Aldo Naouri, l’incompris

Aldo Naouri

Depuis la parution de son dernier livre « Eduquer ses enfants. L’urgence aujourd’hui » (Odile Jacob), on assiste à une levée de bouclier de la part de mamans stupéfaites, affolées, qui ne comprennent pas ce qu’est en train de leur dire ce vieux monsieur avec des mots pourtant simples et clairs, même si beaucoup d’entre elles vivent avec de petits (et des moins petits) tyrans à la maison.

De l’autre côté, et à croire qu’ils font semblant de ne pas comprendre, certains psychanalystes s’y sont mis aussi, comme Serge Tisseron, ou Claude Halmos. Pour cette dernière, qui raffole des contradictions et qui prône tout à coup la « bienveillance » plutôt que l’autorité, préconisée par Aldo Naouri, elle dit : « L’adulte tout puissant, ce n’est pas mieux que l’enfant tout puissant. » Certes. Mais que peut-on tirer de cette phrase ? Que l’adulte et l’enfant sont à égalité ? Elle ne dit donc rien de probant, si ce n’est pour embrouiller davantage le parent que je suis.

Il faut savoir que c’est cette même Claude Halmos qui affirmait il y a quelques mois (à croire qu’elle a lu les épreuves du livre d’Aldo Naouri) que « l’autorité est une nécessité absolue pour l’enfant » (voir plus bas, note du 2 mars 2008); et qui ajoute: « Un parent qui donne une fessée, alors qu’il n’en donne pas d’habitude, quand l’enfant a vraiment été trop loin n’est pas un parent maltraitant. »

A aucun moment Aldo Naouri ne parle de « fessée. » Mais il est attaqué de toute part. Les uns en déformant ses propos, les autres en interprétant de façon malhonnête ses écrits, et en donnant des réponses plus que vagues et d’une imprécision déconcertante. L’autorité, n’est pas forcément la fessée. Et ce qui est encore plus vrai, la fessée n’a jamais été et ne sera jamais une preuve d’autorité mais bien au contraire, une preuve de défaillance.

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La réponse d’Aldo Naouri:

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Et tant qu’à faire celle de Platon:

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie. »
Aldo Naouri

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