un conflit sans issue, semblable exactement à ceux qui s’achèvent dans la réalité nationale par des débordements et le recours à la violence contre de préférence ce qui symbolise l’Etat. Cette constante dans le triptyque fait en définitive que ce qui importe, c’est moins ce qui arrive dans l’intrigue que la narration de ce qui est arrivé bien avant elle. De la sorte, cette dernière se réduit, au gré de ses bifurcations, à un prétexte pour déboucher sur une galerie de portraits de personnages de tout acabit, des plus tristes aux plus émouvants en passant par les plus pittoresques, avec cependant, cette fois, relativement moins de déterminisme dans la trajectoire de leur destinée. Ces personnages représentatifs de la société « d’en bas » sont ainsi décrits autant par leur vie intérieure que par leur extériorité ; les tics et les manières en disant sur eux parfois plus longs que leurs tourments intérieurs. Leurs patronymes également. A ce propos, le lecteur sera surpris par plus d’un, Ben Achour s’étant de son propre aveu offert le plaisir d’en cueillir de croustillants dans un vécu qui dépasse parfois la fiction en imagination. Enfin, pour ceux qui ont déjà connaissance des deux premiers romans, ils ne manqueront pas de constater qu’avec ce dernier, le romancier s’est affirmé plus sûrement. D’une part, le récit n’a plus rien de laborieux, investissant avec souplesse les méandres de la vraisemblance. D’autre part, le style s’est dépouillé des fioritures qui font le plaisir de la lecture de ses succulents articles de journaliste, le métier d’écrivain prenant résolument le dessus. Ben Achour s’est ainsi interdit de donner aux lecteurs qui connaissent sa signature ce qui les met en appétit à travers ses écrits dans la presse. Il n’empêche de beaux restes de parfois sourdre à point nommé. Hogra ? A lire pour le plaisir.

    http://www.elwatan.com/Hogra-de-Bouziane-Ben-Achour

  32. je ne suis pas dutout de votre avis …. j’ai adoré » ce que le jour doit à la nuit « , sa lecture fut passionante et riche en emotion … je pense que toute cette polemique n’est que le fruit de la jalousie de certains !!!!!

  33. Karim Sarroub, Yasmina Khadra est complètement à côté de la plaque. Soit il est mythomane, soit ce type est fou. Interviewé dans L’Expression, il dit ceci :

    « Je suis digne, honnête, et je n’appartiens à aucun réseau, mais à aucun moment le parisien n’oserait m’accuser de plagiat. Pour atteindre un tel sommet d’abjection il faut être vraiment irresponsable. »

    Alors que vous l’accusez, vous, non pas d’un, mais de deux plagiats, et que tout le monde le sait.

    http://www.lexpressiondz.com/article/3/2010-05-30/77018.html

    Il dit au journaliste :
    « moi j’ai beaucoup d’imaginaire. »

    Est-ce vraiment lui qui a écrit tous ces livres ? Ses réponses à la journaliste sont d’un ridicule absolument inouï.

  34. j’ai suivi les interventions de Khadra dans la presse algérienne, lors de son passage récemment pour le FELIV, les journalistes l’ont encore salué et les gens bousculés pour le voir et le toucher, ce qui a rajouté à sa maladie de grandeur. Il a nié les plagiats et accusés les gens des forums de « ratés » tout comme, il avait accusé auparavant tous ces algériens de raté et ils ont accouru de partout pour le saluer, pauvre Driss et pauvre Bouziane et pauvres les autres. On est pas prêt de voir éclater la vérité hélas, que ce soit lui qui écrit ou non qu’il ait plagié ou non les dès sont jetés et il est un « grand écrivain » inscrit dans l’histoire de la littérature algérienne et contemporaine et rien ne changera cela. Hélas. Il n y a pas que les ambassades derrière lui, mais la presse et le lectorat. il est retourné en France réconforté et peut-être un livre d’un « pauvre » auteur algérien dans les valises pour en tirer son prochain best-sellers.

  35. Pourquoi ment-il de cette façon-là ? Il est en train de s’enfoncer davantage. On se demande qui lui conseille ce genre de déclarations hallucinantes. Il soutient mordicus qu’il n’a jamais plagié personne, alors que les preuves sont là, tangibles, écrites, consultables par tous. Il y a déjà trop de similitudes. C’est incompréhensible.

  36. @ Maude
    Ce genre de déclaration, il ne peut la faire qu’en Algérie, en présence de journalistes acquis pour chauffer les salles et l’aider à écarter toute suspicion de plagiat. Il le fera ailleurs mais dans quelques temps, si ça ne se médiatise pas.
    Il ne faut pas oublier, Madame Maud, que c’est un membre du gouvernement, ancien commandant de l’armée, donc ultra protégé.
    Voilà, c’est cela la vie intellectuelle des Algériens.

  37. 30 millions d’Algériens ont lu tous ses livres les yeux fermés et le coeur ouvert, comme on lit le Coran,
    et c’est un algérien vivant en France qui leur balance plagiat sur plagiat de leur auteur préféré.
    Incroyable.
    Que c’est agréable de voir la mégalomanie et l’égo surdimensionné d’un militaire brisés par un jeune inconnu
    bravo krimo

  38. karim, ne viens jamais en algérie, écoute ce conseil khouya

  39. C’est quoi, en vrai, sa fonction, à cet homme ?
    Il représente qui, l’armée ? Le ministère de la culture algérien ?
    Peut-on s’exprimer ainsi et avoir publié tous ces livres ?
    Qui peut croire ça ?

  40. karim sarroub vous ne serez pas jaloux par hasard ?

  41. A mon avis on n’a pas fini de découvrir…

  42. M’autorisez-vous à reproduire votre article sur notre site ?
    Je vous remercie pour le travail de recherche que vous avez fait. Je me suis toujours demandée comment un homme qui parle aussi mal peut écrire ce qui est publié à son nom.

    Je ne vois pas où je peux vous écrire, mis à part sous forme de commentair.
    Cordialement

  43. « Les amants de Padovani » de Youcef Dris est un roman sensationnel qui relate une histoire véridique qui s’est passée au temps de la colonisation de l’Algérie sur la plage Padovani à Alger. J’ai lu et relu ce roman une dizaine de fois, malheureusement je n’ai pas lu celui de Khadra pour en tirer une conclusion.
    Revenons maintenant à Khadra, ce personnage dont on parle qu’il est universellement connu dans le monde de la littérature.
    Il n’a jamais été une idole pour moi, et c’est pour ça que je n’ai lu son dernier roman « L’Olympes des infortunes » que par curiosité. J’ai découvert que Khadra écrit pour faire plaisir aux occidentaux tout en ridiculisant les arabes. Il utilise un ton ordurier et parfois frôle la démesure sur Dieu et les religions. D’ailleurs l’histoire du roman n’est pas du tout impressionnante. Le roman est écrit avec un ton ordurier dont le style fait parfaitement contraste avec l’endroit qu’il s’est choisi, un terrain vague loin de la ville, près d’une décharge publique, que nous nommons honteusement en arabe « zoubya». En tout cas, le terrain vague n’est pas l’endroit propice pour faire pousser la liberté et la démocratie ; ainsi que ce personnel politique lamentable qu’il s’est choisi pour édifier la République sans bureaucratie.
    A chaque fois qu’il intervient dans la presse algérienne, il me donne le dégoût avec son langage arrogant et bas, tel que « je suis le plus beau » ; « je suis le plus riche » ; « je suis le meilleurs des meilleurs » ; «je ne manque de rien » ; «je suis arrivé au sommet de la gloire » …etc.
    Pour mettre à nu son arrogance envers tout ce qui bouge, en voici un petit extrait de son dernier roman «l’Olympe des Infortunes » :
    Il (Dieu) a envoyé pas mal de prophètes, pas mal de miracles et pas mal de bouquins pour que les gens s’éveillent à eux-mêmes. Résultat, c’est comme s’il prêchait dans le désert. Forcément, il jette l’éponge
    – Pourtant, y en a beaucoup qui prient et qui reste honnête ;
    – Justement, y a trop de croyants qui le font chier. Les musulmans, les chrétiens, les juifs, et un tas d’énergumènes qui, au moindre pépin, se l’accaparent et refusent de le lâcher. Un bon Dieu, c’est comme un préposé aux postes. Si on le charge tout le temps, il finit par péter un câble. Il a dû péter un câble, le bon Dieu, et il s’est retiré sur une planète inconnue pour s’offrir une cure.
    Je dois m’arrêter là car c’est bientôt l’appel à la prière du Maghreb et comme tout jeûneur, je n’aimerai pas manquer « la chorba frik ». Saha ftorkom

  44. Oui Karim. Mon commentaire est passé où? À moins qu’il ne vous caresse pas au même sens du poil.

    Maâlich, Allah Yssamhek.

  45. Je ne crois pas mes yeux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Heureusement qu’il y a les ressemblances, que c’est détaillé, je n’aurais pas cru…

  46. Bonjour mon ami Karim

    Suite à la polémique du plagiat endossé à Yasmina khadra, je me suis procuré le livre de Youcef Dris, les amants de Padovani.
    Excusez-moi et avec tous mes respects à monsieur Dris, le roman est est écrit d’une façon élémentaire que banal.
    Une chance que j’ai lu Ce que le jour doit à la nuit bien avant.

    Si plagiat existe? Yasmina Khadra a très bien réussi là où Youcef Dris a échoué.

    Avec toute humilité

  47. Bonjour, personnellement je ne puis croire au plagiat dans ces deux romans du fait que des milliers de gens ont vécu ces histoires.
    Combien d’hommes étaient amoureux d’une française à l’époque où l’on cachait les femmes algériennes sous des « haïk »? Quelues uns de ces hommes ont pu épouser leur dulcinée européenne et grace à elle ou à quelqau’un de son entourage l’algérien a pu avoir un statut social.
    Tous les algériens étaient considérés comme étant d’origine modeste, puisqu’indigènes, m^me faisant partie de grandes familles, une grande partie d’hommes surtout a été scolartisée. Combien d’hommes algériens ont débarqué dans une ville qui n’étaient pas la leur, Alger Oran ou Constantine, et ont pu aller dans une région de France…?
    Tout en ayant chacun ses particularités, l’histoire est collective et peut donner des histoires semblabes. UN fond culturel collectif donne aussi un incoscient collectif.
    Personnellement je ne crois pas à un plagiat de mr Khadra.

  48. Le zéro et l'infini

    Yasmina Khadra cet homme honnête !

    apparemment il a négocié avec Tahar Ouettar (voir article dans l’encyclopédie) en retirant tout ce qu’il a pris, mais il n’a pas l’air de vouloir négocier avec Youcef Dris !

    pauvre Youcef Dris !

  49. « Jaloux » j’ai écrit sur un forum a votre sujet.

    Je n’avais pas encore lu le livre de Youcef Dris (qui est mal écrit) ni pris connaissance du plagiat du roman AL LAZ de Tahar Ouettar.

  50. j’ai lu ce que le jour doit à la nuit, quoi dire ? j’ai trouvé que c’était un livre qui aurait pu être écrit par une « gonzesse », comme on dit, si vous voyez ce que je veux dire

    un militaire qui écrit comme ça ? ces histoires d’amour (ou plutôt de dragues) durant tout le livre m’ont écoeuré. C’était trop, et moins bien foutu qu’un Guy des Cars, par exemple.

    Quant à Younes/Jonas, c’est une femelette. Il a tout l’air d’une fille, les manières, les sentiments, tout. Ce n’est pas l’idée que je me fais habituellement des Algériens. Des hommes.

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